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Bière, convois et maléfices (hiver 1630-1631)

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Eric de Gleievec

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Cette partie, jouée le 16 mai dernier au Pouldu, fait suite aux deux aventures du mois de novembre (dont je n'ai toujours pas fini les comptes-rendus, honte sur moi ! Mais heu, j'ai été très pris... mais promis, je m'y remets dès que j'aurai achevé celui-ci Rolling Eyes ).

Oui, donc. Nous sommes toujours en 1630, en Poméranie allemande. Après la chute de la ville de Grimmen aux mains des Suédois et (surtout) de leurs alliés, nous voici donc arrivés au début de l'hiver ; époque à laquelle les armées de toutes nations ont pour habitude de prendre leurs "quartiers", en attendant le gai printemps et le retour des hostilités.

Le général impérial Torquato Conti (dit "Le Diable") a justement envoyé au Roi de Suède Gustave-Adolphe un émissaire pour lui proposer une trêve ; il s'est trouvé quelque peu dépité lorsqu'il reçut en guise de réponse : « Les Suédois sont soldats en hiver comme en été [...] en tous cas les Impériaux sont libres de se reposer , quant à nous, nous ne resterons pas oisifs ! » (D'après Schiller, "Histoire de la Guerre de Trente Ans").

Les Impériaux et Ligueurs vont donc devoir se préparer à subir une guerre d'usure au cœur de l'hiver ; pendant ce temps dans le camp suédois, on se languit du grand assaut tant attendu... et on réfléchit au moyen de passer les prochains mois avec le ventre plein.
Car, même si la Foi la plus ardente amène chaque soldat et mercenaire du "Lion du Nord" à ne pas douter de la victoire imminente de la cause protestante, chacun sait bien qu'un sac vide, ça ne tient pas debout ! Et même si des victuailles arrivent régulièrement de Scandinavie par navire (poisson séché et biscuits, miam !), il semble préférable d'assurer les arrières en se constituant un garde-manger bien garni grâce aux ressources locales. Même si les responsables suédois ont fermement interdit pillages et exactions...

Notre aventure débute donc fin décembre, aux portes de la ville de Demmin (également prise par les Suédois quelques mois plus tôt, voir l'aventure "Ça valait bien la Peene") ; et nous allons y retrouver quelques vieilles connaissances...



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Quelques figurines "pas pour jouer".

Eric de Gleievec

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Les objectifs des personnages/joueurs :

NB : certains objectifs "secrets" ou du moins "discrets", ne seront pas révélés ici !

Angus Mac Laren, mercenaire écossais (Ehouarn) :

Après la prise de la ville de Grimmen, vous avez rejoint votre garnison, la ville de Demmin, avec les félicitations de l'état-major suédois.

Voilà qu'on vous confie une nouvelle mission ; vous devez escorter le juge Schlesier, fervent protestant et spécialiste des affaires de sorcellerie, jusqu'au faubourg de Siebeneichen ; apparemment, ce haut personnage a eu vent d'activités peu chrétiennes dans cette petite bourgade, et a résolu d'y mettre fin.

Dans le même temps, tu as appris que Siebeneichen recèle, entre autres, une brasserie et quelques greniers bien remplis... belle aubaine pour de braves Ecossais loin de leurs landes !

Pendant que le juge se livrera à ses affaires, il est donc probable que vous en profiterez pour faire vos commissions ; prévoyants, vous avez justement emmené avec vous une grande charrette ; bien sûr, il va de soi que vous devrez rester courtois et pondérés : le camp suédois est un peu trop proche, et des exactions trop outrées pourraient vous être reprochées... et le Roi de Suède ne plaisante pas là-dessus !


Johan Flamekueche, officier rhénan (Patrice) :

Depuis ton engagement « spontané » du côté suédois, suite à la chute de Demmin, tu as été quelque peu « mis à l'épreuve » par l'état-major de Gustave-Adolphe ; on t'a pour le moment confié des petites missions, assez périlleuses mais sans grandes conséquences, afin de juger de la sincérité de ta conversion...
Les Suédois commencent à te faire confiance ; ils t'ont cette fois confié pour mission, d'escorter jusqu'à Demmin une colonne de renfort qui vient d'arriver de la tête de pont de Wolgast (ville portuaire sur la Baltique, reprise aux Impériaux depuis septembre). Ce convoi comporte plusieurs pièces d'artillerie avec les servants, et un chariot de victuailles.

