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De l'or pour les graves !

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1 De l'or pour les graves ! le 5/5/2014, 00:35

Eric de Gleievec

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(Oui je sais, vous en avez marre de mes titres pourris avec des jeux de mots à deux balles)

Compte-rendu de la partie du 03 mai 2014




Nous sommes toujours à l'automne 1630, dans la Principauté de Mecklembourg, saisie par les troupes impériales et recatholicisée de façon musclée par les jésuites et leurs sbires. L'action se déroule juste quelques jours après la prise de Demmin par les troupes suédoises (v. "Ça valait bien la Peene !").

Pannekow, petit village de drapiers et de tisserands, se trouve à la limite du Mecklembourg et de la Poméranie, et par conséquent à proximité des lignes suédoises. Il n'est pourtant gardé que par une petite garnison, et le pont qui enjambe la rivière n'est défendu que par quelques bastions en levées de terre, et une pièce d'artillerie. Sa position est en effet tellement perdue sur la carte, dans une contrée de marécages et de forêts, qu'il paraît peu probable que les Suédois en fassent un objectif majeur.

Le rôle de la garnison consiste donc plutôt à monter la garde et donner l'alerte en cas de mouvement hostile, qu'à réellement défendre le village. Et pourtant, nous allons voir... mais d'abord, revenons quelques années en arrière :

1626 : le trésor de Mansfeld

Alors qu'il vient de prendre le commandement d'une armée de mercenaires pour le compte des Danois, le Comte Mansfeld, « entrepreneur de guerre » protestant, décide de mettre à l'abri une partie de son important trésor de guerre en territoire « ami ».

Le Duché de Mecklembourg s'étant allié au Roi de Danemark, Mansfeld choisit donc une vieille chapelle désaffectée d'un village de cette province, et vient avec quelques hommes y cacher son butin. Parmi ceux qui l'assistent, se trouve le Sire de Bavoz, nobliau savoyard qui l'accompagne depuis le début de la guerre. Le trésor est caché sous la pierre d'autel de la chapelle, à la suite de quoi, ils rejoignent l'armée et marchent sus aux Impériaux, bien persuadés que la victoire sera facile et qu'après avoir repoussé l'armée catholique loin dans le sud, ils pourront revenir en toute quiétude récupérer le trésor, sur lequel le Sire de Bavoz a droit à une part non négligeable.

En fait, la chevauchée des Danois et de leurs alliés fut une jolie débandade. Après avoir fui devant les Impériaux, De Bavoz a fini par se trouver séparé de l'armée de Mansfeld qui faisait route vers le sud, et n'a eu d'autre recours que de suivre les Danois, qui regagnaient alors leurs places fortes du Nord de l'Allemagne et s'y enfermaient. C'est ainsi qu'il s'est retrouvé en 1627 avec les survivants de sa troupe, coincé dans Brême.

Pendant ce temps, Mansfeld mourait en Bosnie alors qu'il tentait de remonter une nouvelle armée.

La surprise :

Seulement voilà : dans le cadre de la re-catholicisation des terres restituées, il a été décidé de doter Pannekow d'une église digne de ce nom. La chapelle désaffectée a donc été démolie, et une église « moderne » (une horreur baroque, quoi !) est actuellement en cours de construction.



Lors de la démolition de l'ancienne chapelle, les compagnons maçons et tailleurs de pierre ont bien entendu découvert le trésor. Fidèles aux traditions de leur Société, ils ont décidé d'en faire profiter l'ensemble de leurs frères, et d'utiliser cette somme pour constituer un fonds de secours, indispensable en ces époques troublées.
Les sommes d'argent trouvées ont donc été divisées pour être réparties ainsi : une part pour chaque Mère des compagnons (aubergiste qui accueille et héberge les compagnons durant leur voyage) ; et une part pour chaque Société compagnonnique locale (« cayenne »). Quant aux objets de valeur (bijoux, trésors ecclésiastiques) trouvés dans le trésor, ils ont été mis en garde chez un banquier juif de Dantzig.

Pour le moment, la répartition des parts dans les différentes Cayennes et aux diverses Mères se fait progressivement, et discrètement ; des compagnons de passage prenant la somme et l'emmenant à une Cayenne ou à une Mère, parfois à l'autre bout de l'Empire, en bravant les dangers de la route. Ainsi, pour le moment, il y a juste un peu plus de la moitié du trésor qui a été ainsi redistribué. Le restant est toujours à Pannekow, réparti ainsi :
La part destinée aux Mères, est gardée dans un coffre de l'aubergiste locale, elle-même Mère des compagnons de Pannekow.
La part destinée aux Cayennes est enterrée dans un coffre, dans la cabane à outils des compagnons.



Dernière édition par Eric de Gleievec le 7/5/2014, 23:15, édité 3 fois


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2 Re: De l'or pour les graves ! le 5/5/2014, 00:43

Eric de Gleievec

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Les protagonistes :



- Le Capitaine de Bavoz (joué par Denis)

Persuadé que le trésor est toujours caché sous la pierre d'autel, et ayant appris le décès de Mansfeld, De Bavoz est bien décidé à le récupérer avant que quelqu'un ne le trouve.
Justement, les nouvelles de l'intervention suédoise en Poméranie lui ont redonné l'espoir de sortir de Brême, et de retrouver le butin. Toutefois, depuis le débarquement des Suédois, la situation a tendance à se figer, les troupes s'observant mutuellement sans lancer de réelle offensive, et les lignes de front n'évoluent guère.

De Bavoz finit par décider de se mettre en marche avec le restant de sa troupe (y compris quelques valets et filles à soldats) en traversant les lignes impériales pour atteindre Pannekow, récupérer le trésor puis gagner l'armée suédoise. A priori seuls trois de ses hommes sont au courant de l'existence du butin. De toutes façons il a besoin d'eux pour le récupérer.


- Otto Flamekueche (joué par Patrice)

Frère de Johann Flamekueche, l'officier qui gardait la ville de Demmin lors de l'attaque suédoise. Il se bat lui aussi dans l'armée impériale.

