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Deux ducs pour une couronne ...ou la guerre de Succession de Bretagne en raccourci !

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Patrice

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Donc… c'était les 16-17 avril, pour les 20 ans de la règle « Argad ! »



…et ce compte-rendu risque d'être assez touffu…

Or donc, ces terribles événements se déroulaient au milieu du quatorzième siècle, sur quatre tables représentant diverses parties de la Bretagne.

Rappelons que dans cette guerre, la « guerre de Succession de Bretagne » au tout début de la guerre de Cent Ans, deux prétendants au titre de duc de Bretagne s'opposent : Charles de Blois soutenu par le roi de France, et Jean de Montfort soutenu par le roi d'Angleterre ; d'où les deux partis adverses les « Franco-blésistes » et les « Anglo-montfortistes ».

Le début de la mise en place :



Les quatre tables correspondent entre elles. La table la plus à l'ouest est Anglo-montfortiste ; le pays rennais est Franco-blésiste ; la table centrale est partagée mais avec une troupe du vicomte de Rohan (PNJ blésiste) déjà en place à Mauron ; Hennebont, montfortiste, est assiégée par les Français le samedi.

Le passage direct du Vannetais vers la Cornouaille étant interdit aux Franco-blésistes, et le passage direct du Vannetais vers le Rennais étant interdit aux Anglo-montfortistes (sauf cas particuliers).

(Ce n'est pas tout-à-fait la disposition qui était prévue, on a adapté lors de la mise en place des décors. Et bien sûr, toute la Bretagne n'est pas représentée... et vous remarquerez que les distances ne sont pas proportionnelles, ni rien du tout d'ailleurs ! le but étant de donner une impression générale.)



Rennes et son petit faubourg extérieur :



Du haut des remparts de Rennes, la vue s'étend loin vers le sud…
(et oui, bon, on a mis la Vilaine où on a pu...)



Hennebont, avec à droite le camp des assiégeants franco-blésistes. Au premier plan, le village de Theix.



Le camp des assiégeants d'Hennebont, sur la rive du Blavet :



Dernière édition par Patrice le 28/4/2016, 15:22, édité 6 fois


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« Il vaut mieux faire face à ce qui est derrière nous, que tourner le dos à ce qui est devant ! » (capitaine Huchehault)
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Patrice

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Admin
…Et il y avait aussi une petite table en plus, accessible seulement aux personnages ayant une raison de vouloir y aller  (un village du pays de Rennes le samedi ; ou le manoir de Kervasquer, aux confins de la Haute-Cornouaille, le dimanche).

La surface de jeu totale était donc : 3 tables de 3 m x 1,80, une table (centrale) de 3,75 x 1,80, et la petite table supplémentaire, soit environ 24 m2.

Chaque joueur avait diverses possibilités et informations, et quelques enquêtes et énigmes étaient dispersées en plus…

En voici les grandes lignes (tout n'est pas mentionné ici !)

– Amaury Guillou seigneur de Kernet (petit noble breton, blésiste, des environs de Pontorson)
Informations :
– Les Français et les Bretons blésistes sont en train de mettre le siège devant Hennebont. Ils amènent pour cela des convois depuis Rennes. Les Anglo-montfortistes ne semblent pas encore pouvoir s’y opposer, mais ils vont peut-être essayer.
– On parle de sorcellerie dans les campagnes rennaises.
– Tu peux te porter candidat pour une charge de sénéchal ; soit de Rennes (table rennaise), soit de la Bretagne centrale. Être sénéchal donne une autorité sur la région concernée, avec la mission de la défendre, et cela peut rapporter si cette région échappe aux pillages.

– Ricceri Grimaldi (capitaine d'arbalétriers gênois, au service des Français)

Informations :
– Les Français sont en train de mettre le siège devant Hennebont. Ils amènent pour cela des convois depuis Rennes. Les Anglo-montfortistes ne semblent pas encore pouvoir s’y opposer, mais ils vont peut-être essayer.
Début samedi : tu entres en mer (secrètement) avec des navires de la flotte de Louis d’Espagne (amiral de France).
Samedi, tu peux choisir :
– de débarquer en Cornouaille ou Léon où tu le désires, pour piller un ou plusieurs villages montfortistes et repartir avec le butin.
et/ou
– de renforcer les assiégeants d’Hennebont.

– Thomas Baskerville (petit noble anglais)
Cadet de famille peu argenté (juste de quoi t’équiper avec tes suivants), arrivé en Bretagne dès le début de la guerre. Trouver un fief en déshérence est un bon moyen de s’assurer des revenus ; tu viens donc d’épouser une veuve bretonne, Marianne de Quenhuen, dont le mari est mort en mer il y a plusieurs années et qui possède le petit domaine de Kervasquer.
Informations :
– Les Français sont en train de mettre le siège devant Hennebont (où se trouve l’épouse de Jean de Montfort). Ils amènent pour cela des convois depuis Rennes. On ne peut sans doute pas les en empêcher, mais on peut les gêner.
– Il faut faire parvenir, depuis Brest (ou Hennebont) un convoi (charrette) de vivres à tous les villages montfortistes.
– Tu peux essayer d’acheter une charge de sénéchal ; soit de Brest (table Léon Cornouaille), soit de Bretagne centrale, soit de Hennebont (table vannetaise). Être sénéchal donne une autorité sur la région concernée, avec la mission de la défendre, et cela peut rapporter si cette région échappe aux pillages.
– Quelle que soit l’issue de la guerre, Brest est une position stratégique, à mi-chemin entre Bordeaux et l’Angleterre, trop importante pour être laissée aux seuls Bretons quel que soit leur camp ou leur obédience.
Samedi, entrée au choix : soit à Brest, soit par le bord ouest de la table centrale.

