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An Argader » Époques » Antiquité » Armée Marcienne ?

Armée Marcienne ?

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1 Armée Marcienne ? le Jeu 26 Jan 2017 - 14:35

Paskal


Demat

Qui connait ce qu'il en était des restes de l'armée romaine à savoir de son organisation et surtout de son uniformologie en 450 aprés J-C sous l'empereur Marcien ,car d'aprés certains ,les légions et les unités auxiliaires , ne n'étaient plus qu'un souvenir à l'époque d'Ætius Question

Devezh mat

Paskal

2 Re: Armée Marcienne ? le Dim 29 Jan 2017 - 14:44

GERARD Jacques

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Si je ne craignais d'envoyer ce sujet dans la rubrique "Auberge", je dirais qu'ils étaient habillés tout en vert et qu'ils voyageaient en soucoupe volante. Razz

3 Re: Armée Marcienne ? le Dim 29 Jan 2017 - 14:59

Patrice

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Admin
GERARD Jacques a écrit:Si je ne craignais d'envoyer ce sujet dans la rubrique "Auberge"

Rolling Eyes « Tu ne te tenteras point le Seigneur, ton Dieu. » (Nouveau Testament)

Paskal a écrit:Qui connait ce qu'il en était des restes de l'armée romaine à savoir de son organisation et surtout de son uniformologie en 450 aprés J-C sous l'empereur Marcien, car d'aprés certains, les légions et les unités auxiliaires, n'étaient plus qu'un souvenir à l'époque d'Ætius Question

Je connais mal cette période, mais Ætius combattait en Gaule ; je suppose que du côté byzantin où régnait Marcien l'organisation militaire romaine a pu se maintenir plus longtemps ?


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« Il vaut mieux faire face à ce qui est derrière nous, que tourner le dos à ce qui est devant ! » (capitaine Huchehault)
http://www.argad-bzh.fr/argad/

4 Re: Armée Marcienne ? le Dim 29 Jan 2017 - 15:32

Paskal


GERARD Jacques a écrit:Si je ne craignais d'envoyer ce sujet dans la rubrique "Auberge"

A tous les coups tu as trouvé celà dans un de tes ospreys    ...  

Patrice a écrit:Je connais mal cette période, mais Ætius combattait en Gaule ; je suppose que du côté byzantin où régnait Marcien l'organisation militaire romaine a pu se maintenir plus longtemps ?

Tiens ,tiens l'organisation et l'uniformologie des romains d'orient serait elle identique à celles des romains d'occident à cette époque ?

5 Re: Armée Marcienne ? le Dim 29 Jan 2017 - 18:39

Eric de Gleievec

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Partout je lis que les légions à l'époque en Occident n'étaient plus qu'un lointain souvenir ; ça n'est pas très scientifique comme approche mais ça semble une réalité, les quelques légions encore connues au temps d'Aetius semblaient venir des frontières. (Source : liste 81 WRG 6ème édition).

En plus leur moral est totalement déclassé (Regular D, qu'on peut péniblement monter en Regular C) et l'armure semble presque totalement absente (troupes classées MI ou LMI en majorité).

Je pense en fait que la situation devait être comparable à celle de la Bretagne insulaire, les légions avaient disparu et il ne restait que quelques auxiliae, qui depuis plusieurs siècles déjà composaient l'essentiel de l'armée romaine.

Pour ce qui est de l'uniformologie, on peut regarder le Osprey "MAA 425 Roman Military Clothing (3) AD 400-640" ; le peu qu'on puisse y voir sur l'armée d'Occident semble démontrer que les figurines de Romains de la fin du IIIème jusqu'au Vème siècle seraient plausibles (Mais alors, à vos pinceaux ! Les galons et broderies sont impressionnants).

Je n'ai rien trouvé sur les boucliers, on doit pouvoir s'inspirer de la notitia dignitatum (qui date seulement de 3 décennies par rapport à la bataille des Champs Catalauniques) pour les motifs, mais sûrement que les couleurs avaient pu changer, suite à des influences des divers peuples barbares qui composaient l'armée romaine de l'époque ; en tous cas l'influence de la mode barbare semble avoir été primordiale, malgré les interdits de ce qui restait du pouvoir central.

A mon avis, la plupart des figurines 4ème/5ème siècle peuvent passer sans trop de conversion pour représenter les troupes romaines de cette époque. (Y compris de belles figurines collectors 25mm des années 70 )


_________________
Si vis pacem, paranoïaque !

Quelques figurines "pas pour jouer".

6 Re: Armée Marcienne ? le Dim 29 Jan 2017 - 18:51

Paskal


MI car la vieille école leur donne des cuirasses "musclée" de cuir (figurines minifigs  Wink )ensuite on leur a donnés la cotte de mailles (Lorica Hamata)ou la lorica squamata, la cotte d’écailles...

Mais à mon avis les légionnaires romains portaient plutôt la cuirasse "musclée" de cuir , car c'est celle que l'on voit sur les monuments , celà serait le fameux thoracomachus porté sans rien dessus ?

En effet les deux premiers types d’armures métalliques sont relativement lourds, environ une dizaine de kilos.

Et leur port par le fantassin ou le cavalier les oblige à s’équiper en dessous de ce que l’anonyme du De Rebus Bellicis appelle le thoracomachus, une sorte de gambison confectionné dans différentes épaisseurs de lin afin de le rembourrer et d’amortir les coups portés sur la lorica hamata ou squamata.

Grande question , mais je préfére l'armure de cuir ,car je me répète c'est ce que l'on voit sur les monuments...

L'armement évolue aussi et celà est trés intéressant...

Faudrait savoir réellement jusqu'à quelle époque les troupes décritent dans la notitia dignitatum (qui date seulement de 3 décennies par rapport à la bataille des Champs Catalauniques d'aprés vous) ont effectivement opérées ...

Certains disent que les descriptions de boucliers de la  notitia dignitatum n'ont jamais existées..?

Continuons de chercher car dans les années 80 avec la 6, Charges Antiques - Médiévales et Qadesh , l'armée romaine V eme siécle avait un succés fou, alors par nostalgie...



Dernière édition par Paskal le Mar 31 Jan 2017 - 1:48, édité 1 fois

7 Re: Armée Marcienne ? le Lun 30 Jan 2017 - 16:10

lou passejaïre

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euh, le WRG c'tait ce truc qui faisait que les armées les plus improbables méconnues faisaient des ravages sur les tables de jeu ( genre peuplade du fin fond de l'himalaya cataphracte kontos + arme à 2 mains + arbaléte a répétition, combattant en coin en ordre dispersé causant la terreur etc ... et on se demande s'ils avaient pas droit au bombardement prééliminaire ) ???


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"Quand on est vieux, on sait quand on se baisse, mais on sait pas quand on se relève."

