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Route de l'abbaye (traduction littérale) ; hiver 1630-1631

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Eric de Gleievec

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Voici donc la nouvelle aventure de cette campagne basée durant la guerre de 30 ans ; partie jouée le dimanche 15 novembre lors du salon de la maquette de Lorient, et qui fut très serrée, et particulièrement sanglante pour tous les protagonistes !

Avant d'aller plus loin dans le compte-rendu, comme d'habitude, je vous resitue le contexte, et les buts de chaque joueur :

Noël est passé, nous sommes donc entrés dans l'année 1631 ; comme il le promettait par courrier au général impérial Conti (voir aventure précédente), le roi de Suède Gustave-Adolphe ne laisse guère de répit à ses adversaires, et continue son avancée dans le Nord de l'Allemagne malgré la neige et la froidure, bien qu'il n'ait encore à ce jour rallié à lui que quelques parias et aventuriers, et aucun des princes protestants allemands qu'il est pourtant venu soutenir dans leur lutte contre l'intolérance religieuse des Habsbourg.

Depuis Demmin, devenu un avant-poste majeur de l'armée suédoise, il a été décidé de lancer une nouvelle action, cette fois en direction du petit village de Dargun, toujours plus loin vers l'ouest. Il se trouve que ce village est situé à un croisement de routes importantes, et que si les Suédois s'en emparaient, cela pourrait constituer pour les Impériaux un obstacle majeur dans leurs communications, et gêner le ravitaillement en direction de villes de Mecklembourg, de Poméranie et de Brandebourg déjà menacées par l'avancée protestante. Entre autres la liaison avec Frankfurt sur Oder serait fortement perturbée, et la chute de cette ville brandebourgeoise semble représenter pour l'état-major suédois une étape importante dans leur stratégie.


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Eric de Gleievec

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Ainsi donc, nous avions divers protagonistes déjà connus de nos services, dont les missions se trouvaient être, à quelques détails près (certains points censés rester secrets ne seront pas dévoilés), les suivantes :

Le camp suédois :

Capitaine de Bavoz / Denis :

Depuis ta participation à la chute de Grimmen, tu as atteint une certaine notoriété dans le camp suédois.

Mais la notoriété, ça s'entretient ! Rien de tel pour être apprécié de l'Etat-Major, que de se porter volontaire pour une mission tant soit peu périlleuse.

Et justement, on vient de vous en proposer une, pour laquelle tu t'es immédiatement avancé : il s'agit d'investir un village de petite taille, Dargun, qui est situé à un croisement de routes ; tenir cet emplacement pourrait nuire énormément au camp impérial, en coupant ses voies de communication et de ravitaillement vers Rostock au Nord, Neubrandenburg au sud, et de là les routes menant vers Berlin, Frankfurt sur Oder... Près du village, une abbaye ruinée se trouve sur une éminence, et s'en emparer permettrait de contrôler aussi bien les routes que le village.
On te demande donc d'aider le lieutenant Flamekueche à installer son artillerie dans les ruines, et à tenir cette position, tandis que le reste des troupes sous commandement suédois maîtrisera le village.

Vous partez donc vers cet objectif, avec une troupe hétéroclite : dragons finnois du lieutenant Marimekko,  cavaliers allemands de Jeremiah Barschwitz, artilleurs et mousquetaires rhénans commandés par le lieutenant Johann Flamekueche, et toi-même avec tes fantassins savoyards.

Mais voilà que juste avant de prendre le départ, tu es contacté par la brigande Berta Messerschmidt, qui a toujours des oreilles qui traînent partout.
Elle a appris que le trésor de guerre d'Adam Blekta, ancien « révolté de Bohême » devenu bandit de grand chemin, et aujourd'hui exécuté par ordre impérial, serait justement caché dans les caves de cette abbaye en ruines qu'on te demande d'investir.
Elle te propose un marché : 50% du trésor si tu l'aides à mettre la main dessus ; mais attention, apparemment d'autres brigands seraient déjà sur l'affaire...