– Marianne de Quenhuen (dame de Kervasquer) (présente seulement le dimanche)
Tu es la veuve de Denez de Kervasquer, ton premier époux, mort en mer il y a des années en revenant d’un pèlerinage à Saint-Jacques en Espagne. Tu as donc hérité de son petit manoir de Kervasquer. Le manoir est assez isolé et tu espères qu’il restera à l’abri de la guerre et des pillages.
Le manoir se trouve dans une région plutôt favorable à Jean de Montfort (allié aux Anglais) et tu t’es donc finalement remariée avec un petit noble anglais, Thomas Baskerville.
Informations :
– Un de tes cousins, Guilo Clec’h, combat aussi du côté montfortiste.
– Il y a un rebouteux réputé à Callac (en l’absence de médecins qui habitent tous en ville).
– Un trouvère qui passe souvent de château en château, t’es dévoué et veut te rendre service.
– On dit qu’un loup-garou terrorise des campagnes en Bretagne centrale.

– Denez de Kervasquer (petit noble breton, sans parti)
Il y a dix ans, tu as fait le pèlerinage de Saint-Jacques en Espagne, avec quelques hommes de ton fief. Une fois là-bas, fatigué et un peu malade, tu as pensé qu’après avoir fait tout le chemin à pied, Dieu ne vous en voudrait point de rentrer un peu plus vite par bateau ...mais à peine éloignés de la côte d’Espagne, vous avez été capturés par des pirates barbaresques, et emmenés comme esclaves en Alger.
Au bout de plusieurs années, tu a été remarqué par un émir local, qui t’a demandé de le servir comme champion. Satisfait de tes services, il t’a accordé de rentrer chez toi avec quelques compagnons de ton choix.
Début samedi : tu arrives à pied, en vesture légère et seulement armés d'épées (au choix : par l’est de la table vannetaise, ou par le sud de la table rennaise) sans trop comprendre ce qui se passe ni cette guerre. Si tu veux t’équiper tu peux faire allégeance à l’un ou l’autre camp et demander qu’on t’arme gracieusement ; ou bien emprunter à un prêteur en gageant sur ton fief (le manoir de Kervasquer).

– Nom inconnu, ou connu sous plusieurs noms différents !
Cadet de famille, tu as commencé des études de clerc (permettant une promotion sociale) mais tu as mal tourné à force de fréquenter les auberges louches, tu as fait quelques courts séjour en geôle...
(suivent quelques informations confidentielles...)
Samedi : tu commences à l’auberge du Gras Bœuf, dans le faubourg de Rennes.

– Le Bastard de Quimerc’h  (bâtard de noblesse bretonne, chef de routiers bretons et anglais ; montfortiste)
Infos :
– Les Français sont en train de mettre le siège devant Hennebont (où se trouve l’épouse de Jean de Montfort). Ils amènent pour cela des convois depuis Rennes. On ne peut sans doute pas les en empêcher, mais on peut les gêner.
– De plus en plus de petits nobles anglais cherchent à épouser des héritières bretonnes, cela devient pénible car ça réduit le potentiel de promotion et d’enrichissement pour la petite noblesse locale (et encore plus pour les cadets et les bâtards).
– Tu peux essayer d’acheter une charge de sénéchal ; soit de Bretagne centrale, soit de Hennebont (table vannetaise), soit de Brest (table Léon Cornouaille). Être sénéchal donne une autorité sur la région concernée, avec la mission de la défendre, et cela peut rapporter si cette région échappe aux pillages.
Début samedi : peut entrer par le sud de la table Cornouaille, ou par l’ouest de la table vannetaise.

– Guilo Clec’h (petit noble breton montfortiste)
Informations :
– Tu connais bien la région vannetaise, ses villages et la ville de Hennebont.
– Les Français sont en train de mettre le siège devant Hennebont (où se trouve l’épouse de Jean de Montfort). Ils amènent pour cela des convois depuis Rennes. On ne peut sans doute pas les en empêcher, mais on peut les gêner.
– Une de tes cousines, Marianne de Quenhuen, qui était veuve (son mari est mort en mer il y a des années) s’est remariée avec un Anglais : Thomas Baskerville. Elle vit dans le petit manoir de Kervasquer.
– Tu as vaguement connu le sire de Gleievec (un petit noble de Bretagne centrale) et tu penses qu’il est plutôt favorable à Montfort.
– Un de tes valets connaît un homme dont le neveu est alchimiste et aurait inventé une arme nouvelle ; cet alchimiste se nomme Jehan le Fol et habite à Theix.
– Tu peux essayer d’acheter une charge de sénéchal ; soit de Bretagne centrale, soit de Hennebont (table vannetaise), soit de Brest (table Léon Cornouaille). Être sénéchal donne une autorité sur la région concernée, avec la mission de la défendre, et cela peut rapporter si cette région échappe aux pillages.
Début samedi : peut entrer par l’ouest de la table vannetaise, ou par le sud de la table centrale.