8 Re: Armée Marcienne ? le Lun 30 Jan 2017 - 17:04

Paskal


Non c'est pas celà et vous n'avez pas l'air de savoir ce que c'est, c'est incroyable affraid ...

Vous avez vécus sous une pierre jusqu'à présent ou quoi Question

On ne fera jamais mieux , la WRG n'est ni pour les petites joueurs ou les petits peintres...

The Wargames Research Group (WRG) is a British publisher of rules and reference material for miniature wargaming.

Founded in 1969 they were the premier publisher of tabletop rules during the seventies and eighties, publishing rules for periods ranging from ancient times to modern armoured warfare, and reference books which are still considered standard works for amateur researchers and wargamers.

They are best known for their seminal ancient and medieval period rules, and also for De Bellis Antiquitatis and Hordes of the Things fantasy rules.

WRG was founded by Phil Barker, Bob O'Brien, and Ed Smith in 1969, when they published War Game Rules: 1000 B.C. to 500 A.D...

The rules quickly gained widespread acceptance through the miniature wargaming world, especially in the UK, and quickly became the acknowledged standard for ancient warfare.

WRG followed with rules for other periods which gained similar widespread acceptance.

Innovative features of the rules included:

morale rules, based on a reaction test which evaluated the tactical situation of a unit as well as the casualties it had suffered .

The results of the reaction test could result in players' losing control of their troops.Not only would troops on occasion flee but they could also go into uncontrolled advance.

Up till 1969 the normal way of recording casualties was to remove figures.

The WRG rules made use of the nominal 1:20 figure scale, in which one wargames figure represented 20 men. Casualties were considered as lost men and noted down with figures being removed only when a whole 20 had been lost. This was regarded as a major innovation.

While very much a minority interest, both the 6th Edition and the 7th Edition continue to be played even at a competition level. Both, however, are no longer supported by WRG.

WRG rules have been sufficiently widely adopted that other popular rule sets sometimes choose to adopt the same basing requirements for figures to avoid requiring rebasing of the large number of WRG-based armies.

Aspects of the WRG basing system such as the intermediate group of infantry between heavy and skirmisher infantry have, however, come under criticism.

At the beginning of the 1990s WRG introduced De Bellis Antiquitatis (DBA) which was a radical simplification of ancients wargaming.

The concepts of DBA were adapted to allow significantly larger games, which led to De Bellis Multitudinis (DBM) for Ancients and De Bellis Renationis (DBR) for Renaissance.

The DBx series of rules are still in widespread use, the latest incarnation being De Bellis Magistrorum Militum (DBMM).

DBA was also adapted to a fantasy setting in Hordes of the Things.

WRG rules were a significant milestone in the development of modern miniature wargaming, and attempted to use historical research to provide historical realism in wargames.

Thus, the WRG referred to the original historical texts as the basis for their reference works, rules sets and army lists, and their historical publications are often found in wargaming, and other bibliographies.

The reference works published by WRG are aimed at the wargamer rather than the academic history student, but are nonetheless accurate enough to be occasionally cited in more scholarly texts.

Rules
Ancients & Medievals


In seven editions, normally referred to by wargamers just by the edition number.

War Games Rules 1000 B.C to 500 A.D, 1st Edition, Ancient War Games Research Group, Feb 1969.

War Games Rules 1000 B.C to 500 A.D., 2nd Edition, Ancient War Games Research Group, July 1969.

War Games Rules 1000 B.C. to 1000 A.D., 3rd Edition, War Games Research Group, September 1971.

War Games Rules 1000 B.C. to 1000 A.D., 4th Edition, War Games Research Group, August 1973.

Wargames Rules 3000 B.C - 1250 A.D, 5th Edition, Wargames Research Group, 1976 The 5th Edition revised the order system, laying down more rigorously what orders could be given.

Wargames Rules 3000 BC to 1485 AD, 6th Edition, Wargames Research Group, 1980.

Wargames Rules 3000 BC to 1485 AD, Revised 7th Edition, Wargames Research Group, 1986.

Wargames Rules 3000 BC to 1485 AD, Amended 7th Edition, Wargames Research Group, 1987* Warrior is a development of this edition.

Renaissance

Rulettes for 16th Century Naval Warfare, Wargames Research Group, 1978.

Wargames Rules 1420-1700 George Gush 2nd Edition, Wargames Research Group, 1979.

Napoleonic.

Wargames Rules 1750 - 1850, Wargames Research Group, January 1971.

Wargames Rules 1685-1845, Wargames Research Group, 1979.

Corps d'Armee: Napoleonic Rules for Large Scale Wargames, Geoffrey Wootten, Wargames Research Group, 1989.

Modern

War Games Rules Infantry Action 1925-1975, War Games Research Group, June 1972.

War Games Rules Armour & Infantry 1925-1950, War Games Research Group, June 1973.

War Games Rules Armour & Infantry 1950-1975, War Games Research Group, January 1974.

War Games Rules for Armoured Warfare 1950-1985, Wargames Research Group, 1979.

War Games Rules 1925-1950: Wargames Rules for All Arms Land Warfare from Platoon to Battalion Level, Wargames Research Group, 1988.

War Games Rules 1950-2000: Wargames Rules for All Arms Land Warfare from Platoon to Battalion Level, Wargames Research Group, 1993.

DBx

DBA
De Bellis Antiquitatis, Wargames Research Group, 1990.

De Bellis Antiquitatis, Version 2.0, Wargames Research Group, 2001.

De Bellis Antiquitatis, Version 3.0, Wargames Research Group, 2014.

DBM

De Bellis Multitudinis 3000 BC to 1500 AD, Phil Barker and Richard Bodley Scott. Wargames Research Group, 1993.

DBR

De Bellis Renationis' 1494 AD to 1701 AD, Phil Barker and Richard Bodley Scott, Wargames Research Group, 1995.

Hordes (Fantasy)


Hordes of the Things, Phil Barker, Sue Laflin Barker & Richard Bodley Scott, Wargames Research Group, 1991.

Hordes of the Things, Phil Barker, Sue Laflin Barker & Richard Bodley Scott, 2nd Edition, Wargames Research Group, 2002.

Hordes of the Things, Phil Barker, Sue Laflin Barker & Richard Bodley Scott, Version 2.1, Wargames Research Group, 2014.

DBMM

De Bellis Magistrorum Militum 3000 BC to 1500 AD, Phil Barker, 2007 (Partizan Press, not WRG).

De Bellis Magistrorum Militum 3000 BC to 1515 AD, Version 2.0, Phil Barker, Wargames Research Group, 2010.

Other

Richard Nelson, Naval wargames rules: fleet action (September 1973, 20pp and two copies of a quick reference card).

Decline and Fall (board game), about the fall of the Roman empire.

Robin Wyatt, SEASTRIKE ('modern' naval warfare, copyright 1973, the forward is dated March, 1974).