Lieutenant Marimekko / Malo :

Depuis ta participation aux prises de Demmin et Grimmen, l'état-major suédois semble prendre confiance en toi.
Et justement, pour te prouver cette confiance, on t'attribue une mission nouvelle.
Il s'agit d'investir un village de petite taille, Dargun, qui est situé à un croisement de routes ; tenir cet emplacement pourrait nuire énormément au camp impérial, en coupant ses voies de communication et de ravitaillement vers Rostock au Nord, Neubrandenburg au sud, et de là les routes menant vers Berlin, Frankfurt sur Oder...

Vous partez donc vers cet objectif, avec une troupe hétéroclite : cavaliers allemands du jeune Jeremiah Barschwitz, fantassins savoyards aux ordres du capitaine de Bavoz, artilleurs et mousquetaires rhénans commandés par le lieutenant Johann Flamekueche, et toi-même, avec tes dragons finlandais.

Flamekueche devra, aidé par Bavoz, installer son camp d'artillerie dans une abbaye en ruine qui domine le village et le croisement des routes ; quant à toi et à Barschwitz, vous devez tenter de prendre pied dans le village et, bien sûr, soutenir Flamekueche.

Tu as de plus une mission secrète : trouver dans le village des émissaires français du Cardinal de Richelieu, que tu dois emmener en toute sécurité au camp suédois ; ces émissaires sont des moines capucins.
Tu as reçu un ordre de mission de l'état-major pour cette mission précise, mais il t'est demandé de ne l'utiliser qu'en dernier recours (si les autres officiers se demandent pourquoi tu cherches des moines au lieu de défendre la position, par exemple...)

Jeremiah Barschwitz / Matthieu :

Depuis ta participation à la chute de Grimmen, tu as rejoins le camp suédois, dans lequel tu as atteint un certain renom par cette aide spontanée que tu as apportée aux mercenaires du roi Gustave-Adolphe.

Mais tu as vite compris que sous les ordres du Roi de Suède, l'oisiveté n'était guère de mise même au cœur de l'hiver, et qu'on attendait des troupes sous commandement suédois une disponibilité de chaque instant.
Justement, on vient de te proposer une mission nouvelle : il s'agit d'investir un village de petite taille, Dargun, qui est situé à un croisement de routes ; tenir cet emplacement pourrait nuire énormément au camp impérial, en coupant ses voies de communication et de ravitaillement vers Rostock au Nord, Neubrandenburg au sud, et de là les routes menant vers Berlin, Frankfurt sur Oder...

Vous partez donc vers cet objectif, avec une troupe hétéroclite : Dragons finnois du lieutenant Marimekko, fantassins savoyards aux ordres du capitaine de Bavoz, artilleurs et mousquetaires rhénans commandés par le lieutenant Johann Flamekueche, et toi-même, avec tes cavaliers allemands.

Flamekueche, aidé par Bavoz, devra installer son camp d'artillerie dans une abbaye en ruine qui domine le village et le croisement des routes ; quant à toi et à Marimekko, vous devez tenter de prendre pied dans le village et, bien sûr, soutenir Flamekueche.

Lieutenant Johann Flamekueche / Patrice :

Après ton succès lors de ta dernière expédition, tu as tant et si bien gagné l'estime de tes supérieurs... qu'ils ont décidé de te confier des missions de plus en plus périlleuses ; merci qui ?

Aujourd'hui, on te confie donc un train d'artillerie, que tu dois mener jusqu'au petit village de Dargun ; cet endroit est important pour l'état-major suédois, car il est situé est situé à un croisement de routes importantes.
Tenir cet emplacement pourrait nuire énormément au camp impérial, en coupant ses voies de communication et de ravitaillement vers Rostock au Nord, Neubrandenburg au sud, et de là les routes menant vers Berlin, Frankfurt sur Oder...

Vous partez donc vers cet objectif, avec une troupe hétéroclite : dragons finnois du lieutenant Marimekko,  cavaliers allemands de Jeremiah Barschwitz, fantassins savoyards commandés par le capitaine de Bavoz, et toi-même avec tes fantassins et artilleurs.