– Le sire de Gleievec (petit noble breton, montfortiste discret)
Informations :
– Tu connais bien la Bretagne centrale. Cette région est majoritairement blésiste (Rohan), sauf vers l’ouest, aux confins de la Cornouaille qui est plutôt montfortiste.
– Les Français sont en train de mettre le siège devant Hennebont (où se trouve l’épouse de Jean de Montfort), dans le vannetais. Ils amènent pour cela des convois depuis Rennes.
– On dit qu’un loup-garou terrorise des campagnes en Bretagne centrale.
– De plus en plus de petits nobles anglais cherchent à épouser des héritières bretonnes, cela devient pénible car ça réduit le potentiel de promotion et d’enrichissement pour la petite noblesse locale.
– Les Blésistes te proposent une charge de sénéchal de Bretagne centrale. Être sénéchal donne une autorité sur la région concernée, avec la mission de la défendre, et cela peut rapporter si cette région échappe aux pillages (tu peux aussi te porter candidat pour une telle charge ailleurs, ou en acheter une dans le camp montfortiste).
Début samedi : peut entrer par la table vannetaise ou la table centrale.



Dernière édition par Patrice le 9/9/2016, 22:47, édité 1 fois


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Matthieu

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Ne souhaitant pas polluer trop ce topic avec un max de photo, vous trouverez mon compte rendus de mes 2 jours ici :

http://argad.forumculture.net/t1486-deux-ducs-pour-une-couronne-ma-partie

Si certain veulent des photos pour leurs compte rendus envoyé moi un mp, je vous donnerais mon mdp de mon hébergeur d'image ou vous aurez toute les photos.

Patrice

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Admin
Comme dit plus haut, certains joueurs pouvaient demander à être « sénéchal » d'une table pour l'un ou l'autre parti (idée inspirée par un passage du livre de Leguay et Martin "Fastes et malheurs de la Bretagne ducale" éd. Ouest-France, page 115, sur les offices attribués ou vendus par les deux partis dans leurs villes : capitaine, connétable, trésorier, portier, etc).

Le rôle de sénéchal donnait de l'autorité à un joueur sur toute la table concernée, lui permettait de manier localement les garnisons PNJ (mais sans les détourner de leur mission), l'intéressait particulièrement à la défense de sa table et lui donnait aussi quelques informations supplémentaires. Cela créait aussi un peu de hiérarchie entre joueurs, au moins sur les tables concernées.

Je trouve que ça a bien marché, les sénéchaux sont rentrés dans leur rôle et se sont même mis à faire régner l'ordre sur leur table avec un grand zèle pour certains. Twisted Evil  Laughing  Les sénéchaux anglo-montfortistes étaient Guilo Clec'h à Hennebont, le sire de Gleievec en Bretagne centrale, et Thomas Baskerville à Brest ; Amaury Guillou de Kernet fut sénéchal blésiste de Rennes le samedi et de Bretagne centrale le dimanche.

Informations des sénéchaux franco-blésistes :

– Un ribaudequin avec ses deux artiliers sont prêts au combat, au donjon de Rennes.
– Un médecin de Rennes est réputé pour soigner les blessures.
– L’auberge du Gras Bœuf, dans le faubourg de Rennes, est un repaire de larrons et de contrebandiers, et un bordiau. La tenancière, Marie-Madeleine, peut donner quelques informations aux autorités si on ferme les yeux sur les petits délits qui s’y passent.
– Le geôlier et bourreau de Rennes, Pierre la Chaîne, connaît bien les milieux louches et les larrons de Rennes.
– On parle de sorcellerie dans les campagnes rennaises.
– On dit qu’un loup-garou terrorise des campagnes en Bretagne centrale.
– Il faut faire partir de Rennes une charrette de vivres et d’argent et la faire passer par tous les villages d’obédience franco-blésiste (et les Anglo-montfortistes font de même pour leurs propres villages à partir de Brest).
– (samedi) il faut envoyer un convoi de matériel et d’artils de Rennes au siège de Hennebont.

Informations des sénéchaux anglo-montfortistes :

– Les Français sont en train de mettre le siège devant Hennebont (où se trouve l’épouse de Jean de Montfort). Ils amènent pour cela des convois depuis Rennes. On ne peut sans doute pas les en empêcher, mais on peut les gêner.
– Un médecin de Hennebont, et un de Brest, sont réputés pour soigner les blessures.
– L’auberge des Remparts à Hennebont (dans la ville), et l’auberge du Port, à Brest (dans le faubourg) sont des repaire de larrons et de contrebandiers, et des bordiaux. Les tenanciers peuvent donner quelques informations aux autorités si on ferme les yeux sur les petits délits qui s’y passent.
– On dit qu’un loup-garou terrorise des campagnes en Bretagne centrale.
– Il faut faire partir de Brest une charrette de vivres et d’argent et la faire passer par tous les villages d’obédience anglo-montfortiste (et les Franco-blésistes font de même pour leurs propres villages à partir de Rennes).
– (dimanche) il faut envoyer un convoi de matériel et d’artils depuis Brest ou Hennebont au siège de Rennes.


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Patrice

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Admin
Voici donc une bonne portion des événements du samedi... en attendant plus.

En début de journée, un convoi franco-breton escorté par Amaury Guillou de Kernet sort de Rennes et se dirige vers le sud. Il traverse le petit faubourg extérieur, passant devant l'auberge du Gras Bœuf sous l'œil rigolard des clients :





Assez loin de là, une troupe de voyageurs en vesture légère chemine à pied dans le pays de Rennes.



Ces voyageurs aperçoivent enfin, loin à l'horizon, la forme massive des remparts de la ville :



L'escorte du convoi parti de Rennes se trouve bientôt face à cette petite bande et il s'en faut de peu qu'Amaury de Kernet, les prenant pour des brigands, ne charge Denez de Kervasquer (car c'est lui, enfin de retour après 10 ans de captivité en Alger !) et ses hommes.