Ses supérieurs lui ont donné la mission de rattraper la troupe de Bavoz, et de l'éliminer purement et simplement. La tête de Bavoz est attendue avec impatience par l'évêque de Hildesheim, qui ne pardonne pas à ce soudard d'avoir ravagé avec ses troupes son jardin botanique, lors de sa marche à travers la Basse-Saxe.


- Berta Messerschmidt, Isa Schufterle et leur bande de coupe-jarrets (joués par Agnieszka et Ludivine)

Une belle troupe de maraudeurs, pillards, déserteurs des différentes armées, menés d'une main de fer par deux brigandes au caractère bien trempé.
Il y a quelques semaines, dans une taverne de Hambourg, un vieux soulôt qui prétendait être un ancien soldat de Mansfeld, leur a raconté cette histoire :

En 1626, lors du début de l'intervention danoise, son capitaine a caché un important « trésor de guerre » dans une petite chapelle désaffectée du Mecklembourg, dans le village de Pannekow. Il comptait bien venir le rechercher après avoir triomphé des troupes impériales, et ne se doutait pas que ces dernières allaient littéralement écraser et disperser l'armée protestante, et occuper le Mecklembourg. Aussi, à l'heure qu'il est, le trésor n'a sûrement pas été encore récupéré par son propriétaire, qui d'ailleurs est peut-être bien mort au hasard d'une bataille.

Aujourd'hui, cet ivrogne trop bavard est en train d'apprendre à nager dans le port de Hambourg, avec une enclume attachée au cou. Berta et Isa ont sans tarder pris la direction de Pannekow avec leur bande. Si jamais elles ne trouvaient pas le trésor, elles sont bien décidées à se payer sur les biens du village.


- Von Hopfkorb, noble protestant de Mecklembourg (joué par Bruno)

Les Hopfkorb, famille noble protestante du Nord de l'Allemagne, ont fait fortune à la fin du 16ème siècle, en mettant en valeur de très belles terres confisquées à une abbaye bénédictine, après avoir aidé à jeter les moines hors du Mecklembourg.

Malheureusement, l'édit de restitution promulgué par l'Empereur sous l'influence des Jésuites, vient d'entraîner la confiscation de toutes les propriétés des Hopfkorb, pour restitution à l'église catholique. Voilà donc Messire von Hopfkorb totalement ruiné.

Pour le moment, il n'entrevoit pas d'autre solution, que d'aller se mettre au service du Roi de Suède, en espérant que ce dernier va chasser les jésuites et leurs sbires de la contrée, et rétablir les seigneurs protestants dans leurs biens et leurs droits.

Mais avant de se lancer dans cette aventure, il veut déjà régler un compte. Le père Linderoth, commissaire de l'édit de restitution, qui l'a dépossédé de ses biens, est actuellement dans le village de Pannekow.

Von Hopfkorb a donc décidé d'aller tuer de ces mains ce porc de jésuite, à la suite de quoi il lui faudra passer la rivière pour rejoindre le camp suédois. En affrontant vraisemblablement la garnison impériale, qu'il sait peu nombreuse.


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3 Re: De l'or pour les graves ! le 5/5/2014, 00:53

Eric de Gleievec

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Les PNJ :

- La garnison impériale de Pannekow :

Soldats « de base », qui ne comprennent pas grand chose à la politique et se contentent de faire leur devoir, et d'obéir aux ordres du commandement impérial. Ils ont reçu pour mission de garder le village, en empêchant toute intrusion et en donnant l'alerte (en envoyant des cavaliers vers le camp impérial, situé à l'ouest) en cas de besoin.


- Les paysans et villageois :

Majoritairement protestants, ils se méfient de toutes les armées, car ils savent trop bien que tout ce qu'ils ont à en attendre, c'est d'être rançonnés et de subir brimades et exactions.
En cas d'attaque, leur réaction sera de protéger leurs vies et leurs biens ; de préférence en allant se cacher en forêt, en essayant d'emmener avec eux le maximum de bétail et de biens matériels.


- Les Compagnons et la Mère :

Les compagnons travaillent à la construction de la nouvelle église, dirigés par un architecte dépêché par l'Evêque. Ils s'appliquent à leur ouvrage, heureux d'avoir un gagne-pain en ces époques troublées, mais ne sont pas forcément très emballés par la cause catholique.
Tous ne connaissent pas l'existence du trésor, mais ils obéiront à leur chef de chantier (qui lui, est au courant de tout). Ils peuvent donner leur vie pour défendre la Mère et sa famille.
En cas d'attaque sur le village, la Mère essaiera de sauver le coffre dont elle a la garde. Quant à celui qui est enterré dans la cabane à outils, le chef de chantier préfère le laisser là, et venir le reprendre une fois le danger passé.


- Le Père Linderoth :

Jésuite implacable, commissaire de l'Edit de Restitution, le Père Linderoth est actuellement à Pannekow avec son escorte, en train de visiter l'avancement des travaux de la future église. Avec lui, se trouve le futur curé du village, un gros prêtre un peu borné et pas trop dégourdi.


Les présentations sont faites ; place au compte-rendu de l'aventure !


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4 Re: De l'or pour les graves ! le 5/5/2014, 23:10

Eric de Gleievec

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Ainsi donc, au départ, le petit bourg de Pannekow semble vivre une journée comme les autres ; mais c'est trop beau pour durer.







(Les trois premières photos ont été faites durant l'installation, il n'y a pas encore toutes les figurines, et certains dispositions ont été modifiées.)



(Oui, les filles ont trouvé plus gai de fleurir la table de jeu en la parsemant de pâquerettes, boutons d'or, myosotis... Nous n'avons pas osé le leur refuser).

Sur la table, sont présents en début de partie : tous les PNJ précités, ainsi que, entrant par le Sud-Est (sur la rive opposée au village), la bande des deux brigandes Berta et Isa.





Et, sur la rive du village, venant par le Nord Ouest, voilà qu'arrive un convoi à l'allure peu engageante : la troupe du Capitaine de Bavoz. Pour le moment, l'étendard n'est pas encore déployé.





L'essentiel de la garnison se trouve sur les bastions, et sur le pont ; seuls quelques soldats (dont les deux arquebusiers montés) traînent en ville. Les brigands sont repérés avant la troupe de Bavoz. Très vite l'alerte est donnée, des coups de feu partent. Mais les deux gardes du premier bastion manquent leur tir. Aussitôt les brigands répliquent et les abattent (joli tir, les filles !).

