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An Argader » Époques » XIXe siècle » 1814 : une partie de campagne...de France

1814 : une partie de campagne...de France

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1 1814 : une partie de campagne...de France le Dim 22 Oct 2017 - 21:35

SIR JACK

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Juste pour le plaisir des yeux, quelques photos d'une baston napo en 28 mm disputée aujourd'hui dans le sud des Landes.  


Un glorieux corps d'armée français y affrontait de viles troupes prussiennes et russes.
Comme d'hab, la partie a été rude.
Elle a vu la cavalerie française (cuirassiers et dragons), soutenue par quelques solides bataillons d'infanterie faire refluer ses homologues teutons et  hacher fin, fin, fin les hussards ostrogoths qui s'étaient aventurés sur son aile gauche.  


Ce qui n'a pas empêché le centre et la droite tricolores de subir, non sans douleur, les assauts des cosaques, des grenadiers de Pavlov et autres envahisseurs slaves.
Au final, avantage aux alliés.
Comme disait l'autre, le bortch de la vengeance est un plat qui se mange froid.  

Les belligérants, de gauche à droite, le redoutable maréchal JP de Lafumée, le sournois général béarnais JJ-la-racaille, le fourbe Landais  Didier van Blue Swede Shoes, et le jeune commandant Sébastien de Tupersrienpourattendre. Une belle bande d'assassins.



L'infanterie prussienne, bien décidée à faire passer le goût du camembert à ses homologues français



Les intéressés vont lui démontrer que le camembert en question peut s'avérer particulièrement indigeste pour les estomacs délicats des amateurs de schlachtplatte et de hackepeter, subtiles spécialités teutonnes à bas de cochon.




Les moujiks partent, eux aussi, au turbin




Un réflexe utile : grimper la première colline qui vous tombe sous la main (à gauche) pour y installer sa pièce de 12 et arroser large



A moins de l'envoyer dare dare sur son aile droite parce que - maudit bourrin que l'on est - on vient de s'apercevoir que, de ce côté là, les copains manquent sérieusement de soutien. Cours, Forrest, cours !



Faut dire aussi que le champ de bataille n'a rien d'un dé à coudre. Ce jour-là, 4,8O m de long sur 1,80 m de large, avec ici une  vue du centre français. Raaaah lovely !



Le même centre, vu de l'autre côté. La batterie franchouillarde au premier plan , chargée par un régiment de hussards russes, va manger chaud. Mais les artilleurs tiendront. Braves petits !





Par contre dans le village, ce sera une autre paire de manches. Deux bataillons russes s'apprêtent à faire du pâté avec une unité française. Porca miseria !



La percée de la cavalerie lourde française sur l'aile gauche ne suffira pas à rétablir l'équilibre. C'est comme ça. Il y a des jours avec et il y a des jours sans.

Matthieu

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ça donne envie tout ça !
merci pour le compte rendue cheers

Patrice

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Admin
Euuuhh... Moi j'ai joué avec la règle Les Aigles au 1/72e, il y a trèèès longtemps... et j'ai toujours quelque part une nombreuse armée française ESCI+Airfix...


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« Il vaut mieux faire face à ce qui est derrière nous, que tourner le dos à ce qui est devant ! » (capitaine Huchehault)
http://www.argad-bzh.fr/argad/

Eric de Gleievec

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Hmmm, et c'était censé être quoi comme bataille ? Une référence précise, ou juste.. comme ça, pour le plaisir ?


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Si vis pacem, paranoïaque !

Quelques figurines "pas pour jouer".

SIR JACK

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@Patrice a écrit:Euuuhh... Moi j'ai joué avec la règle Les Aigles au 1/72e, il y a trèèès longtemps... et j'ai toujours quelque part une nombreuse armée française ESCI+Airfix...

La règle utilisée était 'Vive l'empereur" qui est l'une des suites très  simplifiées des Aigles, après "1er Empire".