Cette tragique méprise est évitée de justesse. Denez de Kervasquer explique qui il est. Amaury de Kernet ne sait quoi lui répondre ; un vieux chevalier qui l'accompagne se souvient que le sire de Kervasquer est mort en mer il y a des années. Denez de Kervasquer raconte ce qui lui est advenu ; le chevalier lui répond qu'en effet il y a eu une enquête, et qu'il a été déclaré mort (...ah !) et que sa femme s'est remariée (...oh ?) avec un Anglais (...aaargh...!)

Denez de Kervasquer peut poursuivre sa route, et parvient bientôt à Rennes…



De leur côté, quelques clients de l'auberge semblent avoir une idée derrière la tête...



…ils entrent en ville, et vont frapper à une porte ; puis, un peu plus tard, à une deuxième…



Des cris de femme s'élèvent soudain. Denez de Kervasquer, qui était en train de raconter son histoire à un clerc de la capitainerie, s'élance suivi de quelques gardes, mettant en fuite les ribauds qui quittent alors la ville par une petite poterne donnant sur la Vilaine.



Pendant ce temps, le convoi d'Amaury Guillou de Kernet renforce le village éloigné…



…puis repart vers le nord-ouest pour aller à Mauron où l'attend une garnison du vicomte de Rohan :



Pendant ce temps, bien loin de là, le Bastard de Quimerc'h, et Guilo Clec'h récemment nommé sénéchal du Vannetais font leur entrée à Hennebont (la ville n'étant pas entièrement bloquée par les assiégeants français) :



Peu après, ils sortent ensemble par la porte principale...



…et marchent vers la Bretagne centrale en contournant les assiégeants qui n'osent pas trop s'y opposer.





Dernière édition par Patrice le 27/4/2016, 14:56, édité 4 fois


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Patrice

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Bien plus loin, la garnison anglaise du château de Brest se sent en sécurité...



…mais apprend soudain que la flotte de Louis d'Espagne (amiral de France) vient de débarquer des mercenaires gênois en Cornouaille !





Une troupe anglaise se met aussitôt en route, passant entre le Menez Hom et Crozon…



Les Gênois sont déjà à Roscaquen ! Les paysans locaux tentent de résister… puis doivent se rendre ou s'enfuir.







Roscaquen est ses alentours sont pillés ; mais, sur la côte, le navire doit reprendre la mer devant l'approche des Anglais.





Thomas Baskerville arrive à Roscaquen et rassure les paysans survivants (qui n'aiment guère les Anglais, mais préfèrent encore les voir plutôt que des pillards français).



Coupés de la côte et poursuivis, les Gênois passent dans le Vannetais et rejoignent les assiégeants d'Hennebont.



Thomas Baskerville, qui s'intéresse aux choses d'autrefois, a aussi envoyé quelques hommes explorer un cairn qu'on dit très ancien. Après avoir déplacé les lourdes pierres qui en ferment l'entrée, ils y trouvent des ossements et de vieux objets de bronze verdis par l'âge (une épée, une pointe de lance). Ils jettent ces ordures au-dehors, et découvrent en-dessous un torque et des bracelets d'or qu'ils s'empressent de rapporter à leur maître.



Retournons en Bretagne centrale, plus précisément à Callac, d'où le sire de Gleievec et une troupe anglaise se demandent comment progresser...




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Entre temps, Guilo Clec'h sénéchal du Vannetais était allé à Theix et y avait trouvé des paysans peu motivés en faveur de l'un ou l'autre parti.



…mais en fin de journée, quelques hommes envoyés par les Blésistes de Rennes rejoignent ce village, ce qui pèsera lourdement dans le destin de ses habitants.



En Bretagne centrale, la petite garnison de Mauron veille en attendant le convoi franco-blésiste parti de Rennes qui doit aller renforcer les assiégeants d'Hennebont….



…mais voit arriver, de Callac, le sire de Gleievec et des éléments de la garnison de Brest détachés par Baskerville qui escortent un autre convoi de ravitaillement …pour les assiégés d'Hennebont ! Les Anglo-montfortistes dépassent franchement le carrefour et s'avancent au-devant de leurs adversaires : c'est la première bataille de Mauron.









Le sire de Gleievec reçoit un carreau d'arbalète fort mal placé. Cette blessure, et la sauvegarde du convoi anglais de Brest qui a atteint le carrefour de la route d'Hennebont et s'éloigne sans dommage vers le sud, le poussent à se replier lentement vers Callac où habite un rebouteux qui pourra le soigner.

Le convoi français arrive enfin de Rennes, et dépasse Mauron. La route est maintenant libre, mais le temps ne suffira plus.



Devant eux, sur la colline au sud-ouest, le convoi anglais escorté par Guilo Clec'h et Quimerc'h a pris beaucoup d'avance, s'éloigne en direction du pays vannetais…



…et entre bientôt à Hennebont sans que les assiégeants (qui craignent surtout de voir leur propre position attaquée) ne s'y opposent réellement.





Une nouvelle troupe est arrivée de Rennes du côté franco-blésiste, et contourne le champ de bataille de Mauron par le nord : c'est Denez de Kervasquer, maintenant tout armé en guerre ainsi que ses hommes (par la largesse de la capitainerie de Rennes, et aussi du prévôt des marchands de cette ville pour le remercier d'avoir mis en fuite des larrons qui attaquaient sa maison).



Devant l'avance rapide de Kervasquer dont ils ignorent les intentions, le sire de Gleievec (maintenant soigné, après amputation d'une gonade dont on raconte qu'elle finit dans la mangeoire aux cochons) et les Anglais abandonnent Callac. Avec une grande conscience professionnelle, Gleievec, pour éviter qu'un village de sa sénéchaussée fût pillé par l'ennemi, prend soin de le piller lui-même avant de partir. Denez de Kervasquer entre à Callac et s'y installe un moment. Les Franco-blésistes dominent maintenant toute la Bretagne centrale.