Puis, plutôt que de se risquer sur le pont de pierre tenu par le chef de la garnison, les brigands préfèrent tenter d'entrer en ville en empruntant un pont de bois branlant situé à côté du moulin à fouler ; une partie de la bande cependant, préfère assurer le coup, en s'emparant du troupeau de moutons qu'on voit paître dans les enclos de pierre.



Pendant ce temps, le Père Linderoth commence à s'inquiéter de cette agitation.



Dernière édition par Eric de Gleievec le 5/5/2014, 23:50, édité 2 fois


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5 Re: De l'or pour les graves ! le 5/5/2014, 23:44

Patrice

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Admin
@Eric de Gleievec a écrit:Et, sur la rive du village, venant par le Nord Ouest, voilà qu'arrive un convoi à l'allure peu engageante : la troupe du Capitaine de Bavoz.

Mais rassurez-vous donc, braves gens ! Pas de panique à Pannekow ne paniquez point ! l'armée impériale arrive – ou au moins, un tout petit bout, à la chaude poursuite de cet infâme Bavoz et de ses brigands ; et à la tête de cette sainte et courageuse avant-garde impériale et catholique, un brave officier : Otto Flammekueche (désireux de faire oublier la mémoire de son frère passé à l'ennemi après une ignoble défaite il y a quelque temps)...

On voit ci-dessous : en haut à droite le convoi des brigands fuyards et protestants ; juste derrière, la glorieuse infanterie impériale ; et plus à gauche (géographiquement, je veux dire) quelques cavaliers impériaux détachés du gros de la troupe (qui est gros ?!) en un talentueux mouvement tactique :



Vue depuis le village :


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« Il vaut mieux faire face à ce qui est derrière nous, que tourner le dos à ce qui est devant ! » (capitaine Huchehault)
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6 Re: De l'or pour les graves ! le 6/5/2014, 21:08

Eric de Gleievec

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Pour vous aider à suivre l'action : voici le plan de la table de jeu :


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7 Re: De l'or pour les graves ! le 6/5/2014, 22:26

Patrice

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Admin
Super le plan !  Very Happy 

Par contre, Monseigneur... on ne dit point « ...de De Bavoz ». La particule n'est utilisée qu'après un prénom, titre, ou dénomination.  mrgreen


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8 Re: De l'or pour les graves ! le 6/5/2014, 22:32

Eric de Gleievec

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Ha ? Bon, je le saurai. Et "de von Hopfkorb", on peut ?  study 

Or donc, pendant ce temps, à l'autre bout de la table, que se Pastis ?

Hé bien, comme nous l'avions déjà dit, le Père jésuite Linderoth est en train d'inspecter les travaux de l'Eglise ("Mais ça n'avance pas ! A ce train-là vous n'aurez jamais fini à la date prévue, et dire que nous espérions y fêter Noël !") en compagnie de l'architecte et du futur curé de la paroisse, le Père Florian (et bien sûr, de sa bannière et de son escorte).



Alerté par les coups de feu tirés vers les bastions, et par le remue-ménage venant du Nord, il a à peine eu le temps d'analyser la situation, que du Sud-Ouest, arrivent trois cavaliers, sans aucun signe distinctif, plumet, écharpe ou enseigne.



(Ne faites pas attention au boxon laissé sur le canapé, c'est l'œuvre de nos deux brigandes)



Ces cavaliers arrivent vers le chantier, et demandent à parler au Père Linderoth, pour lequel ils ont un message. Celui-ci dépêche son sergent, mais les cavaliers insistent pour que le message soit remis en mains propres au Père Linderoth lui-même.

Méfiant, il s'approche, saisit le message et en prend connaissance. C'est un message émanant du commandement impérial (en fait, une falsification très réussie) signalant une attaque imminente des protestants, et donnant l'ordre de procéder à l'évacuation du village.

Le jésuite est pour le moins perplexe. Certes il a bien remarqué ce qui est en train de se passer, mais pourquoi ce message lui est-il adressé à lui, et non au chef de la garnison ? Quoiqu'il en soit, il répond aux cavaliers que cela sera fait, et envoie son officier monté transmettre l'information. Les trois cavaliers repartent, et il semble au Père Linderoth que l'un d'entre eux transmet un signal en agitant son chapeau. Il décide d'être plus que jamais sur ses gardes.

Pendant ce temps, les paysans ont commencé d'évacuer le village en direction de la forêt, vers l'ouest. Ils ont eux aussi remarqué le grabuge, et n'attendent pas d'en savoir davantage pour mettre leurs vies à l'abri. Certains, plus chargés que d'autres, ou cherchant à évacuer les troupeaux, tardent plus que les autres...

Quant au chef de la garnison, il vient de donner l'ordre à ses deux arquebusiers montés, de galoper à bride abattue vers le camp impérial, afin de donner l'alerte. Ceux-ci partent donc également en direction de l'ouest, en bousculant les fuyards.

Sur l'autre rive, les brigands ont ouvert l'enclos des moutons, et commencent à s'emparer du troupeau avec l'intention de le diriger vers leur campement en forêt, tandis qu'une autre partie se dirige donc vers le pont de bois dans le but de traverser la rivière pour pénétrer dans le village.



On remarque qu'à présent, les deux soldats sur le bastion ont rejoint leur Créateur.
On peut voir aussi, sur l'autre rive, les paysans qui tentent d'évacuer le troupeau de vaches.