Tu devras, avec l'aide du capitaine Bavoz, installer ton camp d'artillerie dans une abbaye en ruine qui domine le village et le croisement des routes, et assurer le contrôle de ces points ; quant à Marimekko et Barschwitz, ils doivent tenter de prendre pied dans le village et, bien sûr, te soutenir en cas de besoin.



Dernière édition par Eric de Gleievec le Ven 20 Nov 2015 - 0:26, édité 1 fois


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Eric de Gleievec

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Le camp impérial

Radek Masaryk / Nicothanasor :

Depuis ton ralliement au camp impérial, tu es nommé lieutenant dans la compagnie du capitaine Fröschl, au sein d'un régiment d'infanterie. Une troupe de mousquetaires et de piquiers t'es confiée, et tu as l'autorisation de garder avec toi tes hommes, et de les intégrer dans ton escouade.

En réalité, tu te rends vite compte que le capitaine Fröschl est un alcoolique notoire, atteint de goutte de surcroît, et qui ne quitte guère le camp. Il délègue tout pouvoir au sein de sa troupe à un vétéran des armées impériales, l'Adjutant de compagnie Norbert Brupbacher.

Un Adjutant est d'un grade inférieur aux lieutenants ; cependant dans la réalité, c'est bien lui qui dirige la compagnie en l'absence du pitaine...

Récemment, on vous a confié une mission : il vous faut aller défendre une position importante, qui semble convoitée par les Suédois : le village de Dargun. Celui-ci est primordial aux yeux des deux partis, car il est situé à un carrefour de routes stratégiques, qui desservent des villes toujours aux mains des Impériaux et de leurs alliés : Rostock au Nord, Neubrandenburg au sud, et de là les routes menant vers Berlin, Frankfurt sur Oder... Si les Suédois s'en emparent ils risquent de perturber les communications et le ravitaillement.

L'Adjutant Brupbacher et toi, partez donc avec vos troupes d'infanterie en direction de Dargun, afin d'y assurer la position impériale. On vous adjoint une escouade de cavalerie, commandée par le lieutenant Strötzel. Le général Conti vous a donné l'ordre, au cas où vous ne parviendriez pas à garder cette position, de détruire le village en emportant tous les biens consommables que vous pourrez prendre. Vous avez donc avec vous un chariot au cas où cette éventualité se présenterait.

Et justement, le hasard fait plutôt bien les choses... car c'est dans les caves d'une abbaye ruinée, située juste à côté du village de Dargun, que ton ancien chef Adam Blekta (exécuté par les Impériaux il y a quelques mois, v. la première partie à laquelle tu as participé) a planqué son "trésor de guerre"... sur lequel tu t'es bien promis de mettre la main ; et il faut faire vite, car apparemment d'autres brigands et maraudeurs pourraient bien être au courant de cette localisation !

Norbert Brupbacher / Jacques :

Tu es un vétéran des guerres de la Ligue, cela fait maintenant 12 ans que tu te bas du côté catholique et impérial, sous les ordres du général Conti, dit « le Diable ».
Depuis des années, tu es Adjutant de la compagnie d'infanterie du capitaine Fröschl ; celui-ci, alcoolique notoire et souffrant de la goutte, ne sort quasiment jamais du camp, et te délègue à chaque occasion ses pouvoirs, en te signant des lettres de mission qui te donnent autorité même sur les lieutenants ; ce que ceux-ci n'apprécient pas toujours...

Justement, un nouveau lieutenant vient d'être nommé dans la compagnie ; il s'agit d'un Tchèque, Radek Masaryk.

Ce jour, l'état-major impérial vient de vous confier un objectif : il vous faut aller défendre une position importante, qui semble convoitée par les Suédois : le petit village de Dargun. Celui-ci est primordial aux yeux des deux partis, car il est situé à un carrefour de routes stratégiques, qui desservent des villes toujours aux mains des Impériaux et de leurs alliés : Rostock au Nord, Neubrandenburg au sud, et de là les routes menant vers Berlin, Frankfurt sur Oder... Si les Suédois s'en emparent ils risquent de perturber les communications et le ravitaillement.