Arrivant directement de Cornouaille, Thomas Baskerville entre à Hennebont par la rive ouest au grand soulagement de la garnison montfortiste. Quelques habitants l'invectivent. Il y a eu quelques émeutes en ville pendant cette journée, sans doute inspirées par l'évêque de Vannes (pro-français) mais le sénéchal Guilo Clec'h les a réprimées avec autorité ; il a également fini par refuser l'entrée de la ville à trois moines qui semblaient renseigner les Français, ainsi qu'à une petite troupe de vagabonds suspects. Peu de temps après, une flotte anglaise remonte le Blavet et complète la délivrance de la ville.



Loin de là, la flotte française de Louis d'Espagne passe la pointe de Crozon et tente de menacer la rade de Brest, mais sans conviction car manquant de troupes à bord pour inquiéter vraiment les Anglais.





Il faut aussi mentionner, un peu plus loin au nord, un mendiant à demi-fou qui habite dans le creux d'un arbre. Quand le sire de Baskerville envoie demander qui il est, il répond qu'il est le serviteur de Notre-Dame Marie et il se met à chanter des cantiques. Les Anglais le laissent tranquille ; on en reparlera…



Dernière édition par Patrice le 27/4/2016, 22:17, édité 7 fois


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Patrice

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A-t-on oublié de mentionner des choses importantes de ce premier jour (on pourra y revenir) ?

Dans cette première phase, la situation générale est assez équilibrée. Les Anglo-montfortistes ont semblé assez dominants, leurs ennemis reculant souvent devant eux ou hésitant à les attaquer de front (sauf en Bretagne centrale) mais en fin de journée les Franco-blésistes ont quand même un avantage stratégique global :

– Les Franco-bretons ont protégé leurs communications avec tout le pays de Rennes, avec Mauron, et même avec Theix dont les habitants sont hésitants. Ils ont pillé Roscaquen en Cornouaille, et pris Callac (où il ne restait pas grand'chose à piller) ainsi que toute la Bretagne centrale. Ils n'ont par contre pas réussi à renforcer le siège d'Hennebont, qui doit être levé.

– Les Anglo-bretons ont ravitaillé Hennebont, repris le contrôle de toute la Cornouaille, et sont solidement établis dans l'ouest du Vannetais.

Le temps est aussi peu proportionnel que les distances dans cette partie ! Après ce premier jour où Hennebont était assiégée (1342) nous passons au deuxième jour. Du point de vue des personnages il n'y a sans doute que quelques jours ou quelques semaines d'écart, le temps de refaire leurs forces et de se réorganiser. Mais il y a de nouveaux événements : le siège de Rennes par Lancastre (1356-57) et le miracle du Folgoët (1358)...


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malo du Kern

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@Patrice a écrit:
L'escorte du convoi parti de Rennes se trouve bientôt face à cette petite bande et il s'en faut de peu qu'Amaury de Kernet, les prenant pour des brigands, ne charge Denez de Kervasquer (car c'est lui, enfin de retour après 10 ans de captivité en Alger !) et ses hommes.

Cette tragique méprise est évitée de justesse.
Amaury, compagnon de Du Guesclin, ne voulait pas se laisser surprendre par une bande de marauds à la solde des anglais. Il valait mieux clarifier leurs attention au plus vite.
Après les avoir écarter de la route du convoi, on a pu se présenter. J'espère avoir réussi ainsi à le convaincre de rejoindre notre parti pour obtenir des armes et recouvrer son fief.

Au début nous ne savions pas qui des joueurs seraient de notre partie. Ainsi il fallait avancer ..prudemment mais se montrer résolu ..au cas où.
Cet inconnu au départ donnait du miment en début de partie.

http://malo.du.kern.free.fr/Escarmouche.html

Patrice

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Et donc, en ce dimanche matin, la situation est un peu modifiée…

Les Anglais du duc de Lancastre ont mis le siège devant Rennes :









On reconnaît, sur les remparts de la ville, la bannière de Du Guesclin.



En Léon, un grand miracle s'est produit : le mendiant dont nous parlions plus tôt est mort, et sur sa tombe a poussé un lys portant les mots AVE MARIA. Ce miracle attire déjà les foules. L'évêque de Saint-Pol-de-Léon et un cardinal qui passait dans la région sont venus examiner les lieux.



La garnison anglaise de Brest surveille ça de loin, en se demandant vaguement si cela va constituer un trouble à l'ordre public ou une source de revenu.



À Callac, Denez de Kervasquer, qui s'apprête à reprendre sa route pour enfin rentrer chez lui, apprend qu'un de ses compagnons a été égorgé pendant la nuit (apparemment en sortant pisser). Ne voulant plus s'attarder, il demande à trois voyageurs qui passaient par là de mener l'enquête, en leur promettant une bonne récompense s'ils vengent ce malheureux ; puis il reprend sa route avec sa troupe.

Les trois hommes (d'anciens clients de l'auberge du Gras Bœuf de Rennes, assez peu craintifs) se mettent à la recherche d'indices…



…et se retrouvent plus tard face à une sorte de loup-garou dans le cimetière ! ou du moins, c'est ce qu'ils croient voir, dans la pénombre. Après s'être enfuis devant lui, ils parviennent à surmonter leur peur, et à l'occire… et se rendent compte que ce n'est qu'un homme revêtu d'une peau de loup. Il s'agissait en fait du rebouteux du village, qui se déguisait en loup pour effrayer les voleurs et faire régner l'ordre dans les environs.