Par rapport à d'autres règles, qui font beaucoup appel au jet de dé, elle reste encore assez costaud à digérer et on ne semble plus très nombreux à la jouer.
Mais on l'aime bien. Parce qu'elle oblige vraiment à peaufiner sa tactique et surtout qu'elle est assez réaliste par rapport aux combats de l'époque. Même si on peut toujours discuter des détails, bien sûr.

Il y a également du jet de dé, mais très à la marge.
C'est notamment le coup chanceux qui, sur un 6, provoque la mort d'un général si ce dernier est placé à moins de 5 cm d'une unité. Lassalle en sait quelque chose.

SIR JACK

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@Eric de Gleievec a écrit:Hmmm, et c'était censé être quoi comme bataille ? Une référence précise, ou juste.. comme ça, pour le plaisir ?

C'était une bataille qui faisait simplement référence à la campagne de France.

On joue souvent comme ça.

Deux armées sont calculées en budget. On a des listes qui permettent de l'établir selon l'époque jouée. Pour les Français, 1809 n'est pas 1813.

Cela peut aller de 1 500 points pour un face à face rapide jusqu'à beaucoup plus.
Là, on jouait en 6900 points parce qu'on estime que la gourmandise n'est pas un vilain défaut.
Un décor est posé à l'instinct sur la table avec routes, villages, bois, colline, et rivière éventuellement.

On tire au sort de quel côté ira chaque armée et on tire au sort qui jouera quoi.

Puis chaque camp définit sa stratégie : je vais plutôt placer mon artillerie là, attaquer avec telle division par ici etc.

Pour jouer, des ordres cachés sont placés derrière chaque bataillon, batterie, escadron ou régiment de cavalerie : avancer, tirer, pivoter, se mettre en ligne, en colonne etc.

On les retourne et on les applique tous en même temps. Puis on regarde ce qui se passe.

Les grands principes sont simples.
Le soutien est essentiel. La valeur de la troupe, son moral et la manière dont elle est disposée le sont également.
Un bataillon de vieille garde en ligne constitue un rempart mille fois plus solide qu'un écran de cosaques irréguliers avançant en ordre dispersé.

C'est le plus malin, le plus teigneux ou le plus réactif , bref le plus tacticien, qui gagne.

On peut bien entendu reproduire des batailles qui ont réellement existé, en tenant compte des heures d'arrivée des différentes divisions ou brigades.
C'est très intéressant. Mais à force, on s'est aussi rendu compte qu'il n'y a pas trop de mystère et que la disposition initiale des troupes est souvent vitale. Waterloo en fournit un bel exemple.

Un dernier point : on essaie de ne pas avoir la main lourde sur les effectifs d'artillerie. Car elle est meurtrière et l'excès de canons risque de figer la bataille. Alors que, justement, ce qui est intéressant, c'est de pouvoir manoeuvrer.

Euthanasor

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Moi j'aime beaucoup Volley & Bayonets, qui permet de refaire Waterloo ou Austerlitz en un AM.


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Pour le meilleur et pour l'Empire !
http://euthanasor-wargamesetmodelisme.blogspot.com/
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Euthanasor

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@SIR JACK a écrit:
@Eric de Gleievec a écrit:Hmmm, et c'était censé être quoi comme bataille ? Une référence précise, ou juste.. comme ça, pour le plaisir ?

C'était une bataille qui faisait simplement référence à la campagne de France.

On joue souvent comme ça.

Deux armées sont calculées en budget. On a des listes qui permettent de l'établir selon l'époque jouée. Pour les Français, 1809 n'est pas 1813.

Cela peut aller de 1 500 points pour un face à face rapide jusqu'à beaucoup plus.
Là, on jouait en 6900 points parce qu'on estime que la gourmandise n'est pas un vilain défaut.
Un décor est posé à l'instinct sur la table avec routes, villages, bois, colline, et rivière éventuellement.

On tire au sort de quel côté ira chaque armée et on tire au sort qui jouera quoi.

Puis chaque camp définit sa stratégie : je vais plutôt placer mon artillerie là, attaquer avec telle division par ici etc.