Pour le moment votre voyage s'est bien déroulé, et vous arrivez déjà en vue des faubourgs de Demmin...


Radek Masaryk, mercenaire tchèque (Euthanasor) :

L'hiver vient tout juste de débuter ; le général Conti, qui tente de maintenir la domination impériale dans le Nord-Est de l'Allemagne, commence à paniquer suite aux dernières victoires de la Suède. Pour le moment il est disposé à recruter tout ce qui passe à sa portée afin de contrer les manœuvres suédoises... d'autant qu'il n'est pas vraiment pointilleux sur la vertu de ses soldats. Pour lui, la fin justifie les moyens, même les pires.

Vu que tu as « marché » avec les Impériaux à Neukalen et Grimmen, tu as été « embauché », officiellement cette fois-ci, par le parti impérial, afin d'attaquer une colonne de renfort suédoise, qui a débarqué au port de Wolgast sur la Baltique, et se dirige vers la ville de Demmin, tombée il y a quelques mois aux mains de l'ennemi.

On t'adjoint une petite troupe de soldats impériaux, des « Frères Traînards » ayant perdu leur régiment, qui ne diffèrent pas beaucoup dans le fond de tes gens de sac et de corde.

Tu t'es donc mis en route avec ta troupe hétéroclite ; tu arrives en vue des faubourgs de Demmin, dans une région de marais, et voici que tu aperçois venir le convoi suédois...


Von Hopfkorb, noble protestant de Mecklembourg (Bruno) :

Tu es donc arrivé au camp suédois depuis quelques semaines ; tu y as été fort bien accueilli  (du renfort qui arrive avec des victuailles, ça force le respect !) et tes troupes se sont vues confier jusqu'à présent quelques petites missions d'escorte et de harcèlement, en attendant la grande offensive qui se profile pour le printemps prochain.

Seulement tout ça c'est bien gentil, mais les trois mois d'hiver, il va falloir les tenir... et si l'armée suédoise fournit à profusion du poisson séché et des biscuits, il vous en faudrait un peu plus pour améliorer l'ordinaire et préserver le moral des troupes.

Tu as donc, dans la plus grande discrétion, monté une petite expédition de « fourrage », qui vous a mené vers une ferme isolée et bien garnie.
Là vous avez « réquisitionné » les denrées, non sans rudoyer les imprudents paysans qui voulaient vous en empêcher.

A présent, satisfaits mais bien chargés, vous regagnez votre cantonnement dans la ville de Demmin.
Vous voilà déjà en vue des faubourgs de la ville, et vous n'avez pas été inquiétés encore ; c'est la vie de château, pourvu que ça dure...


Barnabas Gersabeck, ancien officier impérial retiré (Denis)

Depuis l'attaque avortée des Suédois sur le village de Neukalen (qui ont juste réussi à faire sauter la poudrière), tu as repris ton activité « civile », en faisant fructifier tes terres et en faisant commerce du produit de tes récoltes... cependant, tu tiens tes anciens soldats en éveil, et tu continues à les entraîner, pour parer à toute éventualité. En effet, il est évident pour toi que les évènements en cours ne vont pas tarder à replonger l'Empire dans la guerre, et que les troupes aguerries vont bientôt trouver des emplois à la mesure de leur compétences.

En ce début d'hiver la vie se déroule donc entre tâches domestiques, gestion des terres, et entraînement des troupes ; mais voilà qu'on t'apprend qu'une de tes propriétés, une ferme isolée, vient d'être attaquée et pillée par un corps de cavalerie au service de la Suède !

Pour le coup, tu n'as donc qu'une seule envie : rattraper les pillards, et leur faire passer un sale quart d'heure.

Tu as envoyé tes dragons polonais en avant-garde, et rameuté le maximum d'hommes valides, armés en hâte, afin de tenter de piéger les "Suédois", qui chargés de leur butin, n'avancent pas bien vite. Les traces de ces lourdaux sont faciles à suivre, et te mènent en direction de la ville de Demmin, tombée aux mains des Suédois au début de l'automne.