Loin de là, en Vannetais, un convoi anglo-breton destiné à renforcer le siège de Rennes sort d'Hennebont.



Il devra passer par Mauron, où les troupes franco-bretonnes de Rohan et d'Amaury de Kernet, renforcées par les Gênois de Grimaldi, se sont solidement installées.





De son côté, Denez de Kervasquer arrive enfin sur ses terres, après dix longues années d'absence ! sans savoir ce qu'il va y trouver, sinon que son épouse, Marianne de Quenhuen, est remariée avec un Anglais.



L'un des compagnons de Denez, un Maure qui était esclave avec lui, s'approche discrètement du petit manoir …et découvre qu'il est en effet plein d'Anglais.



Denez de Kervasquer préfère la discussion à une attaque au résultat incertain : il s'approche pacifiquement. Thomas Baskerville et Marianne de Quenhuen sortent à sa rencontre, et sont très surpris d'apprendre qui il est !



Après quelques hésitations, ils commencent à le croire. Denez de Kervasquer (à gauche) et Thomas Baskerville (à droite), conscients de n'avoir ni l'un ni l'autre la supériorité militaire, cherchent à éviter un combat très risqué pour tous les deux, tandis que Marianne de Quenhuen (au centre) apprécie l'étrange sensation d'avoir soudain deux maris et se demande sans doute comment en tirer parti…



Ils décident d'aller consulter les autorités écclésiastiques. Et, justement, on dit que plusieurs dignitaires religieux sont rassemblés sur les lieux d'un miracle près de Brest.



Dernière édition par Patrice le 14/7/2016, 23:03, édité 5 fois


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Patrice

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Plus à l'est, dans le Vannetais, quelques hommes d'armes et sergents arrivent à Theix, cherchant apparemment à déterminer la loyauté des habitants du village.



Les habitants de Theix se disent prêts à jurer fidélité à tout ce qu'on veut, à être Montfortistes ou Blésistes si on le leur demande, sans se rendre compte qu'ils aggravent leur cas. L'un des hommes d'armes prétend venir de Touraine : les Theixois se proclament alors Tourangeaux ! Les soldats se fâchent, brûlent le village et commettent des atrocités sur lesquelles nous ne nous étendrons pas.





Pendant ce temps, sur le Menez Hom, une troupe de voyageurs s'approche d'une petite chapelle. Des paysans qui surveillent la côte viennent s'enquérir de ce qu'ils veulent mais ne s'en inquiètent pas plus.



Ces voyageurs sont, en fait, le petit groupe de Rennais dont nous avions déjà parlé. L'un d'eux détient un bout de parchemin (vendu par un inconnu à l'auberge du Gras Bœuf à Rennes) qui lui fait croire à l'existence d'un trésor, mais il n'en sait pas plus. Ils se mettent à fouiller la chapelle, sans résultat. Ils ignorent qu'un autre morceau du même parchemin a été remis à Denez de Kervasquer par un clerc de la capitainerie de Rennes (qui désespérait d'y comprendre quelque chose) ; qu'un troisième morceau a été donné à Guilo Clec'h par un habitant d'Hennebont qui croyait sa dernière heure venue pendant les émeutes du siège ; et que Thomas Baskerville, sans en avoir aucune preuve tangible, en a aussi entendu parler à l'auberge du Port à Brest.

En Bretagne centrale, la seconde bataille de Mauron va commencer… Les Anglo-bretons approchent du village, dans l'intention de s'ouvrir par la force un passage vers Rennes.





Sur l'aile droite franco-bretonne, Ricceri Grimaldi (à cheval) a placé ses arbalétriers derrière des pavesiers de Rohan, et ne s'éloigne jamais beaucoup du soldat qui porte dans un coffre le produit du précédent pillage de Roscaquen.



Voyant la solidité du centre franco-breton, les Anglo-montfortistes tentent une attaque de chevalerie sur ce flanc :





Mais ils sont contrés par la chevalerie adverse …avec une nouvelle tournée de blessures pour plusieurs chefs, je ne sais plus trop qui, sinon que deux ou trois d'entre eux se retrouvent le derrière par terre ayant été désarçonnés de leur monture, sous l'œil effrayé de bûcherons cachés dans les bois :



Ils ne percent pas davantage du côté sud, où quelques piétons sont repoussés par des hommes d'armes blésistes.



Ils décident donc de continuer à avancer au centre… très doucement :







Assez bizarrement (mais c'était prévisible vu le scénario) la table où se déroule la plupart des combats est celle où, par manque de plaques de terrain, nous avons dû déployer une vieille feutrine verte que tout le monde a bien connu autrefois…



Dernière édition par Patrice le 30/4/2016, 22:28, édité 2 fois


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Patrice

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Thomas Baskerville, Denez de Kervasquer, et Marianne de Quenhuen, venant du manoir de Kervasquer (la petite table séparée à l'arrière-plan) cheminent vers Brest en contournant les Monts d'Arrée (la colline à gauche). Approchant du Menez Hom, ils remarquent une agitation de ribauds près de la chapelle au sommet de celui-ci.



Ils encerclent et interrogent tout ce beau monde, qui finit par leur révéler que leur chef, parti vers Brest, a sur lui un morceau du fameux parchemin. Denez de Kervasquer ayant déjà indiqué à Thomas Baskerville qu'il en a lui-même un morceau, les deux hommes d'armes décident de poursuivre ce jeune homme.



Celui-ci, et une ribaude qui chemine avec lui, sont rattrapés peu de temps après, près des bois de justice…



…auxquels ils échappent néanmoins : en échange de leur morceau de parchemin, ils sont relâchés dans les Monts d'Arrée. Ils iront plus tard s'installer à l'auberge des Remparts à Hennebont, faisant profil bas dans cette ville où ils ne sont pas encore connus.