Pour jouer, des ordres cachés sont placés derrière chaque bataillon, batterie, escadron ou régiment de cavalerie : avancer, tirer, pivoter, se mettre en ligne, en colonne etc.

On les retourne et on les applique tous en même temps. Puis on regarde ce qui se passe.

Les grands principes sont simples.
Le soutien est essentiel. La valeur de la troupe, son moral et la manière dont elle est disposée le sont également.
Un bataillon de vieille garde en ligne constitue un rempart mille fois plus solide qu'un écran de cosaques irréguliers avançant en ordre dispersé.

C'est le plus malin, le plus teigneux ou le plus réactif , bref le plus tacticien, qui gagne.

On peut bien entendu reproduire des batailles qui ont réellement existé, en tenant compte des heures d'arrivée des différentes divisions ou brigades.
C'est très intéressant. Mais à force, on s'est aussi rendu compte qu'il n'y a pas trop de mystère et que la disposition initiale des troupes est souvent vitale. Waterloo en fournit un bel exemple.

Un dernier point : on essaie de ne pas avoir la main lourde sur les effectifs d'artillerie. Car elle est meurtrière et l'excès de canons risque de figer la bataille. Alors que, justement, ce qui est intéressant, c'est de pouvoir manoeuvrer.

Ah oui "Campagne de France" au 1 contre 1, c'est original ^_^


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SIR JACK

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@Euthanasor a écrit:Moi j'aime beaucoup Volley & Bayonets, qui permet de refaire Waterloo ou Austerlitz en un AM.

Elle a l'air intéressante car elle raisonne en globalisant les unités et en leur attribuant des "points de force"

Voir http://napofig.free.fr/VnB.htm . J'aime bien le commentaire sur la distinction entre simple et simpliste

Y a-t-il une traduction française quelque part ? Car le lien donné sur Napofig ne fonctionne pas

En tout cas, je suis partant pour essayer.

10 Re: 1814 : une partie de campagne...de France le Lun 23 Oct 2017 - 21:11

Eric de Gleievec

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@SIR JACK a écrit:Un dernier point : on essaie de ne pas avoir la main lourde sur les effectifs d'artillerie. Car elle est meurtrière et l'excès de canons risque de figer la bataille. Alors que, justement, ce qui est intéressant, c'est de pouvoir manoeuvrer.

Ha oui, ça c'est LE souci de la plupart des règles, qui donnent à l'artillerie beaucoup trop de puissance, par rapport à la réalité historique ; dans les faits, du 14ème au début du 19ème, un tir d'artillerie qui fait mouche c'est meurtrier... mais ça reste rare Rolling Eyes

Bon, moi de toutes façons je suis une tête de con ; je ne me prive pas de manœuvrer sous le feu ennemi, en le dédaignant, je devais m'appeler Clausewitz dans une vie antérieure ^^

Donc même une artillerie surpuissante ne saura venir à bout de mon esprit buté façon adjudant chef de carrière


   
   
   


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11 Re: 1814 : une partie de campagne...de France le Lun 23 Oct 2017 - 21:56

Euthanasor

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A la fin, quand je jouais aux Aigles, nous avions limité le nombre de tirs d'artillerie selon des bases historiques (les Francais en avaient le plus, les autrichiens le moins, dans mes souvenirs), boulets et Mitraille. Cela avait même permis d'intégrer un unique tir de schrapnel pour les batteries anglaises. Cela avait redonné beaucoup d'intérêt au jeu et évité nombre de tirs à portée extrême, du style "+ 4 morts". Les batteries ré-attelaient pour se replacer où on pouvait miser sur l'épuisement de leurs munitions.


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cvenant56

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@Patrice a écrit:Euuuhh... Moi j'ai joué avec la règle Les Aigles au 1/72e, il y a trèèès longtemps... et j'ai toujours quelque part une nombreuse armée française ESCI+Airfix...

Si tu sais pas quoi en faire, je te les récupère volontiers. À mon avis ça doit être du plastique vachement mou mais c'est pas grave.

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