Justement, dans les faubourgs de Demmin, dans le petit village de Siebeneichen, se trouvent aussi plusieurs de tes anciens soldats, retirés là en attendant l'heure de repartir à l'aventure ; et comme par hasard, le convoi de pillards passe juste à côté de Siebeneichen...

Les gens de Siebeneichen, de leur côté, n'ont pour le moment pas de souci réel ; leur bourg est assez prospère, et la présence des Suédois leur a permis pour le moment de faire quelques affaires, entre autres en vendant la bière de leur brasserie locale.

Pour info, on trouve aussi à Siebeneichen une jeune femme à la réputation trouble, fille du charbonnier local ; certains viennent parfois la voir pour passer quelques maux, car elle semble avoir reçu des dons dans ce domaine ; mais beaucoup se méfient d'elle, et murmurent qu'elle aurait commerce avec les démons...


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Luc

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La suite! La suite ! La suite! Very Happy

Patrice

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Admin
Voici déjà les premières vues du terrain et de l'entrée de quelques protagonistes...














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« Il vaut mieux faire face à ce qui est derrière nous, que tourner le dos à ce qui est devant ! » (capitaine Huchehault)
http://www.argad-bzh.fr/argad/

Matthieu

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Patrice est passé à l'ennemie ??

Pfff il n'y a donc plus aucun honneur ou un soupçon de fidélité dans ce monde ?

^^

Patrice

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Admin
Matthieu a écrit:Patrice est passé à l'ennemi ??

Pfff il n'y a donc plus aucun honneur ou un soupçon de fidélité dans ce monde ?

^^

Non, c'est son frère ! Johann Flammekueche, officier impérial qui fut capturé par les protestants dans la toute première partie de cette campagne et obligé de se convertir par un sauvage en jupette qui lui braqua un pistolet sur la tempe :
http://argad.forumculture.net/t877-ca-valait-bien-la-peene

On ne l'avait pas revu depuis, mais il est bien dans le camp protestant désormais. Dans les parties suivantes j'avais joué son frère, Otto Flammekueche, qui lui est toujours catholique impérial.


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Luc

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Marrant!! (belle évolution du plateau en tout cas... Wink

Eric de Gleievec

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Bon, désolé ; gros coup de fatigue hier soir, cela fait même deux soirs de suite que je n'arrive pas à peindre ma figurine quotidienne, va falloir que je me ressaisisse !

Ainsi donc, nous avons pu voir sur les photos de Patrice, la troupe d'Ehouarn Mac Laren qui avance, précédée de 4 dragons, avec le juge Schlesier et son secrétaire montés dans la charrette (pourquoi se fatiguer ?)



Ils arrivent en vue du faubourg de Siebeneichen (mais près des marais, on voit aussi approcher deux des dragons polonais de Denis/Gersabeck).



Et sur cette vue, en bas à gauche, les cavaliers de Messire von Hopfkorb (Bruno) avec leurs couleurs vertes ; au fond, les remparts de la ville de Demmin et la porte, objectif à atteindre pour les convois protestants.



Dernière édition par Eric de Gleievec le Jeu 21 Mai 2015 - 23:10, édité 1 fois


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Eric de Gleievec

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Les convois de Johann Flamekueche (dernière photo de Patrice) et de von Hopfkorb, voyant les marais qui barrent le paysage, font le choix de passer par Siebeneichen.





Le convoi de von Hopfkorb en marche ; mais qui est ce gamin casqué sur le plateau ?






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Eric de Gleievec

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Bon sang, mais c'est bien sûr ! Il s'agit du "goujat" de l'immonde Radek Masaryk (Nicothanasor), mercenaire (voire brigand selon certains) tchèque, déserteur de l'armée de Bohême, et qui traîne depuis quelque temps derrière les armées impériales ; et voici ses hommes qui entrent en scène :



Un émissaire de von Hopfkorb est venu rencontrer les troupes de Radek Masaryk (en bas à gauche) ; bien mal lui en a pris, car il finira à bas de sa monture, proprement égorgé (ces gens-là ont l'amour du travail bien fait).