Thomas Baskerville ayant, par ailleurs, envoyé un cavalier demander à Guilo Clec'h le troisième morceau du parchemin, cette énigme sera sans doute bientôt résolue ?

Arrivés près du lieu du miracle du Folgoët, Baskerville (à gauche) et Kervasquer (à droite) tentent tous deux de convaincre les autorités écclésiastiques qu'ils y trouvent (un MJ au centre) de leurs droits sur le domaine de Kervasquer.



La même scène… sur le terrain :



…pendant que les patrouilles anglaises continuent de surveiller le faubourg de Brest.



Pendant ce temps, devant les murs de Rennes, le duc de Lancastre attend toujours ses renforts. Bertrand du Guesclin et quelques bidauts tentent des sorties et mènent des actions de harcèlement contre les assiégeants anglais (mais, les joueurs étant occupés ailleurs, ces escarmouches sont peu développées).





Thomas Baskerville (toujours accompagné de son célèbre chien) et Denez de Kervasquer retournent à la chapelle du Menez Hom avec les trois morceaux du parchemin enfin rassemblés, sur lesquels on peut lire : « Je jure devant Dieu avoir enterré à six toises au couchant du seuil de Saincte Marie du Menez Hom le coffre du Temple » …ils creusent à l'endroit indiqué, et trouvent un important trésor caché par les Templiers de la région en l'an 1307.



Cette fortune leur permet de se mettre d'accord un peu plus tard au château de Brest : Baskerville accepte de renoncer au domaine de Kervasquer (et à son épouse) en échange de la plus grosse partie du trésor, avec laquelle il pense aller s'établir du côté de Callac. Le cardinal, soulagé de voir ce difficile problème juridique résolu (et heureux de recevoir un modeste don prélevé dans le contenu du coffre pour financer ses œuvres charitables) promet d'arranger les choses auprès du Pape pour dissoudre ce second mariage.



Baskerville accepte d'escorter le cardinal vers Rennes (car tous les chemins mènent à Rome, y compris celui de Rennes ; et ça fait aussi un bon moment que le duc de Lancastre attend des renforts !) tandis que Marianne de Quenhuen part faire un petit pèlerinage au Mont Saint-Michel pour faire pénitence d'avoir eu deux maris sans l'avoir su, et que Denez de Kervasquer regagne son domaine.



En traversant Callac, Marianne de Quenhuen se dit quand même que ses deux maris auraient pu prévoir un charroi plus digne de son rang… mais sans doute cela fait-il partie des inconvénients du pèlerinage.



Ils arrivent à Mauron pour la fin de la bataille, où, en avançant lentement leurs forces, le sire de Gleievec, Guilo Clec'h, et le Bâtard de Quimerc'h parviennent finalement à forcer les Franco-bretons à la retraite.





Thomas Baskerville, le Bastard de Quimerc'h, et Guilo Clec'h au centre du village de Mauron :



Dernière édition par Patrice le 30/4/2016, 22:39, édité 6 fois


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Patrice

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La seconde partie de la guerre a donc vu un retour en force des Anglo-montfortistes qui contrôlent maintenant l'ouest et le centre de la Bretagne mais ne sont pas parvenus par manque de temps à faire passer leur convoi.

Les participants :



Dernière édition par Patrice le 30/4/2016, 22:43, édité 1 fois


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Eric de Gleievec

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A noter que :

- Le convoi qui n'arriva pas à Rennes, a eu son importance dans l'histoire, puisque le Duc de Lancastre s'est vu obligé de lever le siège... après un arrangement à l'amiable avec du Guesclin, que Patrice se fera sûrement un plaisir de nous conter (fait historique avéré, comme beaucoup d'anecdotes de cette partie...)

- Lors de la tentative de prise de Mauron par les anglo-montfortistes, le Sire de Gleievec a affronté Amaury Guillou en combat singulier... ce fut épique, car nos dés ont décidé d'afficher à chaque tour de combat les mêmes résultats :

1er tour : charge à la lance : nous nous frappons mutuellement à la tête, et tombons tous deux de cheval, blessés.
2d tour : au sol, nous dégainons nos armes, nous affrontons... et parvenons chacun à atteindre d'un brave coup d'estoc, l'entrejambe de l'autre ! Nous n'y résistons pas, et tombons tous deux dans les pâmes (étymologie de "tomber dans les pommes", on s'instruit avec Argad !).

Les hommes du Sire Amaury Guillou décident de rapatrier nos corps inanimés, dans l'espoir de sauver leur chef et d'obtenir une rançon sur ma personne... il aura juste manqué deux tours de jeu pour savoir si mes alliés Angloys auraient pu intervenir à temps pour me récupérer ; comme je suis beau joueur, je laisse à Amaury le bénéfice de m'avoir capturé comme otage.


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malo du Kern

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Effectivement, nos deux PJ furent ainsi blessés de même que les 2 autres PJ, le Bastard de Quimerc'h, et Guilo Clec'h.
Nous savions que la belle chevalerie montfortiste était pressée d'en découdre.

Pressée elle le montra en proposant de décider du passage du convoi par un combat entre 6 chevaliers. Malgré le mépris affiché, Amaury préféra tenir son objectif le plus longtemps possible : retarder le passage du convoi.


Aussi le capitaine génois s'est d'abord approchée pour tirer sur le flanc des archers anglais. Il s'est rapidement retiré poursuivi par la forte chevalerie adverse.

A l'abri des tirs anglais les génois ont attendu.