Dernière édition par Eric de Gleievec le 6/5/2014, 23:20, édité 1 fois


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9 Re: De l'or pour les graves ! le 6/5/2014, 23:00

Patrice

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Admin
...Et pendant ce temps-là (ou à peu près, est-ce que c'est synchro, saint Kro priez pour nous ?) le convoi de Bavoz atteint les lisières du village ...de même que les cavaliers lourds impériaux lancés à sa poursuite, qui cherchent à le dépasser par un passage latéral :



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10 Re: De l'or pour les graves ! le 7/5/2014, 14:09

Ehouarn

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Supers les décors et particulirement réussie la rivière en kit  Wink 

Bon c'est quand la suite ?  bounce 


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En essayant continuellement on finit par réussir. Donc, plus ça rate, plus on a de chance que ça marche.
http://www.biodanza56.fr

11 Re: De l'or pour les graves ! le 7/5/2014, 21:55

Eric de Gleievec

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Oui, je ne suis pas trop mécontent de ma rivière, même si elle a moins de gueule que celle réalisée par Denis. Mais elle est plus modulable.
Par contre je constate en regardant les photos, qu'un coup de fessier malencontreux a dû faire bouger le bout de rivière qui dépassait un peu de la table, normalement au niveau de l'embarcadère on était plus "raccord" que cela.

Pour avoir la suite, il faudra attendre un peu ; ce soir, c'est peinture ; et demain je suis absent. Donc, à vendredi ; à moins que Bruno ou Denis n'aient envie de prendre le relai !

Tout de même, tout de même... les troupes d'Otto Flamekueche/Patrice étaient en légère supériorité numérique, et surtout qualitative (avec les quatre cuirassiers) par rapport à celles de Bavoz/Denis. Sans compter l'avantage de l'attaque dans le dos. Alors, comment se fait-il que... Mais non, je ne dis rien ! Je vous laisse découvrir comment les hasards de la guerre ont une fois de plus été... facétieux.


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12 Re: De l'or pour les graves ! le 9/5/2014, 23:06

Eric de Gleievec

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Alors voilà, nous sommes de retour. Où en étions-nous ? Ha oui.

Il s'est écoulé très peu de temps depuis que les trois "faux émissaires impériaux" ont quitté le chantier, et voilà déjà une belle escouade de cavalerie qui arrive par le même endroit, en se divisant, de toute évidence pour encercler la place.
Leurs écharpes et leurs plumets bleus ne laissent guère de doute : ces gens-là ne sont PAS du parti impérial !



En fait, Messire von Hopfkorb avait envoyé ses trois cavaliers, non seulement pour semer le trouble, mais surtout pour s'assurer de qui, parmi ces gens du chantier, était bien le Père Linderoth.

Ce dernier a bien compris le piège. Il fuit en direction du village, accompagné par le grassouillet Père Florian qui traîne un peu la patte. L'architecte ne sait plus trop à quel saint se vouer, les compagnons semblent s'organiser.
Pendant ce temps, une bonne partie des villageois ont déjà réussi à gagner la forêt, en emportant avec eux le strict nécessaire. Ceux qui cherchent à sauver les troupeaux sont bien plus lents.

Une partie de la troupe de von Hopfkorb, les quatre arquebusiers montés, cherche à intercepter les cavaliers de la garnison impériale qui chevauchent vers la forêt. L'altercation a lieu à la lisière.



Les deux impériaux gardent la tête froide, et font face. Leur résistance est efficace, ils abattent plusieurs de leurs attaquants (Combien ? Au moins deux, au plus trois. Aux camarades de confirmer. Tiens, ça me donne l'idée, pour la prochaine partie, de faire une fiche pour noter les pertes).
Quoiqu'il en soit, ils finissent par succomber. Héroïquement. Connement peut-être, aussi. Au moins ils auront saigné à vif les troupes de l'attaquant.

(A gauche, sous l'abri, on peut voir les quelques paysans qui n'ont pas eu le temps de s'enfuir, et qui assistent éberlués aux combats).


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13 Re: De l'or pour les graves ! le 9/5/2014, 23:14

Eric de Gleievec

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Pendant que les deux prêtres fuient, l'escorte fait son possible pour résister. Un des cavaliers protestants est abattu. Mais bien vite, les gens de l'escorte se trouvent encerclés, avec leurs arquebuses déchargées.

Ils décident de se rendre, et jettent leurs armes. C'est alors qu'ils entendent beugler "Pas de prisonniers !!!".
Quelques instants plus tard, ils sont taillés en pièce par les cavaliers de von Hopfkorb. Ach Krieg, gross Malheur !



Au fond, on peut voir les paysans guidant leurs vaches. Etant donné la chaude ambiance dans le bourg, ils vont finalement faire demi-tour, pour tenter de se cacher au sud.

A gauche, on peut apercevoir le Père Florian, au pied d'une échelle. En réalité, le Père Linderoth vient d'utiliser cette échelle, pour entrer dans la maison corporative des drapiers, par une fenêtre du premier étage.
Le Père Florian, voyant qu'il est un peu tard pour suivre le même chemin, va tenter de se sauver par le centre du bourg.

Mais à présent, il serait bon que nous sachions ce qui se passe au juste, un peu plus au Nord...


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14 Re: De l'or pour les graves ! le 10/5/2014, 00:14

Patrice

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Hé bien, au juste, et juste un peu plus au nord, il se passe que les fuyards ont perfidement arrêté leur chariot de manière à empêcher les cavaliers impériaux de leur tomber dessus par la gauche ; deux des cavaliers s'élancent encore plus loin pour le contourner, tandis que les deux autres (dont le porte-enseigne) se livrent à un duel de coups de pistolets avec le conducteur du coche. Peut-être n'eût-il point fallu ainsi diviser la petite cavalerie catholique, car l'infâme Bavoz vient soutenir son conducteur, équilibrant les forces à deux contre deux. Après quelques échanges de tirs, l'un des cavaliers tombe à terre !



Derrière le chariot, les soldats protestants reculent lentement. Une bonne décharge des arquebusiers impériaux couche deux arquebusiers de Bavoz par terre, ainsi que deux bêtes de somme (un âne et une vieille femme) ! cheers  Encouragé par ce beau coup, Otto Flammekueche fait glorieusement avancer ses quatre mousquetaires en belle ligne serrée (en bas à gauche de l'image) face aux mousquetaires protestants ...



...qui vont tirer avant.  Sad


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15 Re: De l'or pour les graves ! le 10/5/2014, 00:17

Patrice

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@Eric de Gleievec a écrit:Tiens, ça me donne l'idée, pour la prochaine partie, de faire une fiche pour noter les pertes

 Suspect Ah non non pitié tu ne vas pas t'y mettre aussi, ça, ça perd un temps fou pour rien.