Miniatures/board game hybrid tabletop game, with plastic-laminated cardboard counters depicting ships, aircraft, and emplacements, 24 page rulebook, rules summary cards, custom movement and firing range rulers, card deck for combat resolution, cardboard islands, orders envelopes contain paper mission orders and orders cards packaged in a glossy cardboard file folder with naval silhouette artwork.

The play area is the table surface, with cardboard island terrain. Ships are depicted by counters of various sizes with hull outlines and systems icons to be erasably crossed off to indicate damage. The rules use measured distance and angles like miniatures rules.

Army Lists
Ancients & Medievals


Army Lists For use with rules 3000 B.C - 1250A.D. War Games Research Group, 1977.

Army Lists For use with wargames rules 3000 BC to 1485 AD Book One - 3000 BC - 75 AD, Wargames Research Group, 1981.

Army Lists For use with wargames rules 3000 BC to 1485 AD Book Two - 55 BC - 1000 AD, Wargames Research Group, 1982.

Army Lists For use with wargames rules 3000 BC to 1485 AD Book Three - Armies Originating After 1000 AD, Wargames Research Group, 1982.

Army Lists Volume 1: Armies of the Ancient Near East 3000BC - 500BC, D. Hutchby & S. Clark, Wargames Research Group, 1992.

Army Lists Volume 2: Armies of the Far East, Asia and America, D. Hutchby & S. Clark, Wargames Research Group, 1993.

Renaissance

Army Lists For use with rules 1490 A.D - 1660 A.D, War Games Research Group, 1978.

Army Lists For use with Wargames Research Group Wargames Rules 1420 - 1700, George Gush, Wargames Research Group, 1984.

DBx

D.B.M. Army Lists Book 1: 3000 BC - 500 BC, Phil Barker & Richard Bodley Scott, Wargames Research Group, 1993.

D.B.M. Army Lists Book 2: 500 BC - 476 AD, Phil Barker & Richard Bodley Scott, Wargames Research Group, 1993.

D.B.M. Army Lists Book 3: 476 AD - 1071 AD, Phil Barker & Richard Bodley Scott, Wargames Research Group, 1994.
D.B.M. Army Lists Book 4: 1071 AD - 1500 AD, Phil Barker & Richard Bodley Scott, Wargames Research Group, 1994.

D.B.R. Army Lists Book 1: Armies of the Great Italian Wars, Valois-Habsburg-Tudor Wars, Turkish Wars, Chinese and Japanese Wars, The Americas and of the Reformation, Phil Barker, Wargames Research Group, 1995.

Reference Books

Warfleets of antiquity.

Tony Bath, Setting up a wargames campaign, Wargames Research Group, May 1973 (75pp).

Chapters "How to set up your campaign", "map movement", "contacts, battles and after affects", "umpires - and the lack of same", "supply and replacement", "characterisation", "campaign extras", "horse and musket campaigns", "Victorian campaigns", "World War I", "World War II", "mini campaigns", and "naval campaigns".

Tony Bath, Setting up a Wargames Campaign Revised Third Edition, Wargames Research Group, 1986.

Alan Buttery, Armies and Enemies of Ancient Egypt and Assyria: 3200 BC to 612 BC, Wargames Research Group, 1974.

John P Greer, The Armies and Enemies of Ancient China 1027 BC - 1286 AD, Wargames Research Group, 1975.

Richard Nelson, Armies of the Greek and Persian Wars 500 to 350 BC, Wargames Research Group, 1975.

Ian Heath, Armies of Feudal Europe 1066-1300, Wargames Research Group, 1977.

Ian Heath, Armies and Enemies of the Crusades 1096-1291, Wargames Research Group, 1978.

Ian Heath, Armies of the Dark Ages 600-1066, Second Edition, Wargames Research Group, 1980.

Phil Barker, The Armies and Enemies of Imperial Rome 150 BC to 600 AD, Fourth Edition, Wargames Research Group, 1981.

Duncan Head, Armies of the Macedonian and Punic Wars 359 BC to 146 BC, Wargames Research Group, 1982.

Ian Heath, Armies of the Middle Ages, Volume 1: The Hundred Years' War, the Wars of the Roses and the Burgundian Wars, 1300-1487, Wargames Research Group, 1982.

Ian Heath, Armies of the Middle Ages, Volume 2: The Ottoman Empire, Eastern Europe and the Near East, 1300-1500, Wargames Research Group, 1984.

Nigel Stillman and Nigel Tallis, Armies of the Ancient Near East 3000 BC to 539 BC, Wargames Research Group, 1984.

Voilà si vous avez pu tout lire ,vous vous coucherez plus malin Very Happy



Dernière édition par Paskal le Mar 31 Jan 2017 - 0:23, édité 3 fois

9 Re: Armée Marcienne ? le Lun 30 Jan 2017 - 20:52

GERARD Jacques

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A préciser que tous ces bons ouvrages étaient et sont peut-être encore pour certains en vente auprès de notre ami Paskal

10 Re: Armée Marcienne ? le Lun 30 Jan 2017 - 21:03

Paskal


GERARD Jacques a écrit:A préciser que tous ces bons ouvrages étaient et sont peut-être encore pour certains  en vente auprès de notre ami Paskal

Mon pauvre Jacques t'es vraiment un grand malade affraid  , j'ai tous les ouvrages WRG y compris ceux de 1971   , aucun n'a jamais été à vendre et aucun ne le sera jamais, t'as rêvé celà Question

Vendre celà , c'est donner de la confiture à des cochons Wink



Dernière édition par Paskal le Mar 31 Jan 2017 - 0:21, édité 2 fois

11 Re: Armée Marcienne ? le Lun 30 Jan 2017 - 23:52

GERARD Jacques

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Il m'avait pourtant semblé pour certaines premières versions.
Alors toutes mes excuses, il faut attendre encore un peu.

12 Re: Armée Marcienne ? le Mar 31 Jan 2017 - 0:16

Paskal


GERARD Jacques a écrit:Il m'avait pourtant semblé pour certaines premières versions.
Alors toutes mes excuses, il faut attendre encore un peu.

Question Attendre quoi ? Vendre celà , c'est donner de la confiture à des cochons Wink

13 Re: Armée Marcienne ? le Mar 31 Jan 2017 - 1:41

Paskal


Pour en  revenir au sujet et pour éclairer les lanternes...

L'organisation de l'armée romaine du 4 e au 6 e siècle

Organisation et types d'unités


Depuis Auguste, la structure de l’armée romaine n’a guère évolué, des légions et des unités auxiliaires cantonnées aux frontières et une garde prétorienne stationnée à Rome.

À la fin du iiie siècle, on trouve déjà dans les sources une armée divisée en deux troupes distinctes  : une armée « mobile » et des troupes de garnison aux frontières de l’empire.