Le lieutenant Masaryk et toi, partez donc avec vos troupes d'infanterie en direction de Dargun, afin d'y assurer la position impériale. On vous adjoint une escouade de cavalerie, commandée par le lieutenant Strötzel. Conti vous a donné l'ordre, au cas où vous ne parviendriez pas à garder cette position, de détruire le village en emportant tous les biens consommables que vous pourrez prendre. Vous avez donc avec vous un chariot au cas où cette éventualité se présenterait.

Lieutenant Strötzel / Bruno

"Raccroché" à la dernière minute, pour compenser les absences imprévues (entre autres celle de Laurent, que j'ai apprise moins de 48 heures avant le début de la partie !).
Le lieutenant Strötzel commande donc une escouade de cavalerie, mixte (cuirassiers, reîtres et croates) censée soutenir l'action des fantassins de Brupbacher et Masaryk ; ses consignes et informations sont les mêmes que pour ses confrères.


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GERARD Jacques

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Sympa ce détail des missions de chacun; ça éclaire après coup le déroulement de la partie pour les protagonistes. cyclops

Euthanasor

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Voui, j'ignorais, par exemple, qui tu étais, et que tu étais mon supérieur !


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http://euthanasor-wargamesetmodelisme.blogspot.com/
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Eric de Gleievec

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Pourtant... ça avait été écrit sur vos fiches respectives ; bon, j'avais certes omis de te signaler que l'Adjutant Brupbacher serait joué par Jacques ; je pensais qu'étant dans le même camp, vous auriez fait vous même les présentations Wink


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Patrice

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Admin
Very Happy Flagrant délit de manque de communication interne au camp impérial...! pour des rôlistes... Razz

(moi je m'en fous, j'ai deux frères comme persos, un dans chaque camp, et suivant les aventures je joue l'un ou l'autre...)
What a Face


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« Il vaut mieux faire face à ce qui est derrière nous, que tourner le dos à ce qui est devant ! » (capitaine Huchehault)
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GERARD Jacques

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@Patrice a écrit:Very Happy Flagrant délit de manque de communication interne au camp impérial...! pour des rôlistes...

Est-ce l'impression que l'on a donnée? clown

La cavalerie a fait son travail, l'infanterie a investi et sécurisé le village puis a attaqué l'abbaye et dispersé une partie de la cavalerie adverse dans la plus grande sérénité coopérative... avant de se faire reconduire à grands coups de botte dans ses quartiers, de mettre le feu au village et de s'échapper avec son butin.

Mais peut-on en dire autant du camp adverse?  Twisted Evil

Patrice

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Admin
Ah, non, moi je commentais juste les tout derniers commentaires... sant2

...Vu de loin (enfin, vu d'en face, c'est-à-dire depuis chez nous), l'ennemi impérial semblait très bien se coordonner.

De notre côté, les chefs de troupe communiquaient assez bien aussi.

(...et bon, ensuite, chacun d'entre eux faisait comme il voulait...)


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GERARD Jacques

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@Patrice a écrit:
De notre côté, les chefs de troupe communiquaient assez bien aussi.

Mais tout à fait! Cela confirme l'impression que les Impériaux ont eue. Excellente partie donc, contre un ennemi redoutable !!! elephant

Euthanasor

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Oui, rarement communication et entraide a été si poussée. Nous avions entière confiance les uns dans les autres (il faut dire que Mathieu n'était pas dans notre camp ^_^), avons passé notre temps à nous échanger et à nous refiler des troupes, au point qu'à la fin, nous ne savions même plus qu'elles troupes était à qui.


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Eric de Gleievec

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Revenons donc à notre compte-rendu !

Donc, nous avions vers le centre de la table, le petit village de Dargun, à la croisée de plusieurs routes ; et le dominant, une abbaye ruinée sur une colline.