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16 Re: De l'or pour les graves ! le 10/5/2014, 15:52

Eric de Gleievec

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Bah, je ne vois pas pourquoi ça perdrait tant de temps, il suffit que ce soit bien préparé. Par le MJ, ça va de soi.
Une fiche cochée à chaque tour pourrait permettre de savoir quelles sont les pertes réelles, et aiderait au compte rendu. Mais bon, je vais préparer ça tranquillement dans mon coin, et je verrai à faire un essai quand j'estimerai que le truc est au point. Quoiqu'il en soit, la finalité n'est pas de rejouer la partie à grands renforts de "Si", "Oui mais" ou "Peut-être que" Wink

Mais revenons à nos moutons... qui ont d'ailleurs été emportés en forêt, hors de la table de jeu, par une partie des brigands menés par Berta (qui reviendront après avoir mis le troupeau en sécurité, après "un certain temps"). Le berger n'a pas demandé son reste, il s'est enfui en suivant la rive.



Pendant ce temps, le reste de la bande franchit un à un le pont branlant et commence à pénétrer dans le bourg. Ils gardent comme objectif, de trouver la fameuse chapelle désaffectée ; et de piller tout ce qui peut leur tomber sous la main.



Et dans le village ? Mauvais temps pour les impériaux, voilà que les cavaliers de von Hopfkorb arrivent à la rescousse du Capitaine de Bavoz ! Les cuirassiers impériaux, formés aux tactiques les plus subtiles, entament une savante manœuvre de repli ; sont-ils rusés, les bougres ! (En fait, j'ai surtout l'impression qu'ils ont la pétoche. La suite nous dira s'ils avaient raison ou non).
On aperçoit quelques villageois qui ne savent vraiment plus où se mettre.



Et sinon, du côté du chantier... hé bien, les deux charpentiers se sont portés vers l'auberge, et se sont postés devant les portes, comme pour les sécuriser. Pendant ce temps, la Mère et son mari sont sortis, portant avec eux un coffre apparemment bien lourd ; tiens tiens... (désolé, pas de photos).

Pendant ce temps, le Père Linderoth traverse la maison des drapiers, et cherche la sortie la plus sûre pour lui. Tiens, justement au sud on n'entend plus de chahut. Il va donc risquer un œil par là.
Tandis que le Père Florian court, totalement paniqué, dans les ruelles du village, avec l'espoir de trouver un endroit où il pourra planquer sa panse. Et c'est pas gagné, parce qu'il y a de l'action à peu près partout !

Allons Patrice ! A toi de nous conter de quelle façon les brillantes troupes catholiques et impériales, ont brillamment maîtrisé ces faquins d'hérétiques.


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17 Re: De l'or pour les graves ! le 10/5/2014, 17:36

Patrice

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Mad Gna gna gna gné gné gné rognntudjuuu...

...Il s'est passé que, par un coup du sort aussi inattendu qu'abomifreux, la décharge tirée à courte portée par les cinq mousquetaires huguenots a couchés raides tous les quatre mousquetaires catholiques ! Leur sergent et leur porte-enseigne, qui marchaient fièrement derrière eux, se retrouvèrent brusquement derrière quatre cadavres.  affraid Sad 

Nous n'avons heureusement pas de photos de ce drame atroce qui laisse les impériaux privés de leur principal appui feu.


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18 Re: De l'or pour les graves ! le 11/5/2014, 18:11

denis


pour retablir un peu l'histoire..les deux braves cuirassiers catholique se sont retrouvés , coinsés entre la foret , une maison et une formation de piquiers avec des rictus qui laissait deja entrevoir la suite ...derriere les cavaliers de von hopfkorb qui arrivaient ...le repli etait inevitable , surtout que le sublime, stoique , incroyable ... (tu peux retirer le pistolet de ma tempe ^^)de bavoz venait d'abattre le cavalier portant les couleurs imperiale , empetré avec celle ci , il avait raté le dit capitaine...et qu'un arquebusiers venait de tomber et tres vite 4 mousquetaires allaient rejoindrent leur créateur...vengeant ainssi l'ane et mimi la "coquine" malgres son age avancé . les piquiers rejoignant alors la formation restait face au vils troupes de otto flamekueche.

la nouvelle tactique imperiale allait se mettre en place ...

apres une arrivée difficile , une vision d'un village occupée , puis une chapelle abattue et l'arrivée de tres pres des troupes imperiales...un tir meurtrier qui fut rendu.. les troupes du capt de bavoz allaient reprendre l'initiative et souffler un peu. enfin ils l'esperaient...
car une piece d'artillierie tonnait non loin de là et que des troupes non identifiers tiraient un peu partout...les imperiaux etaient toujours là...la journée allait etre bien remplie.surtout qu'il fallait encore trouver le tresor et passé le pont tenu par la garnison et faire face aux troupes de otto flamekueche.
mais nous verrons ça plus tard...

19 Re: De l'or pour les graves ! le 12/5/2014, 21:32

Eric de Gleievec

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Oui, ce fut une folle journée. Revenons donc pour le moment aux brigands.

Quelques uns ont déjà pénétré dans le village, mais ne savent vraiment pas où peut bien se trouver cette    Like a Star @ heaven pig de chapelle. Alors tant pis, il y en a un qui va tenter un coup de culot.

Justement, dans l'arrière cour de l'auberge, abrité par un muret, se trouve un arquebusier de la garnison, tout seul. Il était en ville au moment de l'alerte, et de son propre chef, a préféré tenter de sécuriser le pont de bois, plutôt que d'aller se faire massacrer avec ses congénères. Nous verrons que l'initiative n'était pas si mauvaise, puisqu'il sera l'un des rares survivants de la garnison...
Or donc, cet arquebusier voit un des brigands s'approcher de lui, arme baissée, paume tendue en signe de paix. Le soldat le garde en respect avec son arme. S'arrêtant à quelque distance le brigand lui demande s'il saurait où se trouve une chapelle désaffectée à l'entour du village.
Totalement déconcerté et peu habitué à jouer les guides touristiques, l'arquebusier lui explique que la chapelle a été rasée, et qu'une église "moderne" est en construction au même emplacement. Le brigand le remercie, puis repart avec ses potes vers le centre du village, puis de là, vers le chantier.