Pendant ce temps dans le faubourg, règne une certaine confusion ; alors que le convoi de Flammekueche traverse l'agglomération paisiblement, le juge Schlesier, tout excité, demande de rassembler la population dans l'Eglise, car il doit, dit-il, leur faire un prêche...
Les Ecossais sont mis à contribution pour rameuter les villageois. Ainsi que des gens de la milice locale... mais est-on bien sûr qu'il s'agit vraiment d'une milice ?



(Bon, ben si d'autres protagonistes veulent conter leur version des faits, ils sont les bienvenus !)


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Patrice

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Admin
Quelques autres images du même déroulement...

Après avoir hésité à choisir la route à prendre, et terrorisé à l'idée de tomber dans une embuscade, Flammekueche mène quand même son convoi à travers le village déjà bien encombré :



Le convoi croise lentement une troupe d'Ecossais qui remontent en sens inverse, et dont la vue lui rappelle de mauvais souvenirs :





Entendant l'écho de lointaines cavalcades auprès du marécage, Flammekueche se dit qu'il a choisi le moins mauvais itinéraire :



Par précaution, il fait dételer ses deux canons légers à l'abri d'une barrière pour se constituer un bastion de fortune au cas où certaines des troupes qui approchent auraient de mauvaises intentions...



...car on aperçoit d'incompréhensibles mouvements aux lisières du village :



Et ces gens en cravate seraient-ils des Croates ?



Le chariot portant un lourd mortier se traîne à l'arrière du convoi au pas pesant des bœufs, pendant que les Ecossais semblent très occupés à fouiner partout :


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denis


gersabeck , a envoyé 2 dragons polonais en mission au village afin de rassembler et d'expliquer la strategie a adopter au 6 compagnons qui se trouvent sur place...mais longeant le marais , ils ont une terrible vision ...de 3 troupes en mouvement...aie ça fait bcp,bcp de monde. et voilà que  4 quatre cavaliers du groupe d'ecossais sorti de la ville les interceptent.une petite discution,et ils sont escorté jusqu'au bourgmaistre....et leur compagnons sont mis au courant du plan de barnabas qui ne tardera plus a arriver...ils s'armèrent et se présentèrent comme la "milice" du village...mais dans le village la tension était palpable...des questions leurs etaient posées a eux et au villageois , sur des troupes , le calme du village etc..ont sentait que les troupes de johan flamekueche etaient tendus...en traversant le village...mais pas agressives
des rumeurs de troupes qui pillaient un peu partout furent entendu...colporté..
puis ce maudit petit juge qui criait partout , sautait partout (me rappelait qq mais qui ? des visions du futur mettait envoyer par cette femme bizarre ?) ils fallait se regrouper dans l'eglise pour un preche ...hummm...les maisons furent visitées enfin 1 car les "miliciens" parlaient toujours de pillage etc...les ecossais avaient l'air d'hesiter..pour le moment (oui ils vont craquer..^^ ecossais  un jour larron toujours).
les 6 compagons c'etaient bien placés et bien melangés...barnabas arrivait enfin avec qq troupes ...apres avoir vue un saxon etre occis de belle manière , une discution  avec radek qui n'était pas un inconnu fut entrepri , un plan etabli , une aide mutuelle conclue.
devant le nombre la ruse et l'audace n' allait pas manquer. laminer les saxons , reprendre les chariots , s'occuper des ecossais , puis de flamekueche...et du maudit juge..".j'adore quand un plan ce deroule sans accroc"...mais voilà...ça c'est dans les romans...

denis


il fut vite etabli que certain objectif ne pourrait etre atteint , radek avec une grande lucididé avait conclu la meme chose que barnabas ces deux là avait une meme vision de la suite a donner...
barnabas rallenti le convoi de johan flamekueche et demanda a lui parler...une discution ouverte et droite fut engagé...mais celui ci dans un premier temps fut surement troublé , aucunes menaces sur son convoi...et sa personne...il ne fit rien ..pour l'instant...ce que barnabas escontait en 2ieme choix..

le juge était bien a la poursuite de la "sorciere"...mais lui on pouvais pas lui parler^^les gens du village firent bloc pour ne pas la livrer...et allèrent sans trop se presser a l'eglise...ce ralliant aux dires des " miliciens"les saxons etaient dans le village protegeant efficacement les chariots et les mules ..les mules , c'est dur d'etre une mule et pourtant certains ne veulent pas s'en separer comme on verra plus tard...pour le moment la tension est là...a quand l'explosion...