Les "Suédois" arrivent par le Nord-Est ; les Impériaux, par le Sud-Ouest (déploiement sur les côtés les plus étroites de la table).




(Ici sur la colline à droite, les cavaliers de Jeremiah Barschwitz ; les troupes sont encore en train de se placer)







Nord-Est : arrivée du train d'artillerie de Flamekueche, sur la colline de gauche, tandis que la cavalerie arrive sur la droite, et l'infanterie de Bavoz avec les dragons de Marimekko, au centre (on verra mieux dans le prochain message).




Et arrivant du Sud-Ouest, les troupes impériales, cavalerie sur l'aile gauche.


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Eric de Gleievec

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La cavalerie croate (camp impérial), précédée de sa réputation de cruauté, arrive la première à proximité du village ; du coup la plupart des villageois s'enfuient aussitôt sans demander leur reste, à peine parviennent-ils à emmener quelques bêtes.
Certains se réfugient à double tour dans leurs maisons ou se cachent dans la grange, ce sera une funeste erreur comme nous le verrons bientôt ; quant aux fermiers, ils s'efforcent de récupérer le plus de bétail possible, et se barricadent dans la ferme. Les hommes armés de leur outils tranchants ou contondants, sont disposés à vendre chèrement leur peau, et leurs biens.

On peut voir sur les photos suivantes, les troupes suédoises qui se déploient et s'avancent :







Le convoi d'artillerie est bien lent ; les dragons vont essayer de prendre la colline et de la tenir en attendant son arrivée :


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Eric de Gleievec

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Les dragons finnois investissent l'abbaye, mais déjà sur l'autre bord des cavaliers impériaux tentent eux aussi de s'y implanter.




Pendant ce temps la cavalerie de Jeremiah Barschwitz tente de s'approcher du village. Mais l'infanterie impériale l'a déjà investit.



Sans tarder les Impériaux chargent dans leurs charrettes toutes les denrées et biens consommables du village... y compris les villageoises qui n'ont pas eu la bonne idée de s'enfuir.
Ces dames seront emmenées au camp impérial, où elles seront commises à de menus travaux d'intérêt général... (désolé, ça ne fait sans doute pas très bisounours, mais ce type d'évènement est hautement historique).




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Patrice

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Admin
La course pour amener mon artillerie sur la colline de l'abbaye a été assez épique... surtout quand je me suis rendu compte qu'il n'y avait pas d'accès direct, depuis la direction d'où je venais, pour y faire monter mes lourds attelages !


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Matthieu

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bon allez vite ! la suite !!! Razz

cvenant56

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yep! Vite la suite!!!! bounce bounce bounce bounce

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Eric de Gleievec

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Voilà voilà, on arrive !

Ainsi donc, au pied de la colline de l'abbaye, la cavalerie de Strötzel / Bruno semble risquer de mettre à mal les dragons de Marimekko/Malo. Voyant que le village ne peut être pris sans un risque énorme, Barschwitz / Matthieu préfère venir à la rescousse des dragons. Les cuirassiers impériaux se font tailler en pièces par la cavalerie de Barschwitz, y compris le lieutenant Strötzel qui tombe, abattu de deux coups de pistolet. Le reste de la cavalerie impériale se replie pour se reformer.


On voit ici, sur la droite, entre village et abbaye, l'affrontement des cavaleries.

Les Suédois reprennent donc momentanément l'avantage sur cette partie du terrain... mais pas pour longtemps, car l'infanterie impériale passe à l'action et met la cavalerie de Barschwitz dans une posture pénible...

Pendant ce temps, Johann Flamekueche constate que le chemin qu'il voulait emprunter pour gagner la colline, qui monte du côté de la tour de l'abbaye, est encombré de broussailles, et inaccessible à ses attelages ; il doit donc envoyer des sapeurs dégager l'accès, ce qui lui prend.. un certain temps !


Ici le convoi d'artillerie piaffe d'impatience, tandis que les fantassins de Bavoz et les dragons de Marimekko ont commencé d'investir la colline ; au fond la cavalerie croate se reforme, et les fantassins impériaux s'avancent...