Dans le même temps, Berta qui a caché le troupeau de moutons avec quelques uns de ses complices, revient vers le village. Mais une arquebusade venue des bastions (soldats de la garnison) la blesse à la main.
Elle va par conséquent se mettre à l'abri vers le Nord-Est, tandis que ses hommes arrivent à passer sur l'autre rive à leur tour.

Vers le chantier, donc, que se passe-t-il actuellement ? Hé bien il se trouve que le Père Linderoth, pensant la voie libre, sort de la maison des drapiers par la porte sud... et se retrouve nez à nez avec von Hopfkorb, qui était resté seul à l'attendre pendant que ses troupes faisaient leur jonction avec celle de Bavoz !



(Prenons le temps d'analyser cette photo. On y aperçoit aussi, à droite, les meneurs du troupeau de vaches, qui ont changé de cap et fuient à présent vers le sud, d'où les menaces semblent provisoirement s'être éloignées. Et sur l'autre rive, les derniers brigands retardataires qui cavalent vers le pont de bois.
On aperçoit encore, dans les rues du village, deux chevaux sans cavaliers ; ce sont des dragons de von Hopfkorb, qui ont été abattus, l'un par un des arquebusiers qui tiennent le pont, l'autre par le fameux "tireur solitaire" de l'auberge. Ce furent les rares succès de la garnison, qui ont peu de chance de passer à la posterité. Mais il est temps de fermer la parenthèse).

Von Hopfkorb demande au Père Linderoth de lui restituer ses terres. Le jésuite répond crânement qu'il n'est pas en son pouvoir de restituer aux hérétiques un bien propre de l'Eglise.
Il propose au protestant de régler l'affaire l'épée à la main. Mais ce dernier, sûr de son avantage tactique, demande au Père de se rendre, sans quoi le village sera massacré.
Le Père Linderoth finit par accepter le marché, à la condition d'être traité avec les honneurs dus à son rang.

Sitôt dit sitôt fait : le jésuite est emmené sur le chantier, et il est décapité sur une base de la colonnade de l'église. Alors même que le chariot de Messire de Bavoz arrive sur les lieux, accompagné du même Messire qui laisse ses soldats se débrouiller tous seuls avec la menace impériale (bon, ils semblent s'en tirer plutôt bien).



Les compagnons et l'architecte avaient tenté de quitter les lieux (en emmenant avec eux une petite charrette à bras ; tiens donc, mais pourquoi ?) mais les deux nobles protestants insistent pour qu'ils restent sur les lieux et ne s'éloignent pas du chantier.
Ils assistent horrifiés à l'exécution, mais ne se permettent pas trop de la ramener pour le moment. Après que la tête du jésuite soit tombée, von Hopfkorb remonte à cheval et s'en va rejoindre ses troupes.
Le Père Florian quant à lui, erre de par les rues, cherchant un improbable abri.

Sur le conseil des charpentiers, la Mère et son mari sont restés avec leur coffre sur le seuil de l'auberge et attendent la suite des évènements.

L'arquebusier solitaire, qui avait renseigné les brigands, fait maintenant feu sur ceux qui passent à sa portée ; avec un certain succès : il tue au moins un des lieutenants de Berta, et, comme nous l'avons vu plus haut, un des dragons de von Hopfkorb.

Et tandis que les hommes d'Isa s'approchent du chantier, malgré tout ce qui s'y passe, une partie des complices de Berta se lance à la poursuite des gardiens du troupeau de vaches.

Voilà voilà, je pense ne pas avoir oublié grand chose. Et pendant ce temps dans le Nord-Ouest, quelles sont les nouvelles ? A vous l'antenne !



Ha ! On dirait que les Impériaux sont parvenus à récupérer leur étendard avant qu'il ne tombe aux mains de l'ennemi ; l'honneur est sauf !


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20 Re: De l'or pour les graves ! le 12/5/2014, 22:16

Eric de Gleievec

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Ha oui, si on revient sur la dernière photo du message précédent, on peut voir à l'arrière plan : au centre, le parc à cochon, vide... car les propriétaires ont emmené leurs bêtes vers le Nord. Fut-ce un bon choix ? L'avenir nous le dira (de toutes façons c'était le seul chemin à peu près dégagé).
Toujours dans le fond à gauche, l'homme armé d'une arquebuse n'est pas un soldat, mais le meunier. Seul villageois à avoir une arme véritable, et à savoir un peu s'en servir, il protège les arrières des gardiens de porcs.
Tout au fond, à côté du pont de bois, sur la rive opposée, Berta qui blessée, court se mettre à l'abri.


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21 Re: De l'or pour les graves ! le 12/5/2014, 23:42

Patrice

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Admin
Tout-à-fait Eric, les Impériaux ont récupéré leur étendard, champ d'argent croix bourguignonne rouge, et s'élancent fièrement en direction du nord sans que leurs adversaires puissent les en empêcher !

Dans la tourmente, Otto Flammekueche a été glorieusement blessé à la main droite (ce qui le retarde un peu pour recharger son pistolet). Cela ne l'empêche pas de commander à ses hommes de faire front aux cavaliers adverses :



Preuve que la courageuse conduite des invincibles troupes impériales a sauvé le village en le préservant de la destruction, on aperçoit ci-dessous, très loin en direction du sud et au-dessus de l'horizon, l'intérieur d'une charmante cuisine campagnarde épargnée par la guerre et que l'ennemi n'a point osé ravager :


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« Il vaut mieux faire face à ce qui est derrière nous, que tourner le dos à ce qui est devant ! » (capitaine Huchehault)
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22 Re: De l'or pour les graves ! le 14/5/2014, 23:07

Eric de Gleievec

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@denis a écrit:enfin ils l'esperaient...
car une piece d'artillerie tonnait non loin de là et que des troupes non identifiées tiraient un peu partout

Ha oui, j'avais oublié. L'artillerie impériale.