Eric de Gleievec

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Alors oui, on a beaucoup entendu parler de "Saxons", mais en fait les troupes empanachées de vert de Messire Von Hopfkorb étaient Mecklembourgeoises, ceci avait été énoncé dès leur première intervention, dans l'aventure "De l'or pour les graves".

Certes le vert était une des couleurs récurrentes des troupes saxonnes, mais à l'époque les Saxons ne "marchaient" pas encore avec la Suède ; par contre, très vite, le vert sera la couleur de reconnaissance du camp suédois (parfois ce sera même du feuillage porté au chapeau) et sera adopté unanimement par les protestants allemands au service de la Suède.

Fin de la parenthèse historique.

Je confirme donc les propos de Denis, les villageois effectivement ne se bousculent pas pour aller écouter le juge Schlesier, qui leur explique que trois années de domination catholique les ont fait basculer dans l'idolâtrie, qu'il n'ignore pas que certaine personne au village perpétue incantations contre-nature et maléfices, et demande donc à la population de lui livrer cette personne.
Pendant ce temps, les Ecossais ont reçu pour mission de perquisitionner... mais ils y vont plutôt doucement ; déjà, semble-t-il, parce qu'ils redoutent de se disperser dans le village, ce qui les affaiblirait, surtout vu l'afflux de troupes dans les parages ; en plus ils semblent se soucier davantage de bonne chère que d'idolâtrie, et se concentrent surtout sur la brasserie.

En plus, en fouillant la maison occupée par la "milice", ils ont découvert un fût de Schnaps (mais sont peut-être passés à côté d'autres détails plus importants Rolling Eyes ), qu'ils ont sifflé en compagnie d'un de ces miliciens.

Pendant ce temps, la cavalerie de von Hopfkorb fait face aux troupes de Radek Masaryk qui... abat un arbre, et le débite ! Quand aux chariots les plus légers des deux convois, ils quittent les faubourgs, et s'efforcent d'atteindre les retranchements qui protègent la porte de la ville.



On voit ici les bastions qui protègent le pont, avec des troupes suédoises "en réserve" ; une pièce d'artillerie légère ; et le "cheval de frise" mobile qui barre le passage.

Et effectivement, une troupe de cavaliers d'allure exotique vient d'entrer en scène. Alors que ses hommes s'avancent vers le village, face aux cavaliers de von Hopfkorb, Radek Masaryk lui-même va les trouver, et s'enquérir de qui ils sont :



Le chef des cavaliers, en se frappant sur la poitrine, s'exclame "Matijevic ! Horvath !"
En clair, en baragouinant, il parvient à expliquer qu'il fait partie d'un détachement de la cavalerie impériale venue en soutien. Il s'informe de la situation, puis envoie trois de ses hommes faire leur rapport à Messire von Liesen, le chef de l'escouade de cavalerie.

Le restant des Croates se joint aux troupes de Radek.


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Eric de Gleievec

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Ici, on voit les cavaliers de Gersabeck qui approchent du village (et mobilisent l'attention d'une partie des cavaliers de von Hopfkorb) ; ils ne semblent pas chercher le combat, mais expriment fermement leur désir de rentrer en possession de ce qui a été volé dans la ferme.



Le convoi de Johan Flammekueche (le grand chariot bâché contient les victuailles, les mules et chevaux de bât emportent les effets personnels des soldats et des artilleurs, les autres chariots transportent la poudre et les munitions) passent devant le retranchement où sont toujours installés les deux petits canons ("galloper guns") ; la charrette devant les maisons jumelles, appartient aux villageois. Celles de von Hopfkorb sont encore coincées dans les rues du village.
Les Ecossais se sont regroupés et partent vers l'Est du village...

...où les Croates viennent de pénétrer ! Dans la rue encombrée, une partie des cavaliers de von Hopfkorb se retourne pour leur faire face, et protéger l'avance du convoi de marchandises pillées.





A la sortie Ouest du village, les troupes de Gersabeck commencent à se faire menaçantes.