Selon la Notitia Dignitatum, la plupart des anciennes cohortes auxiliaires, des alae, des numeri ou quelques légions sont reclassées comme limitanei , des troupes de frontières ou comme ripenses, des troupes de défense du littoral.

À côté de ces unités, une armée destinée à intervenir sur tous les fronts, à mener des expéditions et à accompagner l’empereur existe.

Ces troupes prennent le nom de comitatenses.

Elles regroupent les unités des Scholae Palatinae , les auxiliae palatinae , les légions palatines et comitatenses et des nouvelles vexillationes de cavaliers, sagittarii, et de cavaliers lourds, catafractarii et clibanarii.

À partir de la fin du 4 e siècle, on voit apparaître un nouveau genre d’unités dans la ligne de bataille romaine, les troupes de fédérés .

Cette pratique apparaît sous Théodose vers 382, lorsque des Goths sont installés en Thrace, conservant ainsi leur autonomie tribale mais combattant pour les intérêts romains .

Les contingents de fédérés sont de plus en plus nombreux au 5 e siècle, arrivant à dépasser en effectifs les troupes romaines qu’ils épaulent lors de la bataille de Campus Mauriacus en 451.

Donc il y a bien encore des troupes purement romaines à cette époque.

Au 4 e siècle, l’influence germanique est, semble-t-il, à l’origine de la création des bucellarii, des soldats levés directement par le général, entretenus par ce dernier et qui combattent à ses côtés sur le champ de bataille.

Autre évolution majeure de l’armée romaine tardive par rapport à son ancêtre, la taille des unités.

Auparavant, une légion comptait entre 5 000 et 6 000 hommes, désormais, selon les auteurs modernes qui se sont penchés sur la question , la taille d’une légion oscille entre 800 et 1 200 hommes.

Commandement


Tout comme les unités et leurs organisations, la structure de commandement change au fil des siècles pour aboutir, au 4 e siècle, à un modèle assez différent de celui du Principat .

Le général de l’armée peut être l’empereur en personne, c’est le cas lors des grandes batailles rangées décisives au 4 e siècle, Constantin mène ses troupes à la bataille du Pont Milvius en 312, Valens commande l’armée romaine face aux Goths à Hadrianopolis en 378.

Néanmoins, cette pratique se perd plus tard et le commandement est laissé à des comes ou des duces, voir au 5 e siècle à des magistri militum et plus rarement à un magister utriusque militiae.

Au 6 e siècle, ce sont des fidèles de l’empereur, généraux compétents et chevronnés, qui dirigent les armées, comme Bélisaire ou Narsès pour les plus célèbres.

On ne voit plus un seul empereur commander après le règne de Théodose Ier (379-395), ni avant le règne de l’empereur Maurice (582-602) à la fin du 6 e siècle.

Mais là il ne s'agissait plus vraiment de romains, puisque s'agit de l'empire d'orient qui n'était peut êtres plus appelé romain à cette époque...

Et comme c'est l'occident qui m'intéresse...

À l’échelon inférieur, le flou semble persister sur le commandement des légions. Ammien Marcellin nous indique que des tribuns pouvaient commander des cohortes , des légions , mais le tribun peut aussi mener un regroupement de différentes légions et d’auxiliae , ou bien ne pas avoir d’affectation et suivre tout de même l’armée.

De même, à la tête des légions, ou des unités citées plus haut, on peut trouver un préfet.

Enfin, au niveau des officiers subalternes, l’ancien centurion du Principat s’appelle, au 4 e siècle, un centenarius.

Pour le vie siècle, les différents officiers sont assez bien connus grâce au Strategikon de Maurice, bien que datant de la fin du siècle, qui rapporte une réalité s’étant mise en place dans le courant du 6 e siècle et en orient.

Les mutations profondes de l’armée : christianisation et barbarisation des effectifs


Au cours du 4 e siècle, l’armée romaine tardive subit des mutations internes, aussi bien idéologiques que structurelles, dues à l’influence des évolutions de l’Empire romain.

Le premier des changements dans l’armée intervient avec la liberté de culte instauré par Constantin en 313 puis la mise en place du christianisme comme religion officielle de l’empire par Théodose Ier en 380.

Peu à peu la nouvelle confession s’impose dans le quotidien du soldat et dans les symboles de l’armée, mais le paganisme de l’ancienne religion romaine résiste jusqu’après la fin du règne de Julien, ce chien d'apostat...

Le second changement est l’intégration progressive de barbares dans les rangs de l’armée romaine à partir de la seconde moitié du ive siècle suite aux conflits ayant entraîné des pertes colossales dans les rangs des légionnaires.

La christianisation de l'armée romaine


Lactance est le premier auteur à rapporter un fait démontrant l’influence du christianisme dans l’armée du début du 4 e siècle.

Selon cet auteur chrétien, lors de la bataille de Campus Ergenus en 313, entre Licinius et Maximin, juste avant l’affrontement les soldats de Licinius déposent leurs boucliers et leurs casques au sol afin de prier le dieu unique et chrétien .

S’il est vrai que le christianisme n’apparaît pas spontanément en 312, depuis le iiie siècle son influence grandit dans la société romaine, il serait erroné de croire que tous les soldats de l’armée romaine du début du 4 e siècle sont convertis ou qu’ils se plient aveuglément aux rites de la nouvelle et seule vraie religion autorisée par Constantin une année plus tôt.

Il est plus probable que l’auteur ait délibérément généralisé cet acte de piété des légionnaires romains, justifiant ainsi leur victoire sur le général païen Maximin.

Le choix du labarum comme étendard de l’armée romaine tardive est aussi un signe fort de l’omniprésence du christianisme.

La bannière de l’empereur et celles des légions ou de l’armée portent désormais les symboles du Christ et de sa religion.

L’étendard est un élément sacré pour le soldat qui le vénère, lui voue un véritable culte et doit le protéger au prix de sa vie sur le champ de bataille.

Une fois de plus c’est le Strategikon de l’empereur Maurice qui traite le plus longuement de la place de la religion chrétienne dans les armées du vie siècle.

Le général romain a, selon Maurice, tout intérêt à prier Dieu avant d’exposer son armée au danger.

Autre indice révélateur, la volonté de bénir les étendards avant d’aller au combat.

L’auteur du vie siècle rappelle que chaque bannière de chaque tagma doit être bénie pour apporter la protection du Seigneur aux soldats de la formation.

Et le matin de la bataille, il est conseillé au général et à ses officiers de réciter la prière Kyrie eleison accompagnés des prêtres.

Cela nous révèle l’existence de prêtre attaché aux armées romaines au moins à la fin du vie siècle.

L'épisode païen


Au 4 e siècle, la religion chrétienne n’est pas aussi fortement implantée dans l’armée comme au vie siècle.