Effectivement, la garnison était équipée d'un canon léger, disposé sur le bastion de terre du centre.
Comme les brigands passaient le pont de bois un à un, les artilleurs ont tenté de faire sauter ce pont, en retournant leur canon dans sa direction. Ils ont tiré alors même qu'un brigand s'y trouvait, mais le boulet est tombé dans la rivière, et le brigand a juste été aspergé !

Le temps de recharger, et tous les autres brigands étaient passés...

Nous reviendrons plus tard sur le triste sort des artilleurs. Revenons pour le moment, au chantier de l'église.

Ainsi donc, Messire de Bavoz accompagné de son cocher et de son valet, rassemble assez brutalement les compagnons dans l'église, vraisemblablement dans le but de les interroger. Seul près de son chantier de pierres taillées, le chef de chantier reste stoïque, à dévisager le mercenaire.
Bavoz finit par lui dire sur un ton peu amène :
"- Je crois que vous avez trouvé quelque chose qui m'appartient.
- Possible."
La discussion s'engage, apparemment le maître n'est pas disposé à se laisser impressionner. Il explique clairement ce qui est advenu du trésor, réparti à travers toutes les cayennes de l'Empire ; mais sentant qu'il faut sauver la peau de ses camarades, voire du village, il révèle l'existence du reliquat, caché dans un coffre à outils, enterré dans la cabane de chantier.
Aussitôt Bavoz donne ses ordres à ses sbires, qui creusent et trouvent assez rapidement le coffre. Ils chargent le contenu dans le chariot, en laissant au chef de chantier une part infime ; sans doute pour ne pas se mettre les corporations à dos, sait-on jamais... Puis Messire de Bavoz repart à cheval vers ses troupes.

La mère et son mari sont rentrés se cacher dans l'auberge avec leur coffre, voyant bien que toute possibilité de fuite est compromise. Les deux charpentiers restent sur le seuil pour tenter de les défendre en cas de souci, ce qui ne sera pas nécessaire.

Pendant ce temps : une partie des brigands a discrètement observé la scène sans avoir confirmation de ce qui se passait dans la cabane de chantier, mais ils ont bien compris que la possibilité de trouver le trésor était compromise. Les paysans qui menaient le troupeau de vaches ayant réussi à échapper à ceux qui les poursuivaient, les malfrats arrivent à la conclusion que le mieux à faire est encore de se replier sur l'autre rive. Après tout ils ont récupéré tout le troupeau de moutons, de quoi assurer la becquetance pour une bonne partie de l'hiver qui arrive.
Je ne me souviens plus quand ni par qui Isa a été blessée, peut-être par un des soldats qui gardaient le pont ? Toujours est-il qu'avec trois complices, elle préfère subtiliser la barque accrochée à l'embarcadère, et quitte la scène en navigant vers le Sud.

Berta quant à elle, est arrivée à un cercle de pierres situé sur la colline Nord-Est. Un peu sorcière, elle s'installe au centre du site, et récite quelques incantations qu'elle tient de sa mère. Rapidement, elle commence à sentir sa blessure se guérir.

Le restant des brigands (ils ont quand même été bien étrillés par la garnison) décide de bousculer les soldats qui tiennent toujours le pont de pierre ; ils le gravissent, et font face aux deux arquebusiers  qui s'y trouvent, en compagnie du tambour et de leur officier.

Quoiqu'il en soit, l'aventure touche à sa fin. Une partie des troupes du Sire de Bavoz , surtout des piquiers, arrive à son tour vers le pont.





(On voit sur la première photo, l'altercation sur le pont entre les brigands et la garnison ; sur la seconde, le Père Florian qui reste figé dans son coin en tentant de se faire tout petit ; sur la droite, agenouillé et planqué derrière un coin de mur de l'auberge, le fameux "tireur isolé" de la garnison ; et au fond, les piquiers de Bavoz qui arrivent avec tambour battant et étendard déployé.)



(Dans cette vue en enfilade, on aperçoit même Isa et ses complices, montés à bord de la barque.)

Au Nord-Ouest, c'est un peu la valse-hésitation, les Impériaux font mine de se replier, puis se reforment plusieurs fois... le mieux serait que Patrice, et éventuellement Bruno et Denis nous expliquent ce qui se déroule exactement.



On peut voir les paysans en fuite, qui se trouvent rattrapés par les évènements : leur troupeau de cochons est tombé aux mains des cavaliers de von Hopfkorb.
Sur la colline, les survivants de la troupe impériale d'Otto Flamekueche ; et de l'autre côté de la rivière, des cavaliers de von Hopfkorb qui viennent de passer à gué. Sans doute sont-ils convaincus qu'il n'y a plus grand chose à redouter de ce côté-ci.

Nous arrivons bientôt à la conclusion et aux négociations finales. Mais laissons les Impériaux nous expliquer comment ils maîtrisent parfaitement la situation.



Dernière édition par Eric de Gleievec le 15/5/2014, 22:56, édité 1 fois


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23 Re: De l'or pour les graves ! le 15/5/2014, 12:57

Patrice

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Admin
Oui. Devant l'inexpugnable résistance des glorieux piquiers impériaux sur la colline, les cavaliers protestants fuient à travers le ruisseau :



Quelques instants plus tard, Otto Flammekueche mène lui-même ses arquebusiers à leur poursuite jusqu'au cours d'eau, recrutant au passage le villageois armé lui aussi d'une arquebuse.


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24 Re: De l'or pour les graves ! le 15/5/2014, 23:26

Eric de Gleievec

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@Patrice a écrit:Oui. Devant l'inexpugnable résistance des glorieux piquiers impériaux sur la colline, les cavaliers protestants fuient à travers le ruisseau.

Ouiiii, voilà, on va dire comme ça.

Bon, j'ai plutôt l'impression que les protestants ont compris qu'il n'y avait plus grand chose à redouter du côté des Impériaux, et qu'ils ont décidé de s'occuper enfin de choses plus sérieuses ; l'idéal seraient qu'ils viennent d'eux-mêmes nous donner leur version de l'affaire...   

Pendant ce temps, sur le pont, l'altercation a été plutôt musclée entre les brigands et la garnison, c'est tombé comme des mouches des deux côtés. Seulement, lorsque les piquiers de Bavoz ont commencé de charger en montant sur le pont, les survivants des deux camps n'ont pas demandé leur reste, et se sont tous sauvés en direction de la rive gauche !