Alors qu'au sud, les fantassins de Radek commencent à investir les lieux (malheureusement je n'ai pas de photo ; peut-être mes collègues pourraient-ils en poster ?)



Dernière édition par Eric de Gleievec le Dim 24 Mai 2015 - 1:42, édité 1 fois


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Eric de Gleievec

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Ha oui, j'oubliais ! Von Hopfkorb, qui gagnera dans cette aventure son surnom "L'incendiaire", a entrepris, pour des raisons qui lui semblent évidentes mais paraissent obscures au restant de l'humanité (peut-être, s'il passe par ici, pourra-t-il nous expliquer ses motivations ?) de bouter le feu à l'ensemble du faubourg.

Il a justement laissé un de ses cavaliers pour incendier la maison qui se trouve le plus à l'Est du village, à la lisière de la forêt. Or celui-ci, au lieu d'accomplir sa mission, revient au galop vers son chef ; c'est lui qu'on voit détaler devant les Croates, dans l'avant-dernière photo du message précédent.

Mais qu'a-t-il donc bien pu voir, ou trouver ?


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Patrice

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Un cavalier semble en effet s'être porté au-devant des Croates (?)



...tandis qu'une troupe d'infanterie approche du village :



A la sortie du village, la queue de convoi de Flammekueche mêlée à la tête de convoi de Hopfkorb :



Encore de la cavalerie impériale qui entre à l'autre bout de la table :



De plus en plus parano, Flammekueche s'arrache les cheveux en voyant que, pour gagner du temps et prendre moins de risques, le trafic routier passe maintenant derrière son bastion improvisé !





Les cavaliers croates combattent les Ecossais...



...dont la piétaille se retrouve encerclée dans un bâtiment, les hommes de Radek Masaryk arrivant par l'autre côté :


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Eric de Gleievec

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Patrice > le cavalier qui communique avec les Croates, c'est Radek lui-même.

Effectivement, les Ecossais avaient commencé à se retrancher dans le cimetière (Triste prémonition ?)...



...mais bien vite, comprenant que l'essentiel de l'action se portait à l'Est du faubourg (voir carte ci-après), ils se sont déplacés dans cette direction ; alors même que Radek Masaryk et ses hommes investissaient plusieurs maisons dans le sud du village, et commençaient à se répartir de l'autre côté de la rue (ferme et grenier à céréales ; v. dernière photo du précédent message de Patrice). Quant aux Ecossais, ils allaient bientôt se retrouver encerclés dans la maison du forgeron.

Radek Masaryk se retranche en plantant des pieux, grâce au bois qu'il avait débité en début de partie (ce garçon pense à tout ! Malheureusement nous n'avons pas de photo de ce beau retranchement). Et dans le même temps, les renforts de cavalerie impériale arrivent de l'Est.



Carte du "champ de bataille" :


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Eric de Gleievec

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Vous trouvez la situation confuse ? Rassurez-vous, elle l'est encore plus que vous ne vous l'imaginez !

Mais revenons à quelques autres protagonistes...

Gersabeck est donc arrivé dans le faubourg, et a discrètement fait sa jonction avec ses anciens soldats (ceux qui se faisaient passer pour une milice).
Il est resté quelque temps sur la défensive face à Flammekueche, pendant que le convoi de ce dernier atteignait enfin les défenses de la ville, et se trouvait de fait hors de danger :



Puis Gersabeck et Flammekueche commencent à parlementer ; Flammekueche propose de traverser le village pour attaquer les Croates ; mais Gersabeck l'en dissuade poliment en affirmant qu'il va le faire lui-même ; du coup la tension retombe, Flammekueche envoie une partie de ses troupes à travers le marais et Gersabeck une partie des siennes à l'autre bout du village.

Plusieurs hommes de Radek se sont postés dans la ferme (référence K sur la carte) ; ils y trouvent une personne alitée, et une jeune femme en train de la soigner.
Ils s'enquièrent de la maladie qui a atteint la personne grabataire ;  la jeune femme répond qu'il s'agit du "Feu Saint Antoine" (mal des Ardents).
Pendant que les soldats se postent aux fenêtres, la jeune femme leur explique que ce juge cinglé est venu pour elle, et leur demande si elle pourra repartir avec eux ; elle explique qu'elle possède quelques talents (médicaux, bien sûr !) qui pourraient bien leur servir.
Les soldats de Radek acceptent.