L’épisode du règne de Julien prouve aisément la fragilité de cette nouvelle confession au sein de la classe militaire.

Ammien Marcellin, dont on pense qu’il était opposé, sinon indifférent, au christianisme, raconte comment l’empereur Julien est revenu aux anciens rites païens.

C’est lors de l’expédition de Perse que l’auteur tardif évoque la présence d’haruspices auprès de Julien pour le conseiller sur la conduite de la guerre .

Mais l’empereur a aussi recours au sacrifice d’animaux pour connaître la volonté des dieux avant le début d’un combat ou pour les remercier de lui avoir offert la victoire comme à Ctésiphon en 363 où il sacrifie des bœufs en l’honneur de Mars Ultor.

À partir du 4 e siècle, la religion chrétienne agit comme un véritable facteur de cohésion pour l’armée romaine tardive.

Le christianisme est désormais la seule religion officielle des soldats romains.

Mais l’intégration de contingents barbares et d’unités fédérées parfois païennes, souvent ariennes, empêche l’implantation totale de la nouvelle religion, au moment où le recrutement de ces soldats extérieurs à l’empire amène quantité d’autres difficultés pour le commandement romain tardif.

La "barbarisation" de l'armée romaine


Bien que le terme de « barbarisation » soit un néologisme dans la langue française, quoique, il exprime néanmoins un phénomène bien réel durant la période étudiée.

En effet, l’armée romaine est de plus en plus composée de barbares.

Auparavant, seuls les habitants de l’Empire romain pouvaient s’engager dans les rangs des légions, puis petit à petit, des hommes extérieurs à l’empire ont voulu combattre pour Rome.

Soldats isolés ou contingents entiers sous les ordres d’un chef indigène, ils ont combattu dans des unités auxiliaires puis régulières.

Ce phénomène s’accélère dès la fin du 4 e siècle pour finalement se généraliser au ve siècle dans la partie occidentale.

Élément incontournable pour la compréhension de l’armée romaine tardive et de son comportement sur le champ de bataille, la barbarisation a été, et continue à être, largement étudiée par les historiens.

Il existe donc deux formes d’intégration des barbares à l’armée romaine entre le 4 e siècle et le 6 e siècle.

La première consiste au recrutement de soldats étrangers à titre individuel.

Le barbare est alors versé dans une unité romaine en fonction de ses capacités et des besoins du moment et il est rapidement intégré et noyé dans la masse des troupes.

Il reçoit une formation à la discipline romaine et son équipement standardisé directement de l’armée.

La seconde forme d’intégration des barbares à l’armée romaine apparaît plus tardivement à la fin du 4 e siècle.

Les empereurs et les maîtres de milice engagent des contingents entiers de barbares pour combler les pertes des guerres récentes extrêmement meurtrières et aussi pour profiter de l’expérience et des aptitudes spécifiques de certaines tribus.

Cependant, bien que la barbarisation de l’armée romaine permettent à l’Empire romain de contenir pendant plusieurs décennies les différentes invasions venues du nord, elle n’en a pas moins affaiblie sa structure et fragilisée sa cohésion, élément indispensable de l’efficacité d’une troupe sur le champ de bataille, comme le fait remarquer Procope.

Dans la bataille, les soldats provenant de l'extérieur de l'Empire sont en tous points semblables aux légionnaires romains auprès desquels ils se battent.

Mais quand ce sont des régiments complets de fédérés qui rejoignent les rangs de l’armée romaine cela pose quelques problèmes sur le champ de bataille.

Tout d’abord, ces unités sont très souvent commandées par leurs propres chefs, aristocrates, plus ou moins romanisés.

Les guerriers fédérés ont gardé leurs armes et leurs étendards, et n’obéissent qu’aux officiers de leurs tribus.

Les unités sur le champ de bataille


Les formations adoptées


Entre le 4 e et le 5 e siècle, les unités romaines tardives ne se déploient pas de la même manière sur le champ de bataille.

Une première évidence sur le type de formation a été apportée par l’article très détaillé de Everett Wheeler, « The Legion as Phalanx in the Late Empire » .

L’historien anglo-saxon démontre, en s’appuyant sur le traité d’Arrien du 2 e siècle, que l’armée romaine tardive abandonne l’ordre manipulaire et le combat à l’épée pour revenir à la phalange de type grecque, en privilégiant la lance et les formations compactes protégées par des boucliers.

Cela se traduit sur le terrain par des unités plus denses avec moins d’espace entre les soldats.

Si l’on se fie au traité militaire de Végèce, l’ Epitoma Rei Militaris , chaque homme occupe trois pieds de front, ce qui correspond à un peu moins d’un mètre de large .

Par contre, il indique clairement qu’il faut absolument laisser, lors du déploiement, plus de sept pieds entre chaque rang de fantassins, l’équivalent de deux mètres.

Végèce recommande, dans ce même passage, entre trois et neuf rangs de profondeurs pour la ligne de bataille mais six rangs apparaît le plus évident selon lui...

Combat-elle d’un seul bloc ou est-elle divisée en plusieurs sous-unités comme cela a été le cas sous le Principat et la République avec les cohortes et les manipules.

Dans la première hypothèse, en suivant les chiffres données par l’ Epitoma Rei Militaris , une légion de mille hommes au 4 e siècle, déployée sur six rangs, occupe sur le champ de bataille un front de 170 mètres sur 12 mètres de profondeur.

Au 6 e siècle, l’organisation des unités est bien mieux connu en théorie grâce au Strategikon de Maurice.

Maurice nous informe que, dans le passé, certainement au cours du 6 e siècle, les légions de l'empire d'orient étaient formées de plusieurs tagmata de 256 hommes rangés en seize rangs de profondeur.

Pourquoi donc seize rangs ?

Tout simplement, en déployant sur seize rangs de profondeur, cela permet ainsi d’avoir un front de seize soldats, et c’est aussi inspiré de la formation de la phalange macédonienne qui adopte les seize rangs de profondeur pour seize hommes de front.

La tagma occupe, si l’on se réfère aux espacements donnés par Végèce , un front de seize mètres sur 35 mètres de profondeur.

Cette dernière semble être une des caractéristiques essentielles du déploiement de l’armée romaine tardive du 6 e siècle car Procope fait remarquer que la phalange romaine est profonde et étendue à la bataille de Taginae.

La profondeur de seize hommes permet en outre de diviser les rangs à volonté par deux, pour huit hommes de profondeur, ou par quatre, pour quatre hommes de profondeur.

La place des soldats


Au sein même de ces formations, chaque soldat a une place bien spécifique en fonction de ses capacités, de son grade et de son expérience.

Ammien Marcellin emploie les termes d’antesignani, d’hastati et d’ordinum primi pour décrire les soldats formant les premiers rangs de la légion.

Au niveau du vocabulaire, il faut y voir certainement plus un archaïsme qu’une réalité.