Après la fin de la charge de cette cavalerie sur nos valeureux paysans, ceux-ci ont poursuivi leur charge sur les arbalétriers génois.
Ils ont alors découvert mes 3 chevaliers en embuscade, et donc divisé leur charge.
Seul 2 chevaliers/4 dont Guilo Clec'h ont pu se sauver après la charge  contre les génois. Mais un trait d’arbalète à courte portée le blessa. Et le dernier chevalier fut aussi touché par les archers en regagnant leurs lignes centrales.
Et les 4 montfortistes qui affrontèrent mes 3 cavaliers n'eurent pas de chance. Seul le Bastard de Quimerc'h réussit a s'enfuir. Mais poursuivit par 2 chevaliers, il fut blessé au bras gauche.
Il doit son salut à l'arrivée des chevaliers anglais de Baskerville.


Notre flanc droit a tenu après la déroute de la chevalerie montfortiste.
Mais le tir nourrit des archers anglais a décimé nos arbalétriers sur le flanc gauche et notre mur de pavois au centre.


N'ayant pas eu de matériel pour constituer de barricade autour du village de Mauron, celui -ci ne pouvait plus être défendu. Le convoi ayant contourné la route sur notre flanc gauche,


et devant les renforts apportés par Baskerville il nous fallait nous retirer vers les bois.
Eh Oui, nous aussi, on aurait bien aimé voir arriver la cavalerie de Denez de Kervasquer pour nous tirer de se mauvais pas.

Nous avons tenté en vain de négocier notre village de Mauron contre la libération de Gleievec.

Le siège de Rennes par Lancastre fut levé. Mais pourquoi sa bannière flotte elle sur les remparts de Rennes à coté celle de Du Guesclin Question

http://malo.du.kern.free.fr/Escarmouche.html

Eric de Gleievec

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@Patrice a écrit:Plus à l'est, dans le Vannetais, quelques hommes d'armes et sergents arrivent à Theix, cherchant apparemment à déterminer la loyauté des habitants du village.



Les habitants de Theix se disent prêts à jurer fidélité à tout ce qu'on veut, à être Montfortistes ou Blésistes si on le leur demande, sans se rendre compte qu'ils aggravent leur cas. L'un des hommes d'armes prétend venir de Touraine : les Theixois se proclament alors Tourangeaux ! Les soldats se fâchent, brûlent le village et commettent des atrocités sur lesquelles nous ne nous étendrons pas.

A noter que, comme Nicothanasor le soulignait sur l'autre sujet, les atrocités ont été commises au cri de "Montjoie Saint Denis", afin que les rares survivants puissent témoigner du comportement des Françoys en terre bretonne !


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Patrice

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@malo du Kern a écrit:Le siège de Rennes par Lancastre fut levé. Mais pourquoi sa bannière flotte-t-elle sur les remparts de Rennes à côté de celle de Du Guesclin Question


Je n'ai pas la source d'origine, apparemment d'anciennes annales connues des historiens plus tardifs.

Pierre Le Baud (qui écrivait au XVe siècle) nous dit :

« Et outre mist le Duc de Lancastre ses bannieres sur les portes, & eut les clefs de la ville (...) »

Et Dom Morice (en 1750) :

« (Le Duc de Lancastre) chercha un expédient pour satisfaire au serment, qu'il avoit fait de ne point lever le siége sans avoir arboré les léopards d'Angleterre sur les murs de la ville. Bertrand du Guesclin le lui suggera, en lui représentant, qu'il pouvoit venir à Rennes avec une dixaine de personnes pour y mettre son étendard sur les murs, & que les habitans ouvriroient volontiers leurs portes pour lui donner lieu d'accomplir son serment. Le Duc saisit la pensée de Bertrand, ne cherchant qu'à se tirer d'affaire avec honneur. On convint d'un jour pour l'exécution de cette belle cérémonie. Bertrand & Penhoet ordonnerent aux habitans de se tenir prêts à recevoir le Duc, & d'étaler sur leurs boutiques tout ce qui leur restoit de denrées, afin que leur misere ne parût pas. Le Duc fut reçu avec tous les honneurs dûs à sa naissance. Il monta sur les murs & y arbora l'étendard d'Angleterre avec autant d'assurance, que s'il en avoit fait la conquête. Mais à peine fut-il sorti de la barriere, que cet étendard fut renversé & jetté par terre ; ce qui le mortifia fort. »


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Patrice

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Ah, et puis, on n'a pas mentionné un gag caché...

...les deux époux rivaux, Baskerville et Kervasquer, étaient peut-être de lointains cousins !

(depuis la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant trois siècle auparavant, ou par d'autres biais ?)

...parce que : Basker/ville et Ker/(b)Vasquer, c'est le même nom en anglais et en breton ! Laughing

(en breton la consonne B devient V après un mot féminin singulier comme kêr).


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Euthanasor

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Rien de tel que la batardise pour éviter trop de consanguinité.


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theiz

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Tardivement, voici enfin, le point de vue et les détails vécus par le bâtard.

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captain Y FRAKASS

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@Patrice a écrit:La seconde partie de la guerre a donc vu un retour en force des Anglo-montfortistes qui contrôlent maintenant l'ouest et le centre de la Bretagne mais ne sont pas parvenus par manque de temps à faire passer leur convoi.

Les participants :


De belles têtes de vainqueurs....

Bravo pour cette narration illustrée digne des hérauts d'autrefois...
cheers

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Patrice

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@captain Y FRAKASS a écrit:cette narration illustrée digne des hérauts d'autrefois...

« Ici Rennes... les hérauts parlent des héros... »


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