Dans le même temps, un des goujats de Radek Masaryk est entré dans la petite église à côté du village, et a entrepris de l'explorer.
Devant l'autel, il trouve une dalle de pierre instable ; il parvient à la basculer, et trouve en dessous... un départ d'escalier, puis un souterrain. Allumant une torche, il descend dans le couloir apparemment inexploré depuis des années, et commence à s'y aventurer.


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Eric de Gleievec

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Les dragons ont réussi à gagner la colline, non sans avoir essuyé des pertes ; face à la menace de l'infanterie impériale (à droite au pied de l'arbre sec) et des Croates (à gauche devant la fontaine), Jeremiah Barschwitz (au centre devant le "carré de choux") décide d'agir : il charge l'infanterie pour tenter de l'arrêter.
Il s'ensuit pour sa troupe de lourdes pertes, toutefois il parvient à s'enfuir avec quelques cavaliers survivants ; cette action aura au moins permis de freiner l'avancée de l'infanterie impériale...


... et aura permis à l'artillerie de Flamekueche, de prendre enfin place au milieu des ruines ! Alors que l'infanterie de Bavoz continue à bien tenir la place.
Les sapeurs suédois commencent à renforcer la place en installant des gabions (gros paniers remplis de terre servant à construire des défenses de fortune).
Pendant ce temps en face, Radek Masaryk a fait abattre un arbre (une de ses spécialités !) et fait réaliser à son tour des gabions, pour protéger ses troupes des attaques ennemies et surtout, des tirs de l'artillerie !


Les premiers tirs d'artillerie de Flamekueche ; au fond, entre la fontaine et la première maison du village, le retranchement de Masaryk.

Et pendant ce temps... bizarre, Bavoz, accompagné de ses musiciens (fifre et tambour) qui ne sont pas des combattants hors pair, et d'une petite bande hétéroclite parmi laquelle on peut remarquer une jeune femme en vesture masculine, armée jusqu'aux dents, entreprend de fouiller les ruines, dégageant les sols...


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Patrice

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Admin
@Eric de Gleievec a écrit:Pendant ce temps, Johann Flamekueche constate que le chemin qu'il voulait emprunter pour gagner la colline, qui monte du côté de la tour de l'abbaye, est encombré de broussailles, et inaccessible à ses attelages ; il doit donc envoyer des sapeurs dégager l'accès

...ou bien : comment me faire flipper à donf' sur des trucs infaisables au moment où je m'en rends compte (...mais c'est aussi comme ça que je m'amuse le plus) !

@Eric de Gleievec a écrit:il doit donc envoyer des sapeurs dégager l'accès, ce qui lui prend.. un certain temps !

...La fameuse règle du « certain temps », dont les joueur argadiens ne se lassent jamais !

...pour mémoire : page 6 du document ci-dessous, on ne s'en lasse pas, ça fait toujours rigoler tout le monde et c'en est devenu une légende :
http://www.argad-bzh.fr/argad/pdfs/des-meteo-emoticon.pdf


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Eric de Gleievec

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A partir de maintenant, il devient difficile d'analyser les mouvements des troupes montées des deux camps, qui vont passer le plus clair de leur temps à se courir après d'un bout à l'autre de la table... Heureusement que l'infanterie et l'artillerie sont des gens plus posés !

Ha oui, du côté impérial, j'avais oublié de vous dire que les goujats (valets d'armée) ont préparé dans toutes les maisons du village, de quoi pouvoir allumer un incendie très rapidement, au cas où il faudrait quitter la place précipitamment.

Le petit gars qui était parti tout seul explorer les souterrains, est arrivé à un recoin, où se trouve une statue de la Vierge ; une petite fenêtre voutée éclaire faiblement l'endroit.

La fenêtre voutée en question est visible sur cette photo, à la base de la ruine du milieu (sur la droite). Le souterrain relie donc la chapelle (à gauche sur la photo) à la ruine demi-circulaire, et de là, bifurque vers l'abbaye.


Justement, voilà qu'en fouillant au pied de la tour de l'abbaye, Bavoz, Berta et leurs sbires viennent à leur tour de dégager un départ de souterrain ! Ils s'y engagent prestement, munis de tonneaux vides (pour y charger le butin s'ils le trouvent), et demandent aussi un tonneau de poudre à Flamekueche, pour faire sauter l'endroit en cas de besoin...

Pendant ce temps en surface, les combats font rage autour de la colline ; les Impériaux vont tenter à plusieurs reprises de prendre d'assaut les ruines, où les Suédois sont bien retranchés.


Cette vue donne une idée de la confusion de la situation...

Et l'artillerie suédoise continue de bombarder les positions impériales.



Les dés servent à marquer les phases de rechargement ; il faut qu'on réfléchisse à un marqueur plus sympa, qui s'intégrerait mieux dans le décor.


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Matthieu

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il me semble que les artilleurs suédois avait oubliés de charger les boulets durant cet partie Laughing

Eric de Gleievec

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@Matthieu a écrit:il me semble que les artilleurs suédois avait oubliés de charger les boulets durant cet partie Laughing

Ouais, c'est pas faux...

Il est vrai que les tirs d'artillerie ont été particulièrement inefficaces ; les dés n'étaient pas du côté suédois.

Ainsi donc, ça bastonne pas mal sur la colline, pendant que les moins scrupuleux de nos aventuriers sont descendus dans les caves de l'abbaye ; nous n'avons malheureusement pas de photo, pour info les caves étaient joliment réalisées, à l'aide de deux plaques de décors de Denis, semblables à celles utilisées la veille.

Bavoz, Berta et leurs grouillots vont donc pour commencer, trouver un autel portant un tabernacle ; dans le tabernacle, couvert de poussière, un superbe calice en or massif orné de pierreries (qui se révèlera être du cuivre doré orné de cabochons de verre ; rien à voir avec le trésor convoité !).

Voyant que les souterrains sont pleins de monde, le goujat de Radek Masaryk va rebrousser chemin, ne se voyant pas faire le poids en cas de rencontre.

Ensuite, en soulevant les pierres tombales (ces gens-là ne respectent donc rien !) ils vont trouver parfois de simples squelettes ; mais aussi, des sacs pleins de pièces d'or et d'argent ; et un coffre rempli d'ornements ecclésiastiques de valeur ; tout cela correspond bien au butin d'Adam Blekta, caché ici depuis des mois.

Enfin, sous une statue de saint, ils trouveront un sac de pierres précieuses. Tout cela est remonté prestement (caché dans les tonneaux vides), chargé sur une carriole qui s'éloigne, Berta emportant comme prévu la moitié du butin.

Mais pendant ce temps, qui vient d'arriver au nord du village ? Qui sont donc ces cavaliers armés de lances lourdes, protégés de mailles et couverts de pelisses, semblant tout droit issus des temps gothiques* ? En tous cas ils n'arborent aucun signe distinctif...


Les cavaliers "gothiques", photographiés sur fond de feutrine verte ; nostalgie, quand tu nous tiens !


* On ne disait pas encore "moyen-âge" à l'époque.


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Eric de Gleievec

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Jeremiah Barschwitz tente d'entrer en communication avec cette troupe d'aspect peu engageant ; il se fait aussitôt charger, et perd un de ses cavaliers (alors que sa troupe a déjà quasiment fondu de moitié, quel carnage !). Les lanciers vont ensuite tenter de prendre en chasse les cavaliers de Jeremiah, mais trop lourds, ils n'y parviennent pas ; ils vont donc se replier vers le camp impérial, et demandent dans un baragouin difficilement compréhensible, à parler à un officier.