Néanmoins, même si les termes sont désuets, il est clair que les soldats composant le front des unités différent de ceux qui s’alignent derrière eux.

On peut penser que l’ordinum primi fait référence à un sous officier, peut-être un descendant du centurion du Principat, commandant une division tactique de la légion tardive, une cohorte.

Les hastati et les antesignani désignent, pour leur part, les soldats plus lourdement armés du premier rang, destinés à recevoir la charge et à combattre le premier au corps à corps.

Arrien au2 e siècle, dans son ouvrage, Ectaxis Contra Alanos, forme sa légion sur huit rangs face aux cavaliers alains, les quatre premiers sont armés de lance et les quatre derniers d’armes de jet, mais cela remonte à plus de deux siècles avant la période étudiée, il n’en demeure pas moins que cet ordre a pu persister jusqu’au 4 e siècle, mais rien ne l’indique clairement.

Même s’il reste impossible de savoir si le Strategikon s’inspire d’une pratique militaire passée ou s’il formule seulement des conseils pertinents pour des généraux, il décrit un placement interne plutôt original au sein de la tagma .

Partant toujours du principe que la tagma est rangée en seize rangs, sur chaque file, il prend les huit soldats les plus aguerris et les plus compétents et en place quatre devant et quatre derrière, les huit hommes restant, les plus faibles et susceptibles de fuir, sont placés entre les quatre premiers rangs et les quatre derniers.

Les hommes peu sûrs sont ainsi encadrés à l’avant et à l’arrière.

Le rôle des hommes du front est de combattre au corps à corps, de ne pas poursuivre l’ennemi pour ne pas briser les rangs, quant aux hommes de derrière, ils doivent faire pression sur les huit rangs indécis du centre, tout en retenant les éventuels fuyards.

Les officiers et sous-officiers


Pour l’emplacement des officiers et des sous officiers, il n’y a aucune allusion dans les sources des 4 e et5 e siècles.

Toutefois, on peut légitimement utiliser les informations données dans le Strategikon afin de suggérer quelques hypothèses.

Une fois l’unité déployée sur le terrain, les centenarii, primi ordines du 4 e siècle ou les tribuns et les comtes du 6 e siècle marchent en première ligne au centre sur le front de la formation, ce sous-officier est accompagné par un porteur d’étendard et derrière lui se trouve un sonneur de cor et un aide de camp, ces trois derniers personnages sont le relais direct des ordres du sous-officier avec ses hommes mais aussi avec l’état-major grâce à l’ordonnance .

En plus de cela, un héraut et un maître de manœuvre suppléent le commandant de l’unité.

Le premier a pour rôle de crier les ordres aux soldats et le second surveille le bon alignement des troupes.

Cette organisation n’est pas impensable pour les siècles précédents le traité, des rôles presque comparables se retrouvent dans les légions du Principat avec l’optio par exemple.

Contrairement aux sous-officiers, les officiers de l’armée romaine tardive semblent être à cheval que ce soit pour une question de prestige, de visibilité et surtout de rapidité .

Maurice indique que lorsque le meros manœuvre sur le champ de bataille, seul son commandant, le mérarque doit chevaucher au devant, accompagné de deux hérauts, deux chefs de manœuvre, d’un strator, d’un spatharios et de deux ornithoboras.

Plus généralement, les officiers romains tardifs tels que les duces ou les comes doivent disposer d’un état-major assez complet composé de messagers, d’aides de camp divers et de gardes du corps fidèles.

Le Strategikon poursuit en rappelant que le chef du meros ne doit en aucun cas combattre directement, il doit se préserver en se plaçant derrière les lignes.

Il est aussi possible d’imaginer qu’il rejoint le général pour suivre le déroulement de la bataille, prêt à recevoir de nouveaux ordres.

A moins qu’il ne mette sa vie en danger en menant lui-même ses soldats au combat.

Les auteurs tardifs comme Ammien Marcellin ou Procope citent à de nombreuses reprises les généraux de l’armée romaine s’exposant à de graves dangers, parcourant la ligne de bataille incessamment.

À la bataille d’Argentoratum (357), le césar Julien chevauche devant les lignes pour exhorter les troupes puis lorsque le flanc droit est débordé, il le rejoint pour rallier ses cavaliers .

Selon Zosime, Julien parcourait toujours les rangs de son armée au moment de la bataille pour sonder ses troupes.

Il peut même s’engager personnellement et, lors de son expédition en Perse, c’est d’ailleurs dans un combat en corps à corps face à un perse qu’il trouve la mort, percé par une lance de cavalerie alors que son escorte n’a pu le suivre au milieu du combat.

Cependant, les auteurs désapprouvent une attitude aussi dangereuse, mettant en péril le commandement de l’armée et ils préfèrent tous que le général reste derrière la ligne de bataille pour gérer son armée et envoyer les renforts où il y en a besoin.

L'équipement du soldat


L’armement de la période tardive diffère, toujours comme avant, en fonction du rang et du type de soldat.

Un fantassin porte généralement toujours la lance de deux mètres et le bouclier rond, il dispose d’une spatha, l'épée, accrochée par un baudrier.

De plus, il est équipé d’un casque et éventuellement d’une protection de corps.

Entre le 4 e et le 5 e siècle, son profil n’évolue pas sensiblement, il reste avant tout un fantassin lourd destiné à former le noyau dur de l’armée du 4 e siècle, portant des armes de jet comme celles décrites précédemment.

Enfin la cavalerie peut-être divisée en trois grandes catégories pour son équipement : les cataphractes très lourdement protégés par de la maille et des écailles, possédant une lance à deux mains ; les scutaires, des cavaliers équipés comme des légionnaires avec bouclier, lance, épée, casque et armure de corps ; enfin la cavalerie légère équipée d’arme de jet, arc ou javelot, sans armure, excellant dans les missions de reconnaissance et de harcèlement de l’infanterie ennemie.

Tous ces armements ont déjà été longuement étudiés et analysés depuis plusieurs années, notamment dans l’ouvrage très complet de Bishop et Coulston ou dans l’étude récente sur l’équipement de l’infanterie romano-byzantine de Stephenson .

Les défenses corporelles


La protection de corps


Tout d’abord, il apparaît clairement que la lorica segmentata, l'armure en plaques de métal, n’est plus en usage depuis le milieu du iiie siècle .

Par contre, ce qui est resté extrêmement populaire et qui semble équiper la majorité des troupes d’infanterie lourde appartenant aux armées comitatenses, c’est Peut être la lorica hamata, la cotte de mailles qui existe dans l’armée romaine depuis l’époque républicaine.

En parallèle s’est également peut être développé le port de la lorica squamata, la cotte d’écailles, essentiellement en Orient, qui garde une forte influence des peuples partho-sassanides.