Je crois me souvenir que les survivants étaient deux brigands, et deux soldats de la garnison dont le chef, le sergent Rosencrantz.

Toujours est-il que voyant son sergent fuir, le caporal Guildenstern, qui était resté avec un mousquetaire et deux artilleurs sur les bastions, s'est exclamé "C'est moi le chef, à présent ! A l'ordre !" Puis il a décidé que la meilleure opportunité était de faire comme tout le monde, et de prendre la poudre d'escampette.
Toutefois, pas question de laisser le canon aux mains de l'ennemi ! Voilà donc notre caporal qui ordonne aux deux artilleurs de faire sauter la pièce d'artillerie.
Sitôt dit, sitôt fait... sauf que la mèche étant un peu courte, les deux artilleurs ont réussi à se faire sauter avec .  

Quelle misère...



(On distingue sur le bastion, le canon qui vient d'exploser, envoyant ses servants ad Patres ; entre les bastions et le pont, à gauche, le caporal Guildenstern et son dernier arquebusier qui se sauvent vers le sud ; plus à droite, le sergent Rosencrantz, un autre arquebusier rescapé, et les brigands, qui courent à toutes jambes ; et sur le pont, les piquiers de Bavoz qui pressent tout ce petit monde.)



Sur cette vue panoramique, d'autres détails intéressants ; au fond sur la rivière, vogue la galère, avec son équipage de brigands fugitifs ; et à droite, sur le pont de bois, le tireur isolé de la garnison, qui après avoir eu son moment de gloire, a décidé qu'il n'était plus l'heure de jouer les héros. Et derrière lui, décidé à le suivre, le Père Florian. Tiens, mais qui est-ce donc qui arrive à cheval, et vient de passer l'angle du moulin ?

Mais oui, c'est le Sire de Bavoz ! Le prêtre tombe à genoux, supplie... mais trop tard, le parpaillot lui éclate le crâne, à coup de pistolet ou d'épée, je ne sais plus.
Toujours est-il que l'Eglise a compté de ce jour-là un martyr de plus, qui attend toujours qu'on se penche sur son dossier, perdu dans les caves du Vatican, pour devenir Saint ou, au minimum, Bienheureux. Ben oui mais bon, c'est pas évident tout ça, et puis il y en a plein qui attendent depuis plus longtemps que vous, vous savez ; avez-vous quelques miracles à votre actif au moins ? Mouais, bon, rentrez chez vous, on vous écrira...



Juste à ce moment, les cavaliers de von Hopfkorb reviennent avec les pourciaux capturés, qu'ils ont égorgés et jetés en travers de leurs selles (ça fait moins de bruit comme ça).


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25 Re: De l'or pour les graves ! le 16/5/2014, 00:01

Eric de Gleievec

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Et nous voici parvenus à l'épilogue. Les survivants des brigands et de la garnison ne seront plus inquiétés, et on les laissera s'enfuir. Les deux chef(e)s des brigands retrouvent leur bande, et préparent peut-être déjà un mauvais coup pour la prochaine rencontre...

A présent, les deux chefs protestants et leurs soudards commencent à s'intéresser de très près au village. Il est question de le piller, de l'incendier... le tout dans une ambiance détendue et bon enfant, ces gens de guerre ne sont quand même pas des sauvages !

C'est alors qu'un homme qui n'a pas beaucoup bougé durant toute l'aventure, coincé entre les divers protagonistes, s'approche des soldats, pour parlementer. Il se présente comme l'édile du village, et commence par déclarer que tous les villageois sont protestants (ce qui est exact) ; il implore la pitié des officiers.



(On l'aperçoit ici derrière le muret, tandis que face à lui, Bavoz piétine allègrement ses plantations).

Ceux-ci vont très vite se laisser attendrir, sont-ils pas meugnons tout de même ! Au lieu de brûler et piller le village, ils se contenteront (en le demandant sur un ton qui n'admet guère la réplique) de vivres pour une semaine, afin de rejoindre le camp suédois sans se soucier de l'intendance ; des quatre cochons capturés et égorgés, avec une charrette et son cheval pour pouvoir les emmener (v. en bas à droite de la photo) ; et d'une contribution conséquente des villageois, afin de "servir la cause protestante" (moui ; pas sûr que cette contribution arrivera dans les caisses de l'armée suédoise...)

En échange de quoi, les villageois ont le droit de garder les chevaux morts pour les bouffer ; quelle générosité, c'est vraiment la joie dans les foyers de Pannekow.

Finalement, après une timide négociation, l'édile parvient à ce compromis, en ce qui concerne la "contribution" : les villageois pillent le presbytère, et remettent l'ensemble des biens aux soldats. Les officiers acceptent, mais gardent quand même les cochons, la charrette à cheval et la semaine de victuailles.

Et voilà, les troupes protestantes de Bavoz et de von Hopfkorb se rassemblent, et passent le pont en direction de l'est ; les villageois quant à eux soufflent un grand coup, ils n'ont perdu dans l'affaire que leur troupeau de moutons (mauvais plan pour un village de drapiers...) et leurs cochons, plus quelques vivres, mais ont sauvé les vaches et leurs vies. Une bien belle affaire en cette époque chaotique et ultra-violente.
Et la Mère des compagnons a pu planquer son coffre.

Quant aux impériaux de Flamekueche, ils doivent être en train de célébrer leur victoire dans les tavernes de Malchin... Oui donc, et cette tête embaumée de l'immonde Bavoz, me l'avez vous ramenée, Messire Capitaine ?

L'histoire ne nous dit pas ce qu'il est advenu du chantier. Sans doute, l'église ne fut elle jamais finie, ou alors, des années plus tard.
Toujours est-il que depuis cette escarmouche, la ville de Pannekow est devenue célèbre dans tout l'Empire pour sa spécialité de saucisson de cheval.

Ite, missa est. J'espère que les participants garderont un bon souvenir de cette partie, et que les lecteurs auront trouvé du plaisir à ce compte-rendu. Bien sûr, nous espérons retrouver bientôt les protagonistes dans de nouvelles aventures !


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