Ils parviennent tant bien que mal à communiquer avec l'Adjutant Brupbacher, et expliquent qu'ils sont hussards hongrois, au service de la Ligue catholique ; qu'ils sont envoyés par le général Tilly, afin de savoir si la route par Dargun est sûre.
Constatant que ce n'est pas vraiment le cas, ils s'offrent pour porter aide aux troupes impériales ; toutefois leur lourdeur ne leur permet pas d'attaquer efficacement la colline ; ils vont donc contourner cette dernière, et se poster dans un bosquet, à couvert, prêts à charger en terrain découvert toute troupe suédoise qui se présentera.


On peut les voir ici, au centre de la photo, au bord du chemin et à couvert des arbres.

Du coup les paysans retranchés dans la ferme, à droite sur la photo, se sentent assez peu en sûreté, et vont tenter de sortir en emmenant leur bétail, pour fuir vers le nord, comme les autres villageois avaient fait avant eux. Ils rameutent tout ce qu'ils peuvent comme bovins dispersés, et se mettent en marche.

Pendant ce temps, l'infanterie impériale tente un assaut de la colline ; un véritable massacre des deux côtés !


Ils y perdent un drapeau (qu'on voit aux mains des Suédois sur la prochaine photo), terrible humiliation pour l'époque ! Mais ils parviennent à s'emparer d'un des "galloper guns" ou canons légers de Johann Flamekueche, qu'ils traînent au bas de la colline et tirent jusqu'au village ; du coup, Radek Masaryk sent croître en lui une vocation d'artificier, qu'il ne manquera certainement pas de mettre en pratique lors de prochaines aventures...


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Nous arrivons à la conclusion de notre aventure ; les cavaliers survivants de la troupe de Jeremiah se sont repliés sur l'abbaye, pour prêter main-forte aux fantassins et artilleurs. Les Impériaux, voyant qu'ils ne parviendront pas à maîtriser la place, se replient en incendiant le village, comme ils l'avaient projeté ; seul le plus gros corps de ferme ne sera pas détruit, faute de temps.

La cavalerie suédoise de Jeremiah s'élance à la poursuite des derniers cavaliers impériaux, et parvient à les éliminer jusqu'au dernier.

On voit ici (au centre de la photo) les derniers cavaliers de Jeremiah Barschwitz s'élancer dans le village, et quelques fantassins de Bavoz, avec leur drapeau noir à la couronne d'épine, descendre de la colline pour se lancer à la poursuite des Impériaux.

Voyant les Impériaux s'éloigner, les Suédois vont renoncer à la poursuite, et s'efforcent plutôt de rattraper les paysans fuyards avec le troupeau de bovins ; ainsi ils n'auront pas tout perdu.


Ici au milieu du village, les survivants du parti impérial se replient.

Les Hongrois vont à leur tour quitter le terrain, et faire leur rapport au général Tilly qui commence à s'exaspérer face à la situation ; aïe malheureux, vous ne devriez pas énerver Tilly ! Qui sait ce que ce digne vieillard est capable de faire s'il perd patience ?

Au final, en fouillant le dernier bâtiment non incendié, les finnois de Marimekko vont trouver, ficelés dans la cave... les moines capucins, émissaires de Richelieu !

Les villageois, foncièrement protestants, avaient pris ces moines pour de nouveaux missionnaires envoyés par l'Empire pour les convertir de force ; du coup ils avaient décidé de les kidnapper pour les vendre au camp suédois... ce qui aurait été sans doute une belle bévue, mais de toutes façons ces pauvres civils sont maintenant en fuite, définitivement ruinés ; comme quoi il y a bien une justice divine !

Voilà, ce fut donc une belle partie, très serrée et particulièrement sanglante pour les deux camps ! Et comme promis, la prochaine aventure, toujours hivernale, se passera dans la neige ; on a tout préparé pour.

A bientôt donc, joyeux aventuriers, brigands, mercenaires et autres chenapans* !

* Chenapan, de l'allemand "Schnapphahn", littéralement "Attrape-coq", vocable qui désignait un maraudeur durant la guerre de trente ans ; ou comment se cultiver tout en jouant Wink


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Si vis pacem, paranoïaque !

Quelques figurines "pas pour jouer".

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