Mais à mon avis les légionnaires romains portaient plutôt la cuirasse "musclée" de cuir citée dans le premier message de ce sujet, car c'est ce que l'on voit sur les monuments , ou serai-ce le fameux thoracomachus porté sans rien dessus ?

En effet les deux premiers types d’armures sont relativement lourds, environ une dizaine de kilos.

Et leur port par le fantassin ou le cavalier les oblige à s’équiper en dessous de ce que l’anonyme du De Rebus Bellicis appelle le thoracomachus, une sorte de gambison confectionné dans différentes épaisseurs de lin afin de le rembourrer et d’amortir les coups portés sur la lorica hamata ou squamata.

Equipé ainsi, le soldat romain tardif occupe toujours un rôle central aux 4 e et 5 e siècles.

En effet, ce type de protection de corps, ajouté au port d’un bouclier de bois et d’un casque, rend le fantassin lourd très difficile à défaire à distance.

Contrairement aux guerriers barbares, dont les seuls éléments défensifs se limitent couramment à un casque et à un bouclier, le soldat romain dispose d’une protection supplémentaire de choix qui, d’une part, l’immunise presque au tir à longue portée qui viennent se briser contre sa lorica ou son scutum (le bouclier), et d’autre part, le renforce psychologiquement pour avancer au combat, car il se sent mieux protégé que son adversaire.

Les casques


Contrairement à la protection de corps qui ne semble pas être généralisée, surtout chez les troupes légères qui ont besoin de garder de la mobilité, la protection de tête reste en vigueur dans toutes les composantes de l’armée romaine tardive.

Les casques ont sensiblement évolué à cette période.

Ils ne ressemblent plus du tout à ceux du Principat qui se sont inspirés des formes gauloises et italiques.

Désormais, l’influence prépondérante est celle des Perses et des peuples de la steppe comme les Sarmates ou les Alains.

Les casques sont composés de plusieurs pièces rivetées avec un couvre-nuque et des paragnathides rapportées.

Il existe pour la fin de l’Empire romain deux grands types de casques, les rivetés de style Intercisa ou Berkasovo, et les spangenhelm.

Le premier semble être apparu au début du ive siècle et a perduré jusqu’au ve siècle, le second vers le début du ve siècle avec l’incorporation massive de fédérés.

Cependant, les deux types ont la particularité d’offrir beaucoup moins de protection que les derniers casques du iiie siècle, notamment les casques de type Niederbieber qui couvraient extrêmement bien la nuque, les joues et protégeaient, à l’aide de renforts nombreux, le sommet du crâne et le front.

L'équipement offensif


L'importance des armes de jet


Contrairement à ses aînées, républicaine et alto-impériale, l’armée romaine tardive emploie un grand nombre de projectiles au combat.

En plus des armes classiques de l’antiquité comme l’arc ou la fronde et l’arme habituelle du légionnaire comme le pilum, l’armée romaine tardive utilise de nouveaux équipements comme l’étonnante plumbata ou la controversée arcuballista.

Certaines de ces armes sont aussi bien utilisées par des fantassins que par des cavaliers. Ces derniers sont généralement issus de contingents barbares fédérés intégrés à l’armée ou recrutés comme mercenaires, comme c’est le cas au 5 e siècle avec les cavaliers des steppes ou d’Arabie employés couramment comme archers à cheval.

Sources antiques:


Agathias, Historiae, éd. Maraval P., 2007, Paris.

Ammien Marcellin, Res gestae, éd. Fontaine J., 2002, Paris.

Aurelius Victor, De caesaribus, éd. Dufraigne P., 2003, Paris.

Codex theodosianus, éd. Harris J. et Wood. I. 1993, Londres.

De rebus bellicis, éd. Ireland R. I., 1984, Leipzig. Traduction française dans Le Bohec Y. et C. Wolff, éd. 2004.

Eutrope, Breviarum historiae romanae, éd. Hellegouarc’h J., 2002, Paris.

Rufius Festus, Breviarium rerum gestarum, éd. Arnaud-Lindet M.-P., 2002, Paris.

Jean Lydus, De magistratibus populi Romani, éd. Dubuisson M., 2006, Paris.

Jordanès, De origine actibusque Getarum, éd. Devillers O., 1995, Paris.

Julien, Discours, éd. Bidez J., 2003, Paris.

Julien, Lettres, éd. Bidez J., 2003, Paris.

Lactance, De la mort des persécuteurs, éd. Monat P., 1987, Paris.

Maurice, Strategikon, éd. Dennis G. T., 1984, Philadelphie.

Notitia Dignitatum, éd. Seeck O., 1983, Francfort. Traduction française dans Richardot Ph. [1998] 2005.

Panégyriques latins, éd. Galletier E., 2003, Paris.

Procope de Césarée, History of wars, éd. Dewing H. B., 1954, Cambridge.

Végèce, Epitoma rei militaris, éd. Reeve M. D., 2004, Oxford.

Zosime, Histoire nouvelle, éd. Paschoud Fr., 2003, Paris.

Ouvrages généraux


Bishop M. C. et J. C. N. Coulston (1993) : Roman Military Equipment, Londres.

Carrié J. M. et Rouselle A. (1999) : L'Empire romain en mutation : des Sévères à Constantin, 192-337, Paris.

Erdkamp P. (2007) : A Companion to the Roman Army, Malden M.A.

Le Bohec Y. (2006) : L’armée romaine sous le Bas-Empire, Paris.

Liebeschuetz J. H. W. G. (1986) : “Generals, federates and buccelarii in Roman armies around AD 400”, in Freeman et Lightfoot 1986, 463-474.

MacDowall S. (1994) : Late Roman Infantryman, 236-565 AD, Osprey Warrior Series 9, Londres.
Nicasie M. J. (1998) : Twilight of Empire.

The Roman Army from the reign of Diocletian until the battle of Andrinople, Amsterdam.

Richardot Ph. (1998) : La fin de l’armée romaine (284-476), Paris.

Seillier C. (1993) : « Les Germains dans l’armée romaine tardive en Gaule septentrionale.
Le témoignage de l’archéologie », in Vallet et Kazanski, 187-194.

Stephenson I. P. (1999) : Roman Infantry Equipment. The Later Empire, Stroud.

Stephenson I. P. (2006) : Romano-Byzantine Infantry Equipment, Stroud.

Whitby M. (2003) : Rome at War AD 293 – 696, Oxford.

Articles et ouvrages scientifiques détaillés


Coello T. (1996) : Unit Sizes in the Late Roman Army, BAR International Series 645, Oxford.

Elton H. (1996) : Warfare in Roman Europe A. D. 350-425, Oxford.

Frank R. I. (1969) : Scholae Palatinae : the Palace Guards of the Later Roman Empire, Rome.

Goldsworthy A. K. (1996) : The roman army at war, 100 BC – AD 200, Oxford.