Sur cette intéressante photo, on peut voir :
- La grange à foin (Bâtiment blanc avec un blason rouge en pignon, en haut à gauche) et à côté, la ferme où est retranchée la sorcière avec des hommes de Radek (Bâtiment blanc aux poutres rouges) ; devant, des villageois qui fuient, et des hommes de Radek et de Gersabeck, qui semblent bien marcher ensemble !
- Au "centre droit", la forge où sont retranchés les Ecossais, encerclés par la cavalerie impériale (qui a quand même souffert pas mal de dégâts) et par les fantassins de Radek.
- En bas à gauche, les Croates qui arrivent en renfort des Impériaux.
- Au sol, deux des dragons de Angus Mc Laren, tués par les Impériaux.



Et von Hopfkorb ? Pendant que son convoi continue d'avancer vers la ville, il a envoyé ses troupes contre les Impériaux (Cavalerie + troupes de Radek), et semble cette fois manquer de chance, car plusieurs de ses cavaliers tombent au combat. Dans le même temps, sa fureur incendiaire se manifeste de nouveau, et voilà qu'il commence à mettre le feu à la grange à foin.

Quant au juge Schlesier, il a continué son bonhomme de chemin avec quelques Ecossais, traversant tout le faubourg en évitant soigneusement les combats ; et voici qu'il est parvenu à la maison du charbonnier (Référence S sur la carte)...



Dernière édition par Eric de Gleievec le Ven 29 Mai 2015 - 23:03, édité 1 fois


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Eric de Gleievec

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Von Hopfkorb jubile ! Le feu a pris dans la grange ! (Il ignore que dans cette grange, sont planquées les réserves de bière mais aussi de gnôle du village !)
Mais voilà-t-il pas que brusquement, un nuage apparaît, juste au dessus de la grange ; et qu'il se met à pleuvoir à verse, ce qui éteint le feu (un microclimat, sans doute...).

Bien sûr, von Hopfkorb et le juge Schlesier crient à la sorcellerie, et sont persuadés que la sorcière est retranchée dans la grange (alors qu'elle est dans la maison voisine).

Pendant ce temps les cuirassiers impériaux font un carnage des Ecossais retranchés. On peut voir Angus Mac Laren opposé au cuirassier empanaché.



Pour ajouter à la confusion, les hommes de Radek mettent le feu au bâtiment. Les Croates sont arrivés en renfort. Les cavaliers impériaux (pas vraiment sûrs de leur coup, car ils ont déjà bien morflé) somment les Ecossais de se rendre ; ils sont bien soulagés lorsque ceux-ci acceptent de déposer les armes.



Gersabeck et Flammekueche continuent de progresser vers le cœur des combats... mais semblent économiser leurs forces.

Le juge Schlesier, accompagné d'une poignée d'Ecossais, est donc parvenu à la maison la plus à l'Est du village, il y entre après avoir fait défoncer la porte ; et se réjouit de n'être pas venu pour rien : il y trouve des onguents, poudres, composants étranges... et tout un lot de parchemins hautement blasphématoires !
Il s'empare des parchemins, fait mettre le feu à la maison, puis se faufile à travers le chaos qui règne dans cette partie du faubourg.

(Voilà, je n'ai plus de photos ; je vais continuer le compte-rendu, nous sommes presque rendus à la fin de toutes façons ; mais si quelqu'un d'autre veut apporter ses précisions, qu'il ne se prive pas !).


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Euthanasor

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Les hommes de Radek, hurlent que les écossais qui viennent de se rendre, viennent aussi de mettre le feu au bâtiment. La populace se relaie pour faire une chaîne humaine jusqu'au puit et maîtrise le sinistre.
L'arrivée des saxons, qui ont contourné le faubourg, contraint les impériaux et les croates à faire à nouveau face. Rasé en profite pour négocier la garde des prisonniers écossais.
Il vaut mieux confier ceux-ci à quelques pietons peu mobiles et libérer la cavalerie lourde qui a d'autres saxons à fouetter.
Dès qu'il a récupéré les prisonniers, Radek les fait emmener dans un coin tranquille, derrière la halle. Avec quelques uns de ses hommes, il commence les exécutions.
Le voici vengé de ce vieil ennemi, celui qui a tant contribué à la chute de Demin. Celui, dont les fantassins étaient capables de courir plus vite que des purs-sangs arabes (parcourant en deux tours 2x16 = 56 cm) et avaient occupé l'auberge sous son nez.
D'un esprit très pragmatique, il décide de conserver Mc Laren vivant, estimant que ce dernier pourra peut-être rançonné ou utilisé pour obtenir quelques faveurs.


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Pour le meilleur et pour l'Empire !
http://euthanasor-wargamesetmodelisme.blogspot.com/
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Ehouarn

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Euthanasor a écrit:Dès qu'il a récupéré les prisonniers, Radek les fait emmener dans un coin tranquille, derrière la halle. Avec quelques uns de ses hommes, il commence les exécutions.
Le voici vengé de ce vieil ennemi, celui qui a tant contribué à la chute de Demin. Celui, dont les fantassins étaient capables de courir plus vite que des purs-sangs arabes (parcourant en deux tours 2x16 = 56 cm) et avaient occupé l'auberge sous son nez.
D'un esprit très pragmatique, il décide de conserver Mc Laren vivant, estimant que ce dernier pourra peut-être rançonné ou utilisé pour obtenir quelques faveurs.

Et c'est ainsi que se commettent les crimes de guerre...Twisted Evil

Angus McLaren du fond de sa geôle te rétorque que si tu voulais te venger c'était lui le chef qu'il convenait de tuer et non ses hommes qui ne faisaient qu'obéir à ses ordres...


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En essayant continuellement on finit par réussir. Donc, plus ça rate, plus on a de chance que ça marche.
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Dids

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Super compte rendu ! C'est un peu touffus mais ça donne envie.


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"Il y a trois sortes d’êtres : Les vivants, les morts et les marins."
Anacharsis, VIe siècle avant J.C.

"Toujours entre les bras de la mort, C'est en vain que pour l'étonner, Le feu, les vents et la tempeste, Viennent par tout l'environner, Pour s'avancer rien ne l'areste, Aux emplois, il a peu de part, S'il ne met sa vie au hazard."
"Officier de Marine" Texte issu d'une gravure de Guérard.
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Euthanasor

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Ehouarn a écrit:
Angus McLaren du fond de sa geôle te rétorque que si tu voulais te venger c'était lui le chef qu'il convenait de tuer et non ses hommes qui ne faisaient qu'obéir à ses ordres...

le général de Conti te fera sans doute exécuter aussi, patience... mais je pense qu'il te fera torturer avant....


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Pour le meilleur et pour l'Empire !
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Eric de Gleievec

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Alors alors... effectivement, de bien sales besognes sont perpétrées à la sortie du village, pendant que le restant de la cavalerie impériale se lance à la poursuite des quelques cavaliers "saxons" de von Hopfkorb.

Les cavaliers impériaux paieront cher cette poursuite, les cavaliers de von Hopfkorb faisant feu sur eux en se retournant, et en abattant plusieurs ; les derniers impériaux préfèreront quitter le champ de bataille et se replier vers leur camp, alors même que les cavaliers de Flammekueche à leur tour les prennent en chasse au cri de "Vorwärts Flammekueche !".

Pendant ce temps, von Hopfkorb lui-même, excité par l'odeur de brûlé qui provient de la maison incendiée du charbonnier, retrouve ses vieux démons, et se propose de bouter le feu à l'ensemble du village ; des témoins l'auraient entendu dire qu'il fallait punir ces villageois ligués contre les troupes suédoises, et que de toutes façons la milice aurait tiré sur ses cavaliers...
En plus von Hopfkorb est très fâché que les soldats de Messire Gersabeck aient intercepté ses mules et la plupart de ses chariots, remplis des fruits de son pillage.

Johan Flammekueche tente de tempérer ces ardeurs pyromanes, et envoie dans le même temps un messager en ville, afin de prévenir le gouverneur qu'il se passe ici des choses peu ordinaires.

Le soir arrive, la nuit ne va pas tarder à tomber...


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Si vis pacem, paranoïaque !

Quelques figurines "pas pour jouer".

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