Kazanski M. et P. Périn (1997) : « Les barbares orientaux dans l’armée romaine en Gaule au Ve siècle », in Les Dossiers d’Archéologie 223, 24-31.

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Seillier C. (1993) : « Les Germains dans l’armée romaine tardive en Gaule septentrionale.

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Tomlin R. (1998) : “Christianity and the late Roman army”, in Lieu et Montserrat 1998, 21-51.

Wheeler E. L. (2004) : “The Legion as Phalanx in the Late Empire, I”, in Le Bohec et Wolff 2004, 309-358.

Wheeler E. L. (2004) : “The Legion as Phalanx in the Late Empire, II”, in REMA I, 147-175.

Whitby M. (1998) : “Deus Nobiscum : Christianity, warfare and morale in Late Antiquity”, in : Austin, Harriers et Smith 1998, 191-208.

Whitby M. (2000) : “The army c. 420-602”, in Cambridge Ancient History 14, 288-314.

14 Re: Armée Marcienne ? le Mar 31 Jan 2017 - 19:49

GERARD Jacques

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Merci Paskal pour toutes ces informations de premier ordre et ton imposant travail de recherche. La bibliographie est sans doute incomplète; je ne vois aucune référence aux Osprey ou aux WRG.
J'ai ma propre interprétation:
Lorsqu'il revient en Gaule, Aetius est accompagné de quelques troupes romaines peu nombreuses mais de bonne qualité. Il récupère les Ripenses et les Limitaneii qui sont en effectifs affaiblis. Il utilisera aussi sans doute les milices des villes et de quelques gros propriétaires. L'armée romaine en Gaule (sans compter les troupes alliées) n'est plus que l'ombre d'elle même ce qui explique la facilité avec laquelle Attila prendra de nombreuses villes.

15 Re: Armée Marcienne ? le Jeu 2 Fév 2017 - 17:17

Paskal


C'est intéressnat ce que tu dis mais il faut absolumet que tu donnes tes sources , en ce qui me concerne pour un tel article, j'éviterai toujours les référence aux Osprey ou aux WRG.

Bon en termes figuniristiques je veux vraiment savoir si les illustrations de romains du Ve siécle visibles dans le WRG sont valables pour l'époque des huns en gaule romaine au milieu du Ve siécle Very Happy

L'empire romain d'occident disparait en 476 Ap-Jc donc l'armée romaine armée et uniformisée comme on l'magine pour l'époque existe bien encore à l'époque des huns en gaule romaine au milieu du Ve siécle Very Happy

Non ?

16 Re: Armée Marcienne ? le Jeu 2 Fév 2017 - 19:02

GERARD Jacques

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Oui si la solde arrive. Mais ce n'est pas le cas. Beaucoup de soldats désertent, se joignent aux bagaudes, rejoignent Attila... Les Limitanii ne sont plus souvent payées et qu'en est-il de l'habillement? Les vêtements romains doivent se mélanger aux effets civils et barbares.

17 Re: Armée Marcienne ? le Jeu 2 Fév 2017 - 19:14

Eric de Gleievec

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[Réponse au message de Paskal]
Non.

Sérieusement, l'armée romaine oui ; mais de là à dire qu'elle était encore vraiment organisée et uniformisée, il y a un pas que je n'oserais pas franchir. En fait l'armée romaine du temps d'Aetius devait si ça se trouve être difficile à distinguer des autres tribus barbares, il est possible que seuls les motifs des boucliers et une vague couleur de tunique commune à une troupe permettaient de se reconnaître (et encore, j'aimerais pouvoir l'affirmer).

De même que dans la plupart des armées en milieu ou fin de campagne ; il suffit de se renseigner sur l'équipement de certains régiments de Napoléon pour constater que des libertés étaient parfois prises avec les uniformes, et surtout que des pièces d'uniforme perdues ou usées pouvaient être remplacées par tout élément pillé ici ou là. C'était flagrant apparemment en Espagne.

Osprey, ça vaut ce que ça vaut en ce qui concerne les illustrations, mais c'est tout de même bien documenté, surtout les éditions récentes.
Je sais que Patrice est réticent à ce qu'on publie des extraits de livres sur lesquels il peut y avoir copyright, alors je t'enverrai des planches par MP ; tu verras un peu à quoi pouvait ressembler les troupes au temps d'Aetius.

Je ne vois pas pourquoi l'armée romaine de la fin de l'Empire aurait été mieux lotie.


_________________
Si vis pacem, paranoïaque !

Quelques figurines "pas pour jouer".

18 Re: Armée Marcienne ? le Jeu 2 Fév 2017 - 19:51

Paskal


En général dans les ospreys seul le texte est utiisable...

19 Re: Armée Marcienne ? le Jeu 2 Fév 2017 - 20:18

Eric de Gleievec

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Pour revenir sur les ouvrages WRG : ils sont principalement de 3 types :

- Les ouvrages de référence historiques, tactiques et uniformologiques suscités ;
- Les règles de jeu bien connues, La Gush, "Wargame rules" plus connue sous son numéro d'édition, "5", "5bis", "La 6" etc.
- Les listes d'armées se rattachant à ces règles.

Pour appuyer ce que dit Paskal, les ouvrages de référence sont ce qui s'est fait de plus pointu en la matière et restent inégalés malgré leur âge ; seul point noir, les illustrations de certains de ces ouvrages sont hideuses (je pense particulièrement au "Greek & Persian Wars", je dessinais comme ça quand j'avais 10 ans).

Les règles ont inspiré tout ce qui est sorti par la suite en matière de jeu historique avec figurines.

Les listes d'armées sont de bonnes bases, même si je considère que des fois il faut savoir en dévier (tout dépend si on veut jouer en Histo ou en compèt'). Par exemple dans les règles de la 6, on trouve certaines aberrations (Liste 149 "Later polish" par exemple : on y trouve 6 à 12 arbalétriers montés, pour 9 à 21 chevaliers ; alors que dans la réalité chaque chevalier se pointait sur le champ de bataille, si mes souvenirs sont bons, avec presque une dizaine de tireurs montés. On trouve d'ailleurs cette info dans les autres ouvrages du WRG).
Pareil pour la Gush (période renaissance), on ne trouve aucune armée pour la période de Maximilien Ier, rien non plus pour la guerre des paysans ; ces lacunes sont regrettables.

Mais effectivement, la richesse du WRG est d'avoir fait connaître des peuples combattants oubliés avec leurs tactiques, leurs formations, leurs apparences... ces ouvrages sont incontournables pour tous les joueurs d'histoire... même si ils jouent seulement à Argad Wink


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Si vis pacem, paranoïaque !

Quelques figurines "pas pour jouer".

20 Re: Armée Marcienne ? le Jeu 2 Fév 2017 - 20:28

Paskal


La WRG c'est la bible Very